mercredi, 11 février 2009

Sophie lâche le Marceau

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Suite à l’interview par Delahousse, au JT du dimanche 1er février, de notre Sophie nationale, bon nombre de téléspectateurs (dont moi) se sont émus d’apprendre qu’il y a un an et demi, pour le vote présidentiel, dans l’isoloir, elle avait «  choisi à l'aveugle, en disposant les bulletins devant soi », et que sa main « est tombée sur celui de SarKozy. » Boum.

 

J’ai voulu en savoir plus et je suis donc allé consulter sur le web l’interview du JDD auquel Delahousse se référait. C’est ici. Par-delà les nuages.

 

Elle n’a peur de rien, Sophie. Non, pas d’avouer son choix au public. Après tout, Enrico Macias et Mireille Mathieu l’ont déjà fait avant elle, au Panthéon des stars que personne n’oubliera. Chouans !

 

 

 

 

 

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Non, ce dont elle n’a pas peur, c’est de prendre le public français pour un ramassis de crétins en espérant qu’on va la croire. Et c’est pitoyable, parce qu’au fond, en racontant des fariboles aussi invraisemblables, elle prouve qu’elle a peur, au fond. Ou plutôt qu’elle n’assume pas. Si aucun des choix qui s’offraient à elle ne lui plaisait, pourquoi ne s’est-elle pas tout simplement rabattue sur l’abstention ? Ca aurait été une position tout à fait honorable. Braveheart.

 

Sophie_Marceau.jpgEncore une fois, ce n’est pas son CHOIX de voter Sarko qui ne l’est pas (honorable). Après tout, elle a bien le droit de voter pour qui bon lui semble.  Non, ce qui est déplorable, c’est cette façon de dire pour qui elle a voté (provocatrice...) en se cherchant de fausses excuses   (... mais poltronne quand même). Ou bien elle n’assume pas, et donc elle ne devrait pas parler pas de son suffrage, ou bien elle assume jusqu’au bout sans inventer de cacoules. Personne n’ira appeler la Police 

 

Le pire, en fait, c’est le reste, qui n’avait pas filtré à la télé lors du JT de 20h, mais qu’on peut lire dans cette fameuse interview du JDD : lorsqu’on lui demande pour qui elle avait voté en 1981, elle répond sans hésiter : « Mitterrand. J'en garde un souvenir de fierté et d'espoir. » Sauf qu’étant née en 1966, elle avait 16 ans à l’époque et ne pouvait donc pas voter, l’Etudiante.

 

Qu’on ne vienne pas me dire qu’elle s’est emmêlée les pinceaux sur ce coup-là. La première fois où l’on vote, ET pour des présidentielles, ça marque. Elle ment donc, délibérément (vilaine), et en rajoute même deux louches, avec son souvenir de fierté et d’espoir (pipeauteuse).      « Mes nuits sont plus belles que vos jours... »

 

sophie-marceau.jpgPourquoi, au fait ? Eh bien encore une fois, à moins qu’elle ne soit complètement mongolienne, la seule explication plausible est que ce mensonge-là la « dédouane » un petit peu de l’autre, celui du vote au hasard dans l’isoloir. En d’autres termes, elle vote au gré du vent, de l’air du temps, de ses humeurs et des têtes et personnalités qui l’inspirent. En 1981, y en avait marre du giscardisme, il était temps de changer, hop elle offre son suffrage à Miterrand (jeune, frondeuse, solidaire). C’est un mensonge, mais peu importe. Tout en faisant risette au journaliste, en elle-même elle doit se dire ‘Si j’avais été majeure, j’aurais fait ça... Où est la différence ?’ (hypocrite). ‘Aujourd’hui, il n’est pas de bon ton d’avouer avoir voté Sarko, hop, je l’ai fait quand même...’ (courageuse) ‘...mais je m’en suis remise au hasard.’ (menteuse et froussarde). Descente aux enfers.

 

Je la trouve emblématique d’une grosse portion des 53%, dont la position était en gros « Oh bah, aucun autre en face ne semble solide ou crédible, allons-y carrément, avec lui au moins ça bougera ». Ah ça, pour bouger, ça a bougé, c’est sûr. Un peu comme l’inclinaison de la Tour de Pise. En attendant 2012. Je reste !

 

Remarque, elle a terminé son interview du JT avec Delahousse en précisant qu’elle ne regrettait pas du tout son vote de hasard d’il y a un an. La Fidélité. LOL !

 

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