mercredi, 02 décembre 2009

Frissonnant

J’ai l’impression d’être en train de grelotter au bord d’une piscine où je devrais plonger....

 

L’eau est calme, étale, sans remous. Aucun cri ne fait retentir le gymnase. Tout est désert et silencieux. Il n’y a que moi, qui serre frileusement ma serviette sous le bras.

 

Cliquer, c’est ouvrir la porte sur un grand PLOUFFF et tout recommencera comme dans un film de science fiction où le temps reprend son cours après s’être interrompu. Choc mouillé brutal, le goût et l’odeur du chlore qui irrite, les cris des nageurs et des enfants qui s’ébattent dans les bassins, les oreilles qui se remplissent d’eau au fil des mouvements qu’on doit apprendre à coordonner à nouveau.

 

En fait il y aura forcément plusieurs « clics » successifs :

 

1)     « A vos marques »  à ‘Mes Favoris’ + ‘Blogs’ + ‘Lancelot’

2)     « Prêt ? » à ‘Ecrire une note’ + copié-collé

3)     « Partez ! » à ‘Publier’

 

Je me retourne, mais les vestiaires béants sont eux aussi déserts et silencieux ; Je ne vais quand même pas passer ma vie là-dedans, non.... ?

 

Et puis, une chose que j’ai oubliée depuis quelque temps, c’est que j’ai toujours mis un point d’honneur à être un blogueur poli, qui répond aux commentaires qu’on lui a laissés.

 

La piscine, le plafond vitré, les vestiaires disparaissent. Changement de décor.

 

Je me retrouve devant ma boîte aux lettres, la clé à la main. Là encore, excusez-moi, oui, je sais que je dois être horripilant avec mes hésitations de pucelle, mais je m’immobilise, les doigts en l’air. Qu’est-ce qui se cache là-dedans ? Plein d’enveloppes remplies de messages amicaux ? Des lettres d’insultes ? Des factures, ou plutôt des impayés depuis plusieurs jours, vu que j’ai délaissé mes potes, depuis mon départ sans tambour ni trompette ?

 

Et puis, ça aussi, il va falloir s’en occuper. Retourner voir les amis chez eux, boire un verre en leur compagnie. Ca m’a manqué bien sûr. Faire des bisous, serrer des mains, lancer de nouvelles vannes....

Mais avant, appuyer sur des sonnettes, toquer aux portes. Je n’ai pas prévenu de mon retour, et si elles ne s’ouvraient pas, les portes ? Si eux aussi, étaient partis entretemps ? Tout le monde a le droit de se mettre en vacances, et pas seulement moi.... Bien attrapé que je serais, hein....

 

Lancelot et ses métaphores,

Lancelot et ses petits inconforts,

Lancelot et sa frousse de sortir du château-fort.

 

16 h : Eh ben.... Je vais aller corriger des copies, tiens.

 

22h30 : Encore des mails ! « On » pense à moi !

Bon, j'ai trempé un pied dans l’eau. Le plus dur est fait... A demain

mercredi, 07 octobre 2009

OUF !

 

Bonheur.

Délivrance.

Soulagement.

 

Autant j’aime avoir mon nom chez certains amis, noté dans leur carnet d’adresses, enregistré dans leur téléphone portable, ou bien inscrit sur un rond de serviette réservé aux invités, autant chez d’autres personnes, il vient un moment où j’apprécie de pouvoir sombrer dans l’oubli.

 

Personnellement, mais ma façon de fonctionner n’engage bien sûr que moi, j’ai mes copains dans ma tête, dans mon cœur. Nul besoin d’afficher leur liste sur ma porte. Encore moins en les numérotant ou en les classifiant selon leur valeur, réelle ou supposée. Dans mon auberge, il n’y a pas de tables étiquetées « Faveur Spéciale du Chef ». Ici, il n’y en a qu’une, de table, ronde (Syndicat de Chevaliers oblige), unique, autour de laquelle tout le monde peut s’assoir et converser, et échanger, amicalement, courtoisement, au gré des allées et venues.

 

Vérification faite, mon rond de serviette vient de disparaître d’une des tables, dans un coin de ce restaurant-là.  Je m’en réjouis. Honnêtement. Ca faisait des mois que j’étais embêté de savoir qu’il y traînait, sans avoir la possibilité de l’enlever moi-même. Je n’avais pas prévu de retourner manger là-bas, d’ailleurs. La nourriture y était certes souvent bonne, mais le service franchement déplorable. Encore une fois, ce jugement n’engage que moi. Il existe, dans la vie, des incompatibilités contre lesquelles même les meilleures bonnes volontés se cassent les dents. Je veux bien admettre que ce n’est pas à sens unique, et que le garçon aura (parfois...) essayé de se composer un visage aimable. Moi, en tout cas, j’aurai fait mon possible de mon côté. Mais quand la ratatouille a brûlé, pas la peine d’essayer d’en récupérer, même un peu, en grattant le fond de la marmite.

 

Je ne mourrai pas de faim : j’ai des tas d’autres adresses, où l’on mange divinement, ET où je suis accueilli avec gentillesse.

 

Merci de m’avoir rayé de ta liste de clients.

 

Et bonne continuation.

 

 

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vendredi, 25 septembre 2009

De blog en blog

Quand je suis en manque d’inspiration côté écriture, je lève l’ancre et je laisse dériver mon bateau personnel, d’un blog à l’autre.

 

Le voyage peut être bref : il se peut que je mouille dans le premier port où je pénètre : une note m’aura accroché, fait réfléchir. Je lis, je relis. Je gamberge. Des échos naissent en moi. Des souvenirs, ou des sentiments. Je ne peux pas continuer à dériver. Je fais escale. Je commente. Quelquefois même, il m’arrive d’être tellement touché, interpelé, que je tiens à soigner mon commentaire. J’ouvre Word, je rédige, j’arrange, je réorganise, je fais ensuite un copié-collé.  C’est exceptionnel, mais ça peut arriver.

 

Je peux aussi entrer en mode ‘navigation rapide’ : je fais une sorte de tournée, je suis rassuré, tout le monde va bien. Croisière tranquille. Charlemagne raconte une blague, Casanova publie une photo. Messaline explique une recette de cuisine qui a eu un succès fou. Hermès fait le résumé d’un livre, d’un film qui lui a plu. Je feuillette, je picore, le cœur tranquille. La journée, le week-end, ont été bons pour tout le monde, ça fait plaisir. Quelques plaisanteries rapides, deux ou trois bises, je déconnecte et je rentre au port.

 

Mais il peut arriver aussi que les choses aillent plus mal. Hier, trois blogs amis lus à la suite contenaient des nouvelles dérangeantes. Pour eux, pour d’autres. Pour moi aussi. Encore une fois, mon bateau ralentit. Il tangue. Et même si c’est moi qui tiens la barre, à savoir, la souris magique, je tangue aussi. Je ressens les effets du roulis, voire de la tempête. Qu’est-ce que je dois faire ? M’attarder, trouver une banale parole consolante, parce que c’est maintenant ou jamais ? M’éloigner, réfléchir et revenir avec un discours plus élaboré ?

 

Par le passé, j’ai déjà essayé de fuir, lâchement. Ca paraît si facile, de cliquer  pour ressortir du port incognito. Ca ne marche pas. Pas avec moi, en tout cas. Je rumine, je garde mes amis au fond de mon crâne. Je peux les isoler pour faire face aux affaires courantes, mais le souci ne meurt pas d’inanition. Je sais que je reviendrai dans le port, au moins pour dire que j’ai été là. Que je pense à toi. Que je me sens nul et impuissant, mais que je suis là quand même.

 

La lecture successive de plusieurs blogs, dans ce style de contexte, provoque toujours d’étranges sensation, (j’ai presque envie d’écrire « langueurs » !) au sortir du voyage. J’ai pu vibrer d’émotion, ou être sincèrement désolé, ou me mettre franchement en colère, ou éclater de rire, tout à tour et sans transition. Phénomène d’empathie, un peu trop prononcé chez moi, à mon goût. Hier soir le mélange des trois impressions provoquées par trois blogs différents m’avait franchement déboussolé. Je suis physiologiquement incapable de lire et de rester indifférent face aux histoires des gens que je connais, ceux que j’aime, ceux que j’aime moins, et ceux que je n’aime pas. Oui, il y en a aussi, bien sûr. Pourquoi aller les lire, alors ? J’y vais le moins souvent possible. Mais il existe un phénomène dont Valérie avait parlé, il y a un peu plus d’un an, et que je m’étais promis d’approfondir sans jamais le faire : pourquoi retourne-t-on lire les blogs qui nous énervent ? Un débat que je n’entamerai pas ce soir.

 

Pour en revenir à hier, le remède nécessaire au trouble provoqué a été une soirée passée en tête à tête avec TiNours. La vie réelle a par moments un côté curieusement apaisant par rapport aux rapports virtuels du blog. Trop de fenêtres ouvertes sur d’autres vies, trop à la fois, il arrive que cela me donne le vertige. Dans ces moments-là, je sais que je dois refermer les volets, au moins momentanément. C’est la multiplication de ces fenêtres qui est quelquefois dure à gérer. Plus je connais de blogueurs, plus j’ai du mal à faire face. La grande diversité des notes écrites par les uns, les autres, s’apparente parfois, pour moi, à un stade olympique que je dois parcourir comme un coureur de fond. Pourquoi est-ce que, une fois que je me suis pris d’affection pour quelqu’un, surtout, je ne peux passer devant lui ou elle, en me disant « on verra plus tard » ? Ca m’est presque impossible.

 

Navigation ou course à pied, je demande à tous de pardonner mes lenteurs, mes échecs sportifs entre vos pages. Je sais : on n’est pas aux jeux olympiques ! Mais bloguer implique aussi, je m’en aperçois de plus en plus, avoir du souffle, tenir la distance, savoir ne pas lâcher.

 

Et je voudrais ne jamais avoir à lâcher personne.

 


podcast

mercredi, 01 avril 2009

Voilà, Sir Ponds...

EPILOGUE...

 


podcast

 

Bloguer, écrire, parler, déblatérer, s’étaler, se dévêtir, se rhabiller....

 

Depuis quelque temps, je mesure la vacuité de tout cela.

 

C’est un sentiment qui avait commencé à s’infiltrer en moi il y a déjà plusieurs semaines : repasser sur ce que l’on a écrit, en se disant que tout est bon à jeter à la corbeille. Malgré tout, cliquer, par paresse,  avec lassitude, sur « publier » en ayant honte de faire lire des bêtises à un public d’amis. Bien sûr, j’avais déjà connu cela avant, mais jamais avec la même intensité, la même régularité.

 

Relire des notes passées en pensant « C’est moi qui ai rédigé des inepties pareilles ? » Un peu comme d’apercevoir son reflet par surprise dans un miroir et de se dire « QUOI ??? MOI, ça ?? Pas possible, j’étais tellement mieux dans mon souvenir !!! » Et puis, faire des constatations désabusées pour se consoler : « Après tout, aujourd’hui, je ne fais qu’arborer la tête que j’aurai dans dix ans... autant commencer à m’habituer... »

Ou bien, c’est comme d’entendre sa voix sur un enregistrement. Aigue, mal timbrée, caquetante. Un timbre à se faire virer de la radio séance tenante. Et tu OSES imposer cela à des personnes que tu considères comme tes amis ???

 

Des histoires de prof aigri, d’homo bien dans sa peau sans intérêt, de mec qui se laisse glisser sur une vie sans relief, quel intérêt, bordel, quel intérêt ?

 

S’épiler le nombril quasi-quotidiennement sous le regard des autres, trop gentils pour admettre qu’ils s’ennuient. Applaudissements polis quand les vocalises ratées de la Prima Donna sont terminées. Regarder le rideau usé jusqu'à la corde descendre dans une odeur de naphtaline, pouah !

 

Je voudrais présenter mes excuses à tous mes amis lecteurs qui m’ont accompagné jusqu’ici. Vous êtes ce qui m’est arrivé de meilleur dans l’aventure. Encouragement, joie, plaisir, tendresse. Chagrin, déception, désillusion aussi. On se relève des seconds en s’appuyant sur les premiers. Mais au fond, tout cela se chevauche et s’additionne pour donner un total très positif.

 

Je ne tire pas complètement ma révérence : je reviendrai bien sûr, en commentaire, chez tous les blogpotes ! On ne se débarrasse pas de moi si facilement, ah non.  Je reviendrai embrasser ma Bougrenette, vibrer chez Calyste, asticoter (gentiment !) Olivier Autissier. Je continuerai à discuter longuement sur MSN avec mon Christophe. Serrer fort les mains de ma soeurette Fiso, de mon frérot Sammy... Je continuerai à faire mes incursions si agréables en Bretagne, chez tous mes potes ‘de là-bas’, Kab-Aod, Karagar, et Karregwenn, la « petite dernière ». Et puis, j’espère bien garder le contact avec les commentateurs non blogueurs, Arnaud et Phiragust. Sans oublier mon tout premier blogpote, mon Panpan, retrouvé récemment au détour d’un mail qui m’a fait plaisir. Et Valérie, je ne désespère pas de faire un jour un Kougloff en sa compagnie ! Et Farfalino, qui vit dans une région que j’ai bien connue, lui que je regrette de n’avoir pu voir à Noël. Et puis, BIEN SUR, mon Orpheus dont je ne me lasse pas, et mon petit Chondre à moi chez qui je me suis fait trop rare ces derniers temps, mais je vais pouvoir rattraper du retard, maintenant, puisque j’aurai moins de boulot d’écriture sur moi. Je pourrai commenter plus souvent chez eux, chez vous.

 

Quant au « Sir Ponds » que j’ai mis en exergue dans le titre de cette note, lui se reconnaîtra, en anagramme...

 

Bisous affectueux à vous tous....

 

Avant de partir, je vous offre un denier verre ? Allez, c’est ici.

mercredi, 08 octobre 2008

TAGMUSIK !

Les chaînes interblogs, c’est amusant, mais quelquefois, en examinant les questions posées, on se dit qu’il va falloir se gratter les méninges pour trouver des réponses pertinentes, honnêtes, amusantes, originales…. Lourde tâche, parfois pénible…

 

Tagué hier par ma jumelle (nos blogs étaient nés presque en même temps), lorsque j’ai lu le principe du jeu, pour la première fois, je me suis dit « Super, ça me botte un max, ça ! »

Il s’agit donc de choisir 5 chansons qui nous ressemblent, et d’expliquer pourquoi. C’est tout à fait le style de chose faite pour me plaire, parce que j’ai tendance à penser que les morceaux de musique (et les paroles qui leur sont associées), rythmant nos vies, parlent de nous mieux que nous-mêmes (ce qui me rend souvent furieux de frustration, d’ailleurs…). On pourrait trouver que c’est à double sens : à force d’écouter ces chansons, notre cœur entre en résonnance avec elles, et une osmose bizarre se produit. Je suis triste et j’écoute ‘ceci’, ça me rend encore plus malheureux, et ça me plait (« wallowing into self-pity » comme ils disent). A l’inverse, écouter ‘cela’ va décupler mon enthousiasme, ma joie, dans certains cas…

 

Comment vivre sans musique…. ?

 

Alors la vraie difficulté, c’est choisir ces morceaux pas seulement « parce qu’ils nous plaisent » mais surtout « parce qu’ils nous ressemblent ». En principe, ceci explique cela. Mais j’ai assez peu hésité pour ma liste personnelle. Les deux tendances se complètent, et « se font écho » si je peux utiliser cette métaphore musicale, justement.

 

Allez, on y va. Voici le Juke-box :

 

Pour ouvrir le bal, on commence par Daho (et son Gafione.JPGéclat de rire au début de la chanson) qui fait des essais photographiques sur un beau mec en sliman. Admirer la beauté masculine (sinon l’immortaliser sur papier glacé) c’est quand même une des composantes de ma vie. Je me souviens que TiNours et moi avions attrapé un mémorable fou-rire en vacances en l’écoutant et en imaginant une dédicace possible qu’Etienne aurait pu écrire : « Je dédie cette chanson à Jean G. Il se reconnaîtra… »

« De ta silhouette athlétique

Je l’avoue j’en suis fanatique…

De ta silhouette en sliman

Je dois admettre que je suis fan

De tout ce que tu émanes

Un éloge chic de la France

A la beauté qui n’en a pas conscience… »

(clin d’œil à mon TiNours)

 

  Ensuite, une chanson que j’avais déjà «publiée » sur mon blog, il y a bien longtemps, avant l’été… Dans cette note (délirante…), je racontais que je prenais le volant de mon « blogoscaphe » pour aller visiter les blogpotes, et en toile de fond, je faisais tourner « Can’t stop loving you ». J’adore Phil Collins et sa voix qui sait monter dans les aigus. Et surtout, j’aime les paroles de cette chanson, parce qu’elles reflètent bien mon état d’esprit par rapport aux amis inter-blogs, justement. Je vous aime. Que reveniez ou pas. Que vous vous manifestiez ou pas. Que je vous aie parlé, rencontrés, ou pas. Tous les blogueurs de « ma liste » ici en haut en droite, sans exception aucune. Je ne tire pas de trait sur le passé, jamais. Je ne ferme jamais de porte. Je peux pas. Tant mieux pour ceux qui en sont capables. Moi, je le confesse « I can’t » comme Phil.

 

« So you’re leaving in the morning on the early train

I could say everything’s alright

And I could pretend and say goodbye

But that would be lying

Cause I can’t stop loving you

No I can’t stop loving you ”

(Clin d’oeil à Sammy)

 

En 3, je sens que je vais me faire huer... Il est de « mauvais goût » d’apprécier certains artistes comme Céline Dion, ou Francis Lalanne. Bah, j’assume. S’il est vrai que le monsieur sus-mentionné est tant soit peu irritant, je trouve qu’il a tout de même fait des choses très belles, à ses débuts, et encore aujourd’hui. J’ai toujours aimé l’optimisme, qui se dégage, paradoxalement, des accords de guitare qui rythment cette chanson, qui peut trouver un écho en chacun de nous... "Vlà huit heures"...  Les bouffissures, la torpeur, les brouillards des matins de semaine qui sentent le café, le gel douche et le métro… Et pourtant, on avance, on est portés par une petite veilleuse tout en dedans de nous-mêmes… Cette veilleuse, c’est plus que de l’habitude, c’est aussi de l’espoir…

 

« La fille, sur l’escalier roulant

Elle est belle, mais elle monte, et moi je descends…

A quoi ça rime de faire des vers

Quant on vit le cœur fermé, les yeux ouverts

Moi j’voudrais vivre ailleurs qu’ici

L’était belle cette fille,

Pourquoi j’lui ai pas dit …. ? »

(Clin d’œil à Fiso…)

 

La quatrième chanson… Aaah la quatrième chanson… J’en suis amoureux, ainsi que de son interprète. La tranquille sérénité de Maurane, sa belle voix. Et j’aime cette bulle de plénitude que la chanson nous ouvre. A chaque fois que je l’écoute, je revois, je revis, des moments de bonheur connus au cœur de l’été…

« Te regarder t’étendre

Comme un pacha au soleil…

Qu’il est doux de se détendre

Dans le jour qui sommeille

Il n’y a que le bon à prendre

La lune, le miel

J’ai des ailes, faudra-t-il un jour descendre

Quitter le ciel,

Le ciel… ? »

(Clin d’œil à Bougrenette)

 

L’optimisme, encore et toujours….

 

Et pour finir, j’ai voulu compléter le choix « plurilingue » avec une chanson en Italien. Parce que cette langue est si belle, et qu’il est si bon de l’écouter, de la parler. Parce que c’est la musique originale d’un des plus beaux films que j’aie jamais vus « Le Fate ignoranti ». J’y avais déjà fait allusion une fois  ici. Je n’ai jamais pris le temps d’écrire une note dessus, mais je le ferai sûrement un jour.

Une chanson qui parle du désir de s’unir pour être moins seuls, moins démunis devant la vie. Pour être meilleurs. Pour un bout de chemin.

 

« Perché siamo due destini che si uniscono

Stretti in un’ instante solo….

Superando quelli ostacoli

Se la vita ci confonde

Solo per cercare di essere migliori

Per guardare ancora fuori,

Per non sentirci soli... »

(Clin d’œil à Corinne, à Bruno, à Nat, à Thierry, Christophe, à toute l’ équipe…)

 

Sinon, le jeu voulait aussi qu’on mentionne un 6° titre, qui nous résume mieux que tous les autres. J’ai exhumé une chanson d’Eurythmics, pas très connue, dont le refrain est basé sur les vers du poète Tennyson :

 

 

"Mieux vaut avoir aimé et avoir perdu

 Que ne jamais avoir aimé du tout"

 (Clin d’œil à Olivier)

 

Ne pas oublier, en fin d’émission, de taguer quelques auditeurs potentiels, comme le veut le jeu.

 

S’ils le veulent bien, je propose donc le studio et le micro à :

 

Christophe, Farfalino, Calyste, Anydris, Valérie

 

Bon courage à vous. Pour moi en tout cas, ça a été un vrai plaisir de participer à cette chaîne. Merci ma Boubou. Et en plus, grâce à toi, je me suis initié aux délices de Deezer ! Je me coucherai moins bête ce soir…. Comme quoi, on apprend tous les jours….

 

 

 

 

vendredi, 22 août 2008

HAPPY BLOGDAY !

Mon blog a un an aujourd’hui.

 

Nombre de visites... ? Euh...

 

Nombre de commentaires... ? Bah...

 

Mais on s’en fiche de tout ça…!

 

Je n’aime pas les chiffres, les statistiques me fatiguent, les bilans me dépriment….

 

Sauf que, je suis tout de même « fier » de pouvoir annoncer une acrobatie que j’ai  réussie aujourd’hui : les un an du blog coïncident pile avec ma 200° note ! Trop fort le Lancelot… Mais je plaisante : ça, c’est juste pour le fun…

 

La seule chose importante pour moi depuis un an, c’est de vous avoir rencontrés, tous, par le biais de l’écriture. C’est une expérience passionnante, qui me fait toujours vibrer.

 

Il y a eu ceux qui étaient présents au début, mais qui ont cessé de se manifester ici entretemps. En commentaire, bien sûr. Peut-être reviennent-ils quelquefois lire. Je le fais aussi, très souvent, chez eux. Des gens dont j’apprécie énormément les blogs, mais je me cantonne à leur lecture (sauf cas exceptionnel qui me fait réagir), parce que… eh ben parce que sinon on y passerait sa vie !

 

Il y a  ceux qui ont été fidèles depuis le début, et sont toujours là. Ceux à qui j’ai envie de sourire, ceux que j’ai envie de serrer affectueusement contre moi. Ceux qui me laissent un mot gentil, ou critique, une réflexion, régulièrement. Pour la millième fois, je leur dis MERCI. Ce doit être un des mots les plus écrits dans ce blog… (tiens, en voilà une statistique qui serait vraiment amusante à établir, elle : les mots les plus employés dans tel ou tel blog).

 

Il y a (eu) quelques « ennemis » ou disons plutôt, « personnes hostiles ». Très peu. Tant mieux. Au début ça m’a posé un gros problème, ensuite j’ai géré par l’indifférence : la meilleure attitude possible. Mais c’est bien aussi d’avoir des ennemis (des détracteurs...?). Après tout, ça pousse à la remise en question, et c’est au moins la preuve que l’on fait réagir…

 

Récemment, (depuis le début de l’été) des « nouveaux » sont arrivés parmi les commentateurs réguliers : à chaque fois ça m’émeut… Aller lire leurs blogs, lorsqu’il y en a, et me dire « Mince, ces gens passionnants aiment revenir chez moi aussi… ? Quelle chance… Allez, on agrandit la table, on rajoute des chaises… Il faut qu’ils se sentent bien, dans ma maison… »

 

Il y a eu du bonheur, il y a eu de la douleur. Il y a eu des fous-rires, et des sanglots. Il y a eu de l’excitation, du découragement. Mais jamais, jamais, au grand jamais, de l’ennui, de la lassitude, de ma part.       

 

Je n’ai cité personne, aucun nom parce que vous vous (re)connaissez tous. Mais je veux faire ici une exception : Bougrenette, ma sœur de blog, ma frangine de Paris-Carnets ! A deux semaines près, nous pouvions fêter cet anniversaire ensemble (elle avait ouvert son blog début août 2007). Et nous avions assisté elle et moi ensemble à notre première « cérémonie » de rassemblement de blogueurs, début juillet. On n’en menait pas large, mais on en a tous deux ramené un excellent souvenir.

Avec un peu de retard, bon anniversaire à toi aussi, ma Val. J’aime tes billets, si pleins de folie et de poésie. J’aime tes jeux avec les mots et tes fulgurances de phrases dans lesquelles, très souvent, j’ai l’impression de me contempler. J’aime aussi tes commentaires. Et tes critiques. Oui, tes critiques. Continue à être vraie et sincère ici, comme tu l’es toujours.

 

Pour finir, plutôt qu’une photo ou un extrait musical, j’aimerais vous faire partager cette petite nouvelle sans prétention que j’avais beaucoup aimée quand je l’avais découverte pour la première fois, il y a quelques années.

 

 

 

La Clef d’Or

 

Il était une fois, par delà les montagnes, à la lisière de la Forêt Sans Fin, un garçon qui vivait dans une chaumière avec sa mère, son père, ses frères et sœurs. C’était l’hiver, l’hiver le plus froid qu’avait jamais vu le garçon, le plus froid jamais vu dans cette contrée connue pour la froideur de ses hivers, et ce garçon n’avait pas de bois pour se chauffer. Il y en avait pour ses frères, qui ressembleraient à leur père lorsqu’ils seraient grands, et pour ses sœurs, qui ressembleraient à leur mère lorsqu’elles seraient grandes. Mais pour ce garçon, qui ne ressemblerait à personne lorsqu’il serait grand, il n’y en avait pas. Un matin, le garçon s’éveilla avant l’aube. La nuit avait été plus froide encore que les précédentes et une couche de givre recouvrait ses couvertures. Le garçon décida d’aller ramasser du bois pour ne plus passer de pareille nuit. Il se vêtit et quitta la chaumière quand tous dormaient encore, tirant son traineau derrière lui par les champs enneigés puis sous les premiers arbres de la forêt. Tout était gelé et silencieux et, comme l’hiver était si rude, on ne trouvait pas beaucoup de bois. Le garçon s’aventura plus loin dans la sylve, ramassant quelques brindilles par ci, une pomme de pin par là, une branche même parfois, et, peu à peu, il emplit son traîneau.

 

Quand il eut assez de bois, il avait si froid et avait marché si longtemps qu’il décida d’allumer un feu sur place. Il balayait la neige quand soudain le soleil, qui s’était levé entre temps, fit briller quelque chose à ses pieds. Le garçon vit qu’il s’agissait d’une clef, une clef d’or qu’il ramassa vivement. Il la lança en l’air et la rattrapa.

 

-Elle est à moi, dit-il en riant.

 

Et la clef se mit à étinceler au soleil, comme si elle riait avec lui.

 

Au bout d’un moment, il se dit que là où se trouvait une clef se trouvait forcément une serrure à ouvrir. Il balaya la neige tout autour de lui, puis, ne trouvant rien, entreprit de creuser le sol. Oh, comme la terre était dure, plus dure que la pierre, plus dure que l’acier, alors que le garçon ne disposait pour creuser d’autres outils que ses mains. Il creusa très longtemps et, dès qu’il se sentait fatigué ou découragé, il tirait la clef de sa poche, contemplait la promesse qu’elle contenait, et reprenait son labeur, ragaillardi.

 

Enfin, il découvrit un petit coffre en fer qu’il tira de l’étreinte glacée du sol. Il le tourna entre ses mains, cherchant une serrure a priori inexistante. Mais le garçon était patient et finit par la trouver, si minuscule qu’il ne l’avait d’abord pas vue. Il y introduisit la clef et la fit tourner. A présent, il nous faut attendre qu’il finisse d’ouvrir son coffre et en soulève le couvercle pour savoir quelles choses il recèle et à quel point ces choses ont changé sa vie.

 

Peter Cashorali   « Princes Charmés »