vendredi, 16 octobre 2009

"Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre"

A l’occasion des dix ans du PACS, il y a trois jours, au grand journal, sur Canal+, Kristyne Bouthym était invitée à exprimer son propre bilan, avec du recul, sur les débats de l’époque, en 1998, et son attitude, et celle d’un certain nombre d’autres députés.

Elle a changé de coiffure, elle est devenue brune. Elle ne fait plus partie du gouvernement depuis plusieurs mois. On pourrait penser qu'en soufflant sur sa chevelure et sa vie, le vent du changement est passé aussi sur son âme...

Eh ben dix ans après, elle est fière d’être restée fidèle à elle-même, notre brave Kristyne. Elle n’a bien sûr pas changé d’un iota de ses convictions sur le PACS, et le revendique. On peut tout lui reprocher, sauf d’être inconstante.

 

En revanche, elle pratique à merveille un exercice typiquement UaimePet : l’art d’expliquer que le blanc est noir, qu’en haut c’est en bas, que le feu mouille et que l’eau brûle. Si vous préférez, quand on a perdu on a gagné, quand le peuple pense à gauche il faut comprendre à droite, et quand un chien aboie, évidemment il miaule.

 

Extraits choisis :

« Les Français sont beaucoup plus intelligents que les politiques. Quand on regarde dix ans en arrière, tout le monde, droite ou gauche, pensait que le statut qu’on nous proposait était celui des homosexuels. Or 94% de PACS sont des hétérosexuels et seulement 6% sont des homosexuels. Si bien que les Français ont utilisé ce nouveau statut et moi je trouve ça très bien. (...) Moi je disais à l’époque que fort peu d’homos demandaient ce statut et que ce n’était pas obligatoirement nécessaire. »

 

Ah bon. Alors, si au final elle trouve ça « très bien » pourquoi avoir fait tant de baroud contre, puisque finalement les hétéros pourraient en profiter sans que la sacro-sainte famille ne soit menacée ? Et puis, faisant partie des 6% d’homos à m’être pacsé, je trouve tout de même sympa d’avoir pu « utiliser ce nouveau statut », parce que je suis Français moi aussi, merci Madame.

Admettrait-elle avec du recul que ce n’était donc pas forcément une mauvaise chose ? Même pas, puisque l’abrogation du PACS faisait partie de sa campagne électorale en 2002 (elle s’était présentée aux présidentielles, si, si, même si elle est arrivée avant-dernière au premier tour, tout le monde a eu tendance à l’oublier....)

 

« Pourquoi voulez-vous que je vous dise que l’on a été ‘trop fort’ ? (...) Ce débat a été un débat certes passionnel, dans lequel j’ai joué un rôle important... »

Journaliste : « Ca a aussi montré une grande laideur, il faut bien l’avouer... »

« Mais, laideur... ? Chais pas, j’ai peut-être été... »

J : « Des choses terrifiantes ont été dites sur les homos... »

« Mais quelles choses ??? »

J : « Des manifestations, avec des pancartes, ‘Les pédés au bûcher’... »

(voix excédée) « Arrêtez, arrêtez, Monsieur... »

J : « Vrai ou faux ? »

« Je ne sais pas »

J : « C’est vrai. Il y a des images. »

« Ah ben ça je suis pas certaine, je suis pas certaine. Non, non... Au lendemain des manifestations du PACS, vous tous les journalistes, aucun d’entre vous n’avait remarqué ces photos. C’est venu deux jours plus tard. Alors sans doute que quand il y a 100000 personnes il y a des gens que je n’approuve pas, et du reste ces pancartes n’étaient pas les pancartes officielles de la manifestation »

 

Véhémente, péremptoire et essoufflée, elle continue à s’arc-bouter sur ses positions. On a tout rêvé, tout monté, tout bidouillé des slogans affreux qui ont été lancés. Faut la voir pour le croire. Et puis, même si elle n’en est pas directement responsable, comment ne pas avoir pu imaginer qu’avec un objectif pareil au départ de la manif, il n’y aurait dans le cortège que des enfants de chœur chantant la messe ? Les portiques mis en place pour compter les manifestants n’étaient pas prévus pour filtrer le bon grain de l’ivraie, que je sache. Elle était tout de même fière de son chiffre de « 100000 », toutes tendances confondues, même les plus... ‘extrêmes’, non ?

 

« Mais quelles choses ???? »

Eh bien, tout simplement, ce qu’elle a dit elle-même dans son discours à l’assemblée, à l’époque : « Qu’est-ce donc que l’homosexualité, sinon l’impossibilité d’atteindre l’autre dans sa différence sexuelle ? Et qu’est-ce que l’impossibilité d’accepter la différence, sinon l’expression de l’exclusion ? »

C’est vrai, remarque, ce n’est pas simplement ‘terrifiant’, c’est surtout d’une connerie terrifiante.

A part ça, en plus glauque, il y a eu aussi d’autres députés qui ont eu des propos délicats : « Les homos, je leur pisse à la raie » ou « Le PACS, pour les animaux de compagnie ? ».

Dans l’hémicycle.

Mais on s’indigne pour des babioles...

 

Extrait choisi n°3 (mon préféré) :

« Ce que je dois vous dire, c’est que je suis fière que justement à l’occasion de ce débat, on ait pu dans toutes les familles de France parler de l’homosexualité. Le tabou de l’homosexualité a sauté à l’occasion de ce débat, certes passionnel, dans lequel j’ai joué un rôle important... »

 

Presque, il faudrait la remercier. Il est vrai qu’avant qu’on nous mette des bâtons dans les roues pour tenter d’organiser notre vie avec notre conjoint, personne ne savait ce qu’était un homo ni les difficultés liées au fait d’en être un, dans la société française. Un peu comme si (toutes proportions gardées évidemment) les Juifs devaient remercier Hitler d’avoir fait sauter le tabou de la judéité dans tous les pays d’Europe. Et ça, c’est typiquement UaimePet.  Au cours des derniers jours, Frédot nous a donné l’occasion de « faire sauter le tabou » du tourisme sexuel, et Niko celui du piston réservé aux fils à papa. Bravo, bravo. Merci, merci.

 

« Beaucoup,  même à droite aujourd’hui,  n’assument pas cette discussion, cette position [la sienne, contre le PACS, je suppose] en disant que c’étaient des réacs, et des ringards, etc. En réalité, ce qui se passe, c’est que dans le mariage, au moment de la séparation, il y a des protections qui sont faites pour les plus fragiles, et en particulier pour la femme. Aujourd’hui et dans les 96% de PACS hétérosexuels eh bien je vous dis qu’il n’y a aucune protection pour le plus fragile, et moi je ne trouve pas que ce soit un progrès »

 

Faudrait savoir. D’abord le fait que les hétéros utilisent ce mode d’union à 96%, elle trouve ça « très bien » mais ensuite « ce n’est pas un progrès ». Concernant les faiblesses juridiques du PACS, je ferais remarquer qu’elle établit une subtile distinction entre les PACS homos et hétéros : « en particulier pour la femme » : parce que dans un couple homo il n’y en a jamais un qui est plus ‘fragile’ que l’autre ? Non, nous on sait toujours se démerder. A croire qu’on est plus intelligents, ou mieux nantis.

Ou alors, il faudrait en revenir au mariage, dans le cadre duquel, ‘au moment de’ (comme si c’était une fatalité incontournable) la séparation, les deux conjoints sont protégés équitablement. Mais alors, un mariage pour les homos aussi alors ? AH NON !

 

« Bien au contraire, il n’y a aucun tabou pour moi. Il faut arrêter la différence entre homosexuel et hétérosexuel. Alors en ce qui me concerne, l’adoption et le mariage, ça, vous comprenez bien que je n’ai pas changé, parce que je pense qu’un enfant a besoin d’un papa et d’une maman pour structurer sa personnalité, voilà ».

Plus incohérent et contradictoire tu meurs. Il faut arrêter la différence entre homos et hétéros, mais on la marque nettement au niveau de la possibilité d’accès à l’organisation d’une vie de famille. Ces bons apôtres qui ne cessent de clamer : « Je n’ai rien contre les homosexuels, c’est l’homosexualité que je réprouve », ils m’amusent. Je me demande ce qu’on penserait de quelqu’un qui dirait, « Je n’ai rien contre les noirs, c’est leur couleur qui m’ennuie ».

 

Au fond, Kristyne sait de quoi elle parle. Sa maman à elle est décédée lorsqu’elle avait cinq ans. En conséquence elle n’a jamais pu structurer sa personnalité, et ne cesse de faire le grand écart entre République et Vatican.

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mardi, 16 décembre 2008

De Brokeback Mountain à BrokePACS Boutain

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 Il y a quelques jours, suite au scandale, lors de sa diffusion sur la RAI italienne, de la coupure de certaines scènes du film « The Secret of Brokeback Moutain » d’Ang Lee, de nombreuses associations, mais aussi téléspectateurs italiens, et même des députés de centre-gauche sont montés au créneau pour dénoncer un excès de puritanisme. L’incompréhension du côté de la Presse a été la même : «Pourquoi un baiser entre deux gays devrait plus heurter nos sensibilités que des scènes d'amour hétérosexuelles ou de violences sanglantes ?», s'est étonnée «la Stampa»

La RAI a livré mardi dernier des excuses embarrassées, en mettant en avant un problème « technique » de copies du film. La chaîne possédait deux versions, une censurée par le distributeur (pour les moins de 14 ans, mais la censure avait été levée en 2007) et une intégrale. A les croire, ils se seraient tout simplement trompés de copie lundi soir. Promesse de rediffuser prochainement le film dans sa version originale, pour apaiser les esprits, blablabla, etc….

Je me suis amusé à aller lire ce que disait la presse à ce sujet sur internet et c’est ainsi que je suis tombé sur le site des lecteurs du Figaro. Dans leur grande majorité, les réactions étaient là aussi, indignées, à juste titre. J’ai cependant relevé deux commentaires de lecteurs, qui m’ont fait, disons, « sourire ». Les voici :

Le premier, intitulé : ET PUIS QUOI ENCORE

Peut être que les associations homosexuelles imaginaient que la scène du baiser entre deux mecs inciteraient les hétéros à tâter de la chose ...
Qu'elles se rassurent, il n'y a aucun danger que cela se produise ...

 

Le second, intitulé : La RAI est en clair!

La RAI n'est pas une chaîne cryptée.
Il ne faut donc pas que les adolescents puissent avoir l'esprit corrompus par de tels films.
Mais plutôt que de couper, mieux vaudrait ne pas programmer de tels films!

 

Que répondre à de telles réactions ? A l’ironie malveillante du commentateur numéro un, à la bêtise bigote du numéro deux ? Dire au premier qu’en fin de compte, son argument va plutôt dans le sens de ceux qui dénoncent la censure : puisqu’il n’y a « aucun danger » que les mecs hétéros soient émoustillés, alors pourquoi supprimer à l’écran les scènes d’amour entre hommes…. ?. Répondre au second  que si on peut taxer l’amour entre deux mecs de « corruption », ce ne sont pas quelques malheureux plans de baisers volés par des cow-boys entre deux portes qui seront déterminants pour la sexualité d’un ado en quête de son identité, et que (je suis passé par là dans mon enfance et mon adolescence, et tout homo connaît cela) à cet âge on peut se rabattre sur n’importe quoi pour être excité, même sur des catalogues de slips et maillots de bains ? Que, s’il suffisait de censurer certains films pour éradiquer le « mal » qu’ils peuvent entraîner par mimétisme, ça se saurait depuis longtemps, et que les guerres et la violence n’existeraient plus sur Terre depuis belle lurette si l’on supprimait Terminator et Consor des écrans ? Trop beau ça, je signe dès demain pour une censure universelle de ce style. Plus de pédés à l’écran. Pas grave. On se passera du virtuel, on se rabattra sur le réel. Ca, on sait faire. Mais, en contrepartie, plus aucune arme, aucun massacre d’aucune sorte sur pellicule. Ben quoi ? Si l’efficacité du système est prouvée….

 

 

Tout ça n’a qu’un lointain rapport, mais, bizarrement, le forum du Figaro sur ce sujet m’a rappelé un peu (pour des raisons que j’aborderai plus loin) les débats sur le PACS qui avaient eu lieu il y a dix ans déjà et que je n’ai jamais, jamais pu oublier.

 

A l’époque, TiNours et moi vivions déjà ensemble depuis six ans. On venait d’acquérir une maison, et on s’était posé plein de questions quant à la façon de l’acheter, par rapport à la succession. En regard de ces problèmes, le PACS aurait été une façon de remédier partiellement aux risques que comportait le fait de continuer à cohabiter comme deux simples célibataires. Concrétiser notre union de façon « officielle », au départ ça semblait de peu d’importance. On s’aimait, on n’avait pas besoin de cérémonie ou de papiers pour se le prouver mutuellement. Mais assurer nos arrières matériellement, ça oui. On espérait beaucoup de ce fameux PACS.

 

Les débats, les prises de bec, les disputes qui ont suivi à l’Assemblée m’ont vraiment fait comprendre des choses dont je n’avais pas conscience auparavant. Lors du premier vote, avec des socialistes majoritairement absents, le texte avait été repoussé. Je n’oublierai jamais le compte rendu à la radio. Le journaliste disait : « EXPLOSION DE JOIE  des députés de droite, qui, cet après-midi, sont parvenus à dire "non" au projet de loi ». En haut lieu, au sein du gouvernement de mon propre pays, des députés avaient « explosé de joie » parce qu’ils avaient réussi à faire de moi un citoyen de seconde zone qui devrait vendre sa maison pour des inconnus, au cas où l’homme avec qui il partageait sa vie depuis plus de six ans viendrait à disparaître dans un accident quelconque. Une explosion de joie….

 

La manif anti-PACS, Boutin brandissant sa Bible, les larmes de Bachelot, les « histoires de tantouzes » d’Emmanuelli, les hypocrisies sucrées de Sarko et Bayrou (« non on ne peut pas… la famille avant tout… » ), le silence TOTAL de FO sur le sujet, tout cela m’avait laissé une impression d’écoeurement épais et de bataille à n’en plus finir jusqu’à ce jour de fin novembre 1999 où l’on avait appris qu’au terme d’un combat de plus de deux ans, malgré toutes les tracasseries, coups bas et peaux de banane préparés par la droite sur le projet, le Conseil Constitutionnel avait fini par valider le texte. Ouf.

 

Mais tout cela avait également permis d’entendre les sons de cloche de la France profonde. Et superficielle aussi d’ailleurs. A la radio, à la télé, dans des forums, et ailleurs. Surtout, je visitais à l’époque régulièrement le site de Libé sur le thème du PACS. Les réactions sur le sujet y étaient de nature variée et fusaient dans tous les sens et toutes les orientations possibles. De quoi osciller sans cesse entre rire et larmes, entre joie et dégoût, entre réflexion profonde et découragement intense.

 

Le site de ces réactions a bien sûr été fermé depuis belle lurette. Le Pacte Civil de Solidarité n’est plus inscrit au calendrier polémique, et c’est heureux. Il est passé dans les mœurs, et n’a provoqué ni guerre thermonucléaire, ni éradication de la « bonne moralité », n’en déplaise à nos dames patronnesses brandisseuses de Bibles. Avec du recul,  il est bon de se dire que tout cela était vraiment une tempête dans un verre d’eau. Cependant, à l’époque, je la trouvais bien amère à avaler, cette eau-là. Quoiqu’il en soit, la polémique et les réactions sur l’affaire de « Brokeback Mountain » tronqué sur la RAI m’ont rappelé que rien n’est jamais acquis, et que la haine, la bêtise, la bigoterie, l’intolérance rôdent toujours et sont toujours présentes, prêtes à mordre et à lacérer.

 

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J’avais conservé sur un CD que j’avais gravé à l’époque, les 1582 commentaires, rédigés entre le 11 novembre 98 et le 17 avril 2000, par des internautes divers, sur le débat du PACS. Y revenir, s’y replonger, c’est fascinant. Qu’on me pardonne (encore une fois !) la longueur de ma note, mais je ne résiste pas au plaisir de vous en livrer quelques morceaux choisis. Et encore, je n’ai passé en revue qu’un dixième d’entre eux, par manque de temps… S’y mêlent la morale, la religion, la philosophie, la loi, la sociologie, les sophismes, les sillogismes, la métaphysique et la pataphysique sous toutes ses formes possibles et imaginables ! Un joyeux fatras… Ou un triste constat. Tout dépend de par quel bout de la lorgnette on considère l’ensemble…

 

Bonne lecture, si vous avez encore le courage de vous y plonger :

 

TheMuppetShowWaldorfStettler[1].JPGMonsieur PH écrit :

Je répète la question (posée par un lecteur précédent) :
« D’ailleurs, ou est la normalité ? (si quelqu'un le sait, qu'il me le dise) ?

-C'est très simple. Est normal ce qui contribue à la survie de l'humanité et est anormal ce qui est contre. Et dans le cas qui nous concerne, une homosexualité totale serait totalement contre la survie des espèces et de l'humanité, et celà n'a rien à voir avec l'intolérance !

Même si ce mot 'normal' vous fais gerber, tant pis pour vous. Car dans le genre de discours qui est le vôtre, on arrive toujours à tout justifier et à tout trouver normal. Et si j'étais un brillant causeur, je pourrais vous prouver ò combien il est 'normal' de se trouver sur les Champs-Elysées à midi et de tirer sur tout ce qui bouge avec une kalachnikov. Et vous me demanderiez si je trouve ça normal. Et je vous répondrais que oui car j'y prends du plaisir. Vous me diriez, oui mais ceux que vous avez flingués ont souffert. Je vous dirai oui mais brièvement en comparaison des souffrances de leurs vies quotidiennes dont je les ai finalement libéré.
Voilà un exemple de jusqu'où peut mener votre manque de définition du normal ou de l'anormal, mots qui vous font gerber.
Avec ce genre de théories, on peut trouver normal un tas de choses.
Alors moi, je n'ai ni tolérance ni intolérance. Je serais simplement inquiet pour l'avenir de la planète si ça se généralisait.

TheMuppetShow.JPGMonsieur B écrit :

Quelle lamentable débat ! Comment ose -t-on nous présenter cette affaire comme un progrès, la France serait 'en retard' sur d'autres pays, etc. Que serait si nous étions en avance !

Que les gays et autres partisans du PACS veuillent vivre en paix, très bien. Que pour autant ils revendiquent que le restant de la population subventionne leur façon de vivre, cela passe la mesure. Et ne parlons pas du problème des enfants. On voit déjà suffisamment où mènent les familles éclatées sans encore en rajouter. Tous ces gens revendiquent le droit d'élever des enfants non pour faire leur bonheur mais pour se faire plaisir à eux mêmes. Où est le progrès dans tout cela ?

miss_piggy.jpgMadame C. écrit :

Il est amusant qu'alors que le mariage hétérosexuel est en crise, on s'étripe pour le mariage des homosexuels. Personnellement, je pense oui que les homosexuels doivent être tolérés, mot qui revient souvent dans ce forum, mais qu'ils ne doivent absolument pas être encouragés. On dit ici et là qu'ils ne sont pas responsables si la nature les a fait comme ça, mais ça pourrait s'appliquer aussi que sais-je aux pédophiles, aux kleptomanes, enfin à tous les comportements 'anormaux'. Ne les accablons pas, mais ne les banalisons pas non plus.
En ce qui concerne l'adoption, je suis tout à fait opposée à ce que l'on confie un enfant à un couple d'homosexuels. Je vais vous faire hurler, mais j'ai bien trop peur qu'ils ne lui portent pas le respect auquel un enfant a droit. Beaucoup de vilaines choses se passent déjà dans les familles hétérosexuelles, pourquoi ouvrir la porte à de nouveaux dangers?

untitled.JPGMonsieur E. répond à Monsieur PH (cité plus haut) :

En réponse à la question d'un contributeur, vous affirmez que 'Est normal ce qui contribue à la survie de l'humanité et est anormal ce qui est contre'.

Soit, mais cela n'engage que vous.

Il convient, selon moi, de se défier de ces formules arbitraires qui définissent un mot générique par une affirmation dogmatique.

En effet, est normal ce qui correspond à la norme. Et une norme n'est rien d'autre qu'un état 'conforme à la majorité des cas' (source : dictionnaire !).

Je ne vois aucun parti-pris dans ces définitions, et c'est heureux puisque nous sommes supposés vivre en liberté et qu'un tel parti-pris aurait comme conséquence immédiate de la restreindre dangereusement.

Vous exprimez votre propre définition de la norme, libre à vous, mais ne l'affirmez pas comme s'il s'agissait d'une vérité parce que c'est faux et que l'une des richesses de la république est précisément de faire de la liberté de l'individu une valeur autrement plus importante que les croyances ou les convictions d'une fraction d'entre eux.

TheMuppetShowWaldorfStettler[1].JPGEt PH lui répond :

Cher E.et chers autres,

1 - J'ai lu votre réaction à ma contribution. Il me semble plutôt que vous mordez à votre propre hameçon. Car en effet si le dictionnaire dit qu'une norme est un état conforme à la majorité des cas (source : dictionnaire!), vous ne pouvez nier que la majorité des cas est...hétérosexuelle et donc, la norme. Par conséquent quelque chose qui n'est  pas dans les normes (l'homosexualité) est...anormal. Mais notez aussi que contrairement à ce que beaucoup croient, anormal ne veut pas dire bizarre ou spécial ou méprisable. Cela veut simplement dire 'pas dans les normes'. Alors pourquoi en faire tout un fromage ?

2 - Je maintiens ce que j'ai dit dans ma précédente contribution à savoir que l'homosexualité va à l'encontre de la survie de l'espèce et donc de l'humanité, et ceci n'a rien à voir avec la morale mais avec la biologie.

3 - Je constate (il suffit de lire les contributions) que l'auto-critique est un luxe que l'homosexuel ne peut pas se permettre sous peine de voir son univers s'écrouler.

4 - Vous noterez que dans sa contribution, la dame retraitée (Madame C.) ne met pas les pédophiles dans le même panier que les homos. Il faut vraiment avoir l'esprit tordu pour comprendre ça. Alors relisez la contribution et analysez la définition des mots et la syntaxe et vous comprendrez peut-être correctement sa contribution.

5 - Vous avez l'air de dire qu'il faut protéger les enfants des hétéros (c'est même le titre d'une contribution!). Je vous dirai qu'une fois j'ai assisté malgré moi à une scène de ménage homo. Personnellement, ça n'avait rien à envier à une scène de ménage hétéro. C'était encore plus violent !
Moralité : les homos ne sont pas plus saints que les hétéros.

6 - Je méprise les hétéros qui ont honte d'être hétéros comme certains intervenants de ce forum. En plus, ce n'est pas leur attitude qui va aider les homos à avoir les mêmes droits que tout le monde.

7 - Je pense que tous les êtres humains ont droit aux mêmes droits.

8 - Par contre, je ne pense pas que les enfants doivent faire parti des droits. Les enfants n'ont rien à faire avec le droit. Ils sont le fruit naturel des relations hétéros et ont besoin d'un papa et d'une maman. Ceci, il faut que les homos le comprenne et l'assume. Ils ont des relations sexuelles qui sont stériles et donc n'ont qu'à assumer jusqu'au bout leurs idées et théories et faire une croix sur les enfants.

9 - Si les homos n'ont pas choisi d'être homos, les hétéros n'ont pas choisi non plus d'être hétéros

10 - Je suis né avec des penchants sado-masos. Pourtant, je ne défends pas cela bec et ongle et n'élève pas le sado-masochisme au rang d'activité sexuelle normale, juste pour me donner bonne conscience. Alors que je pourrais aussi dire, qu'est-ce qui est normal et qu'est-ce qui ne l'est pas. Et bien comme j'use de l'auto-critique, je me rend compte que bien que je sois né comme ça, c'est une tare. Un 'bug' en quelque sorte. Et je m'analyse pour comprendre le pourquoi de la chose, et essayer d'y remédier. Avec ce point 10, j'offre une grande porte d'entrée pour me faire taper dessus, mais je n'en ai rien à cirer.

Amitiés.

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