samedi, 14 novembre 2009
Fiso en trois actes
L’intrigue : Au cours de l’une des étapes de son tour de France professionnel, une blogueuse qui croque la vie avec gourmandise vient rendre visite à deux ours dans leur tanière.
Acte 1 : La météo n’est pas terrible, et TiNours m’appelle pour me dire que son train est encore en rade. Je vais le chercher au tram. Entretemps Fiso, bataillant avec son GPS, a retrouvé le chemin de Graal-Land. On se retrouve, elle et moi, au clair de lune sur la place devant notre portail « chabada bada, encore une fois bada bada, dabada bada, un homme... une femme... ». Et puis elle me complimente sur mon bouc ! Décidément les avis à ce sujet sont TRES divers et partagés ! Bisous, retrouvailles avec mon mari, et on fonce à trois, faire les courses pour le repas du soir. Plein de bonnes choses. En vrac, et au hasard, des chanterelles fraîches, du rôti de veau pour y découper des grenadins, une sublissime tarte géante aux fruits d’automne qui nous tendait les bras en nous criant « Mangez-moi ! ». On n’a pas eu le cœur de la laisser orpheline...
Ca change, d’avoir une femme à la maison. J’aime bien, et TiNours aussi. Ca apporte une touche exotique au sein de notre foyer ! Elle propose gentiment de nous aider dans les préparatifs culinaires, et j’adore lui répondre « Sois belle et tais-toi ! ». Mais on a tout de même consenti à lui laisser disposer les fruits de mer sur le plateau, et à nous lire à haute voix la recette des grenadins de veau aux girolles pendant qu’on s’activait autour des fourneaux. Le résultat, c’est une soirée toute en douceur, où les bons plats s’enchaînent, avec des vins qui font s’exclamer de bonheur la jolie dame... Trois composantes épicuriennes immortalisées par mon numérique ! Le vin, c’est du rouge du domaine de Faugères, cuvée 2006. Le décolleté de Fiso, toujours aussi irréprochable et affriolant. L’assiette, TiNours m’a fait remarquer en regardant la photo qu’elle ressemble à la présentation d’un kebab, mais ça n’a rien à voir ! Ne confondez pas une vulgaire sauce blanche industrielle avec ma sublime sauce crème au cognac et au poivre vert, ni mes champignons (25 euros le kilo !!!) avec des bouts de viande découpés. Ah mais...
Sur le coup des minuit, Fiso s’enfuit, mais on se bise le sourire aux lèvres et sans désespoir au creux du cœur, parce qu’on sait qu’on va se retrouver le lendemain.
Acte 2 : Il a fait beau toute la journée, et vers les 17h on retrouve Fiso à son hôtel, à une dizaine de kilomètres de la maison. C’est le grand luxe, avec golf, piscine, jardins, et même un spa à l’intérieur ! C’était là qu’elle voulait nous inviter, la coquine. On a donc essayé, en sa compagnie, jacouzi bouillonnant, hammam transpirant (j’ai pas pu tenir plus de dix minutes, ni TiNours ; Fiso, elle a été plus résistante) piscine chauffée, douche, lors d’un petit circuit sympa où l’on évoque nos souvenirs communs en ces lieux divers. TiNours nous décrit des films d’horreur où les gens sont enfermés dans des hammams par des sadiques qui montent la température à fond depuis l’extérieur (ce genre d’idée fait monter la tension et la pression, en plus !). Fiso essaie de prendre des photos, elles sont tout embuées, pas de risque de violation de notre image privée si elle publie ça sur son blog ! Dans le jacouzi je repense à Heather, mon Américaine, avec qui j’avais eu envie de faire l’amour dans le bain bouillonnant de la maison hyper-luxe où je logeais, et ça n’avait pas été possible, parce qu’elle avait ses ragnagnas ce jour-là... Et moi je repartais deux jours après... Elle m’avait cassé mon phantasme de sexe luxueux, de luxe sexuel, façon Dynasty... lol
Le soir, bien détendus par toute cette vapeur, nous nous retrouvons au restau de l’hôtel, avec un pote de boulot à elle. Le courant passe immédiatement. Il est marié à une prof, ça crée des liens ! Et c’est reparti pour un moment agréable où l’on discute de nos professions respectives tout en nous faisant goûter nos plats respectifs... une mention spéciale pour l’avocat en croûte sur sa salade, que nous avons tous essayés (sauf Fiso, mais elle en avait mangé la veille, et nous en avait fait une description extatique... elle avait raison, c’est EXQUIS !).

Acte 3 : Fiso finissait sa semaine de boulot le vendredi après-midi et devait regagner ses brumes parisiennes le soir même. Moi qui ai la chance de finir à 12h30 ce jour-là, j’avais pensé qu’on pourrait glisser encore un petit repas en amoureux, elle et moi. On s’était donc donné rendez-vous là où elle faisait sa formation. Mais, voyez-vous, quand elle m’a dit qu’elle bossait au MaxiCarouf d’Enguières, moi j’avais compris le MégaCarouf de LeBrée. La confusion n’est pas si étonnante, vous savez. Déjà pour moi la différence entre « Maxi » et « Méga », en matière de supermarchés, elle me passe à 100 km au-dessus de la perruque. Ensuite, les communes de LeBrée (où je bosse) et d’Enguières, sont limitrophes. Qui aurait pu imaginer que Fiso et moi ne parlions pas du même Carouf ? Je me suis donc comporté comme un goujat en faisant attendre une demi-heure une jolie dame, qui a quand même fini par commencer à manger sans moi, elle a eu bien raison. Je suis arrivé hors d’haleine et le gérant m’a souri en me disant, avant même que je n’ouvre la bouche « Vous êtes attendu »... OUPSSSS ! J’étais mort de honte mais j’ai été pardonné, enfin j’espère. On a tout de même pu passer une demi-heure ensemble, autour de plats exotiques variés et délicieux, encore une fois. Elle m’a invité, ma Fiso, est-ce que j’ai pensé à lui dire merci ?
Fiso, c’est un oiseau qui s’envole toujours trop vite. Elle se pose, on voudrait lui caresser les ailes, on tend la main, hop, elle a déjà repris son vol.
Fiso, un jour, elle est devenue ma sœur.
La serrer dans ses bras, c’est un privilège rare et précieux. Que j’apprécie à chaque fois. Et je ne suis pas le seul, TiNours en veut sa part.
Jusqu’à la prochaine fois, ma toute belle.

20:47 Publié dans Les blogpotes à Lancelot | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : fiso, restaurant, gastronomie, amitié
jeudi, 29 octobre 2009
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Calyste sans jamais oser le demander
Le reporter Lancelot comptait bien mettre à profit ces quatre jours passés à Lyon, chers lecteurs, pour publier dans un numéro exclusif de Lyon-Match de sensationnelles révélations sur un blogueur adulé par les foules : l’inoubliable interprète de Potomac mon Amour, de Rio Blogo, de la Bataille de Marathon, celui à qui tant de jeunes gens et jeunes filles écrivent des tonnes de lettres (gérées par son service communication), et des poèmes dans leurs journaux intimes, j’ai nommé le grand Calyste.
Mon acolyte et moi avions réussi à décrocher une invitation chez la star... vous imaginiez notre enthousiasme. Passer devant tant d’autres qui se damneraient pour seulement partager un verre avec lui, en terrasse ! Grâce à des interventions hauts placées (mais les coups de fils nécessaires furent nombreux, et les négociations âpres !) nous fûmes invités dans son bel appartement lyonnais, le Saint des Saints, où il fuit les projecteurs et les foules enthousiastes. Non pas un jour, non pas deux ni même trois, mais quatre ! Sans parler des nuits.... On nous aurait tués pour prendre notre place. Mais même morts, nous ne l’aurions cédée à personne. TiNours prenait des notes lors des nombreuses interviews, et moi je mitraillais à coups de Canon. C’est ainsi que nous pûmes arracher quelques-uns de ses secrets (oh, pas tous, bien sûr) au King.
La retranscription des interviews viendra plus tard, les photos aussi. Actuellement, tout ça est en gestation sur le bureau du directeur de la rédaction. Mais je peux, en avant-première, vous livrer quelques petits secrets.
Tout d’abord, Calyste a une réputation d’homme gentil et pacifique. Ne vous y fiez pas : c’est un prédateur sexuel qui ne recule devant rien pour assouvir son inextinguible soif libidineuse. Par exemple, il n’hésite devant aucun artifice pour troubler ses victimes, les mettre dans des situations impossibles. Vous avez déjà entendu parler du coup de la panne d’essence ? Eh ben Calyste il fait ça en plus sournois, il fait le coup du pneu crevé. Juste en revenant de la gare ! Vous conviendrez avec moi que dans la vie normale, ça arrive une fois sur un million, ça ! Eh ben samedi matin, c’était LA fois ! Le pauvre Lancelot a été mis à contribution pour changer le pneu qui avait crevé inopinément, tout ça pour que Calyste puisse le reluquer le postérieur relevé. TiNours surveillait, mais il était un peu désemparé, et nous ne dûmes notre salut qu’à l’arrivée d’un charmant père de famille sur qui Calyste jeta son dévolu. Ouf.
Ensuite, Calyste fait courir le bruit qu’il est nul en cuisine. Mon œil. Tout ça c’est des histoires pour pas faire à manger à ses amis. En fait c’est une grosse feignasse qui ne supporte pas les tablées de plus de cinq convives. Mais si vous voulez aller manger chez lui, ne l’écoutez pas quand il raconte dans son blog qu’il sait pas cuisiner et que pati et que pata. Il sait faire une tarte aux navets et à la muscade absolument sublime, des saucisses de Morteaux accompagnées de plats de légumes à tomber, des pommes au four délicieuses (au micro-ondes, une idée qu’on lui a piquée ici à la rédaction). Enfin bref, moi je vous jure qu’il sait très bien se débrouiller derrière les fourneaux. Bon c’est vrai que question vaisselle, on l’a un peu aidé... Mais il est tellement amusant quand il tremble pour ses assiettes dès qu’il voit Lancelot en brandir une d’un air décidé, je pouvais par résister. Je la lui ai faite, sa plonge. Et puis, en papotant, le travail, ça ressemble à des vacances. Ah oui, parce qu’il est bavard, Calyste. Comment... ? C’est pas un scoop... ? Vous le saviez déjà... ? Bon, OK, alors, mais j’ai encore d’autres secrets à vous révéler.
Calyste, il fait semblant d’être un crac en matière de photos, et c’est vrai qu’il fait illusion, mais il ment ! Sa technique pour nous proposer des clichés beaux et/ou originaux, dans son blog, repose sur deux points bien précis. 1) Il a un excellent appareil 2) Il PIQUE les idées des autres ! Tout le temps où nous avons arpenté Lyon, dès qu’il me voyait zoomer et mitrailler, il venait se coller derrière moi pour me COPIER ! Alors si dans les jours à venir vous voyez chez moi des photos que vous aurez déjà vues chez lui au préalable, ne venez pas me dire « Beuh t’es moins bon que lui, les siennes sont plus belles... » Ce ne sont pas mes talents de photographe (ni les siens !) qui sont en question, c’est la qualité de nos appareils respectifs ! Question technique, nous sommes encore des prolétaires, TiNours et moi ! Le talent ne devrait pas tenir à de sordides détails matériels... C’est une honte, une vraie HONTE.
Calyste, il engueule les gens en voiture. Il les agonit d’injures, derrière son volant. Et à pied, aussi ! Il fait peur... Plusieurs fois nous avons dû intervenir en tant que pacificateurs, pour éviter la bagarre. Même qu’une fois, il a failli en venir aux mains avec une cycliste qui avait commis l’erreur impardonnable de rouler sur le trottoir réservé aux piétons. Un mot en entraînait un autre, et le dérapage verbal s’annonçait. Ca a commencé de façon très policée : « Très chère Madame je vous assure que la loi ne vous autorise nullement à faire tinter votre sonnette pour que les piétons vous laissent le passage » pour finir sur « Espèce de p**asse tu vas la fermer ou bien je t’enfonce ton guidon par l’anus jusqu’à ce qu’il te ressorte du côté des amygdales... ??? ». La malheureuse a dû fuir. Et nous, nous avons dû le retenir à bras le corps pour qu’il ne se lance pas à sa poursuite, l’écume aux lèvres et l’œil injecté de sang....
Calyste, il joue les profs bcbg très à cheval sur les devoirs et les leçons des élèves, mais en fait il donne des conseils subversifs. Emerveillé devant son immense bibliothèque, je cherchais à faire parler le Maître sur sa passion (enfin quoi, un Calyste, c’est censé aimer la littérature, non ???). Eh ben pensez-vous ! Il n’a fait que me dire du mal des plus grands auteurs et me les déconseiller. Ou bien il avait oublié : « Quoi ? Christiane Rochefort ? Je sais pas, ça m’est sorti de la tête, je l’ai lue il y a trop longtemps. » ou bien il tapait sur les plus grands sans pitié : « Hein ? Les Thibault ? Oh non, j’en suis jamais venu à bout, il me tombait des mains... » « Pardon ? ‘Jean-Christophe’ de Romain Rolland ? Ne lis surtout pas ça, c’est chiant comme la mort... ». Bon ! Il m’a bien fallu me résoudre à ce triste constat : c’est pas Calyste qui remplacera Bernard Pivot dans la prochaine émission littéraire devant les caméras... Rien ne trouve grâce à ses yeux....
Enfin, Calyste, une fois qu’il vous a attiré dans son repaire, il fait tout pour que vous n’en sortiez plus, et pour vous faire rater votre train. Le coup de la crevaison, ça ne peut pas marcher deux fois. Alors d’abord il vous fait vous attarder devant l’écran de son pc sous prétexte de vous montrer de belles photos d’éphèbes, mais c’est du chiqué. Ensuite il feint d’avoir oublié l’heure du TGV pour faire son surpris : « Hein ? 11H37... ? Mais je croyais que c’était à 11H50... ». Ensuite « Mais j’ai oublié où j’ai garé ma voiture.... » et puis : « Non, je peux pas vous accompagner, j’ai mal au dos... J’ai horreur des scènes d’adieu, etc etc... » Autant de prétextes fallacieux, sournois et mensongers, qui ne visaient qu’à nous retarder dans sa tanière pour mieux nous croquer, mon enfant.
Donc au final, un personnage libidineux, paresseux, plagieur, bilieux, subversif et manipulateur... Ce n’est qu’in extremis que nous avons réussi à échapper à ses griffes...
Le seul ennui, c’est qu’on n’a qu’une envie, c’est de nous faire griffer à nouveau. Par ses grosses papattes.
Parce que, malgré tous ces défauts, elles sont bien douces, les papattes de Calyste.
00:37 Publié dans Les blogpotes à Lancelot | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : calyste, vacances, lyon
vendredi, 17 juillet 2009
Je suis plus là mais j'y suis quand même
....parce que où que l’on soit, on ne l’oublie pas......
07:00 Publié dans Les blogpotes à Lancelot | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : bougrenette, anniversaire
lundi, 08 juin 2009
Over the Rainblog
Il y avait eu l’Elephant, et Anydris
Puis Fiso, Bougrenette, Chondre, Oh !91 et Orpheus
Plus récemment, Christophe
Et maintenant je peux aussi vous dire :
Calyste existe, je l’ai rencontré.
Suite à de nombreux examens de CV, échanges de questionnaires, interviews téléphoniques, nous avions décidé en haut lieu que Monsieur Calyste pouvait éventuellement être convoqué sur Montpellier pour un entretien. Pouvait-il figurer sur la liste des blogueurs rencontrés par Lancelot ? La réponse fut ‘Oui’, pour une parenthèse-surprise de deux jours dans les vies des uns et des autres.
Alors pour résumer ces quarante-huit heures, il y a eu :
-des oraux annulés vendredi après midi, ce qui m’a bien arrangé parce que je pouvais rejoindre TiNours pour l’accueil en gare.
-Des grands sourires et des bisous à trois sur l’esplanade de Saint Roch

-Des considérations moroses et désabusées sur la météo peu engageante pour le week-end.

-Un souper à l’intérieur (pluie oblige) qui fut retardé par des coups de fil.

-Un gratin de pâtes au saumon dont Calyste mangea deux fois (si si je vous assure ! il vaut mieux l’avoir en photo qu’à table vous savez !!!)

-Une fin de soirée très douce, enlacés à trois sur de moelleux sofas.

-Un réveil enthousiaste le lendemain matin : petit déjeuner pris sous un ciel lumineux, en terrasse.

-Une inauguration de médiathèque avec discours, vin d’honneur et petits fours.

-La découverte émue d’un curry d’un porc mitonné par un TiNours cordon-bleu (komdab).

-Un après-midi en ville avec découvertes variées de trésors architecturaux cachés, derrière des murs et entre des gouttes.

-Une soirée dans un restau camarguais où malgré leur promesse les mariachis nous oublièrent, à notre grand soulagement....

-Une promenade au clair de la pleine lune sous les échos d’une pièce de théâtre bien audible mais invisible...

-Une autre fin de soirée douceur passée à siroter poire-vanille ou pomme-cannelle tout en évoquant les mérites comparés de Bree, Susan et Gabriella.

-Un (autre) petit déjeuner dans les effluves de ma tarte qui cuisinait, encore en terrasse malgré un ciel tant soit peu tourmenté.

-Notre devoir de citoyens européens que nous accomplîmes pendant que Calyste mitraillait des vues diverses du village.

-Une virée sur Palavas sous un soleil estival : au programme : flamands roses, corps de beaux mâles dénudés (roses aussi, parfois !), et cathédrale inaccessible
-Un apéro pris entre la fournaise d’un barbecue et un soleil au zénith.

-Un repas de grillades passé entre considérations métaphysiques religieuses et fous-rires sexuels.

-Quelques extraits de films de famille variés où nous eûmes l’occasion de montrer à Calyste certains de nos amis....

-Un bain rapide dans la piscine, histoire d’évacuer la chaleur accumulée....

-Le retour à la gare et un coup de stress final qui fit monter l’adrénaline

-Deux heures plus tard, un coup de fil, en point d’orgue, pour annoncer en conclusion que tout fut bien qui finit bien....
Lors de ce séjour, la méchante sorcière de l’Est essaya par ses maléfices de ruiner le voyage de Calyste au pays d’Oz :

D’abord en envoyant la pluie, mais ce sortilège-là fut raté sur toute la ligne : on a astucieusement trouvé le moyen d’éviter TOUS les gros orages, et de ne nous risquer dehors que lors des éclaircies. Ces dernières ayant été majoritaires, on a largement optimisé la visite montpelliéraine. Qui plus est, le ciel a pris des couleurs magnifiques, qui vont sûrement être immortalisées sous peu sur FLICKR !

Ensuite en fermant l’accès à la cathédrale de Maguelonne par un concert alors qu’on avait déjà fait vingt minutes de marche sous le soleil... Mais on a compensé en revenant par la plage, entre une mer aux variances de bleu magnifiques et des corps nus bronzés, longuement zoomés et mis en boite....

Enfin en modifiant par traitrise la date du billet de train retour de Calyste. Mais malgré employées incompétentes et contrôleurs revêches, il fit le trajet du retour assis et sans supplément. Na.

Il nous a laissé un souvenir de lui dans notre salle de bains...Inutile de dire que nous le conserverons longtemps, telle une relique précieuse...
A la prochaine ? Aux blogueurs qui veulent retrouver le chemin de chez nous, il suffit de continuer à s’aimer, et de garder le contact.
C’est tout à fait simple.

11:19 Publié dans Les blogpotes à Lancelot | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : calyste
dimanche, 01 mars 2009
Thinking about you....
Tout en sachant que ce n’est pas vrai, on se lance toujours, en amitié comme en amour, en croyant que le voyage durera éternellement.
Bien sûr, très souvent, on est déçu. Mais contre toute attente, on refuse cette fatalité. On monte dans le train en se disant qu’il n’y aura pas de terminus. La plupart du temps, il y en a un.
Aujourd’hui, assis au bord de la voie déserte, je me souviens :




So everyday I cry
Yes everyday I fall
Do you ever wonder why, why I love everything about you….
You’ll never know, no, no, no
You’ll never know just how close we were
You’ll never know, no, no, no
No you’ll never know
No you’ll never see…
The book closes and we try to forget
But I know that things won’t change
How we feel, how life goes on
And that seems so strange….
And so the light fades away
Try, try, try as I may
I can’t stop thinking about you
Tu me manques.
Terriblement...
00:05 Publié dans Les blogpotes à Lancelot | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mercredi, 19 novembre 2008
Réveillé de bonheur
Dimanche soir, le téléphone de TiNours sonne : c’est Catherine qui appelle, comme prévu, pour demander si on peut glisser, dans leur vacance sudiste, un petit moment privilégié pour se jouer du Truffaut, le lendemain.
Le lundi matin est peu commode, et pour eux, qui vont probablement dormir tard, et pour moi qui reprends le boulot à 12h30. Reste la fin de l’après midi, avant qu’ils ne repartent en train vers leurs brumes du Nord. Je caricature, mais à peine. Rendez-vous est donc pris, devant la gare, pour 16h. TiNours qui est en réunion à la préfecture jusqu’à 18h30 ne pourra hélas pas se joindre à nous.
Une fois expédiées mes trois heures de cours de l’après-midi, je fonce à Montpellier dès 15h30. Sous un soleil radieux, et le bleu insolent du ciel, je passe devant la gare quand j’entends la voix familière de Jim m’appeler : « Salut Jules ! » J’avais le soleil dans les yeux, j’avais rien vu venir. Mais c’est bien lui. Deux bises ? Trois, à la montpelliéraine ? Quatre, comme il me le suggère ? Quand on aime on ne compte pas ! « Où est Catherine ? » « Là-bas en terrasse, avec Boby » Ooooh, je vais faire la connaissance de Msieur Boby… Je suis tout intimidé. Un blogueur célèbre, qui n’a fait qu’une apparition en commentaire (remarquée tout de même, en tout cas par moi !) dans une de mes notes il y a six mois ! On scelle ça par une virile poignée de main, lui et moi… Et puis, un gros câlin dans les bras de ma Catherine, qui me manquait tant depuis mon Paris-Carnets de juillet ! Me voici face à eux, assis à cette terrasse de café. Il fait chaud, il fait froid, j’enlève mon manteau, je le remets. Et vas-y que je te parle blog, technique, wifi, netvibes et connections diverses… Ahlàlà ces gens… Y a pas à dire, les blogueurs sont une catégorie de drogués à part.
Départ de Boby, accompagné de Jim qui va récupérer les valises dans son coffre. Le temps d’un nouveau poutou dans les bras de ma Catherine, et c’est reparti. Jim est de retour, dans son jeans javellisé, le chic du chic ! On dépose les bagages dans mon coffre, est-ce qu’on va s’attarder en terrasse ? Non, il fait trop beau. Marcher. Parler. Rire. Aimer.
Place de la Comédie, on parle d’une tragédie. Arrivés au Peyrou, on rêve et on s’extasie devant les jolies couleurs de cette fin d’après-midi, qui caressent la porte, et nos yeux, et nos corps. Catherine mitraille, elle veut immortaliser les choses. Hélas trois fois hélas, la batterie de son appareil lâche et ni Jules ni Jim ne peuvent la dépanner. Devant le bel aqueduc, il ne nous reste plus qu’à faire une pause en admirant le soleil qui descend doucement sur l’horizon. Le ciel a parfum d’automne, l’air vibre d’amitié partagée. Je l’écoute, lui, je la regarde, elle, avec une tendresse infinie.
Redescente vers le centre ville en donnant à Catherine quelques conseils de repérages de couples gays : « Deux hommes et une femme peuvent éventuellement faire illusion, quoique ! Mais deux hommes et un chien, alors là c’est sûr que… » Catherine m’interrompt, indignée « Je suis assimilée à un chien ??? » Ben quoi c’est mignon un gentil labrador, non ? Marre de cet anathème jeté depuis des mois sur les chiens, au bénéfice des chats, la plupart du temps. Il est grand temps de réhabiliter les Toutous. Les femmes aussi, d’ailleurs. Avant de me faire trucider par les féministes, laissez moi dévier, et vous raconter qu’on s’est faufilés, comme trois voleurs, dans l’ex Hôtel de Varennes, alias vieux musée de Montpellier, où on a pu admirer les belles voûtes, et où je me suis fait mousser en expliquant à Jim qui était Cambacérès, et ce que nous, homos, lui devons. Non, je ne recommencerai pas mon (bien maigre !) exposé ici. Si ça vous intéresse, allez vous renseigner sur Wikipédia ! Malheureusement le musée lui-même était fermé et je n’ai pas pu demander à Catherine et Jim leur avis sur l’immense portrait du Monsieur en question, que j’ai toujours trouvé fort appétissant (Cambacérès, pas son portrait… même si je n’ai pu appréhender celui-là qu’à travers celui-ci !)
On repart vers la gare, on récupère les valises… Retour à la case départ, dans le même bar où nous avions pris des consommations deux heures plus tôt (Merci Boby pour avoir payé mon café, au fait !). Le soir tombe, et il faut déjà se séparer. J’aurais voulu les serrer plus longtemps dans mes bras, les emmener à la maison, leur présenter mon TiNours, leur faire goûter notre cuisine, les garder au moins pour la nuit ! Mais tout le monde retravaille le lendemain, tôt. Tant pis. Ce sera pour une autre fois. Promis, hein ? On s’en fera un complet, hein, de remake de Jules et Jim ? Ah non, pas complet. Sans la fin de l’histoire. Elle était trop triste. Il n’y a pas de morts dans la nôtre. Aucun beau souvenir. Uniquement de beaux avenirs.
L’amitié, c’est de l’amour sans les ailes.

16:38 Publié dans Les blogpotes à Lancelot | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : blogs, potes, montpellier, cambacérès, truffaut
vendredi, 07 novembre 2008
Le 5° élément ? Le 3° type ? Non, le 8° blogueur
Tout commence par des commentaires inter-blog, sur fond de plaisanteries et taquineries mutuelles. Au bout de quelques bons mois, par la gentillesse alléché, on court-circuite l’étape de l’envoi des mails pour passer directement sur MSN. Et après quelques conversations où le courant passe encore mieux, on branche la cam, et on se VOIT, enfin, tel qu’on s’était toujours imaginé l’autre (moi en tout cas). Aucun choc, aucun déplaisir. On a l’impression de s’être toujours connus. Je suis à l’aise, je sens en face de moi une présence bienveillante, un regard gentil et indulgent. Je fais mon numéro de Bozo habituel, ça passe encore. Il réussit tous les tests, çuilà !
Après Bruxelles, pendant Paris, entre un TGV et deux métros, pourrons-nous trouver un moment pour nous effleurer, nous croiser, nous rencontrer, au cours de cette semaine de vacances ? OUI. Peut-être lundi après-midi. Veine : il fait un temps superbe ce jour-là. Meryl, TiNours et moi avions prévu d’aller voir l’exposition Prévert, mais la longueur ridicule de la file d’attente nous désespère. C’était prévisible d’ailleurs, vu la météo et le fait que l’expo est gratuite. De toute façon, Meryl doit aller à 17h voir le résultat d’un examen qu’elle a passé (et réussi, ça lui a porté chance, on a sablé le champagne le soir même !). Les portables sonnent, on s’appelle mutuellement. Il est près du Louvre, on y va nous aussi. A pied, pour profiter de la délicieuse ballade le long des quais de Seine. Devant le Louvre, on s’appelle encore « Vous y êtes ? J’arrive ». Et pour finir, une dernière sonnerie : « Tu portes bien un blouson rouge ? ». Oui c’est cela. Je me retourne, le voici.
Bisous, sourires, que va-ton faire après le départ de Méryl ? Tout simplement s’installer en terrasse autour de trois cafés, pour profiter du beau temps, et discuter, parler, mettre du son et lumière sur ce blogueur que je ne connais depuis des semaines qu’à travers ses jolies notes, ses écrits pleins d’esprit et de sensibilité. Ses yeux pétillent, ses cheveux bouclent. On parle boulot, et TiNours a (enfin !) une occasion d’expliquer un peu le sien. On parle blog, ah, les blogs ! On discute examens, géographie, lieux où nous avons vécu, ou travaillé. Le monde (homo) est petit : nous avons (eu) une connaissance commune hors du net ! Comme quoi… il y a une vie après, et même avant, le blog. Les élections américaines, les questions qu’elles soulèvent, Obama, O pas bama, gagnera, gagnera pas… Deux heures s’écoulent dans la bonne humeur et la cordialité, sans même qu’on les voie passer. Ma volubilité, sa gentillesse. Les clins d’œil de TiNours, sa modestie à lui. Son vécu, notre passé. Nos projets, ses examens imminents. Mais l’heure tourne, nous devons aller au théâtre. Il nous raccompagne gentiment jusqu’au métro le plus proche. On lui demande de venir nous voir, dans le Sud, quand il le voudra. S’il veut se renseigner sur le rapport qualité-prix de notre auberge, il peut demander des détails à Fiso ! Un petit pincement au moment de se séparer, hop, il a déjà disparu. Mon Dieu, qu’on était bien. Je suis tout content. J’ai rencontré Christophe.
00:30 Publié dans Les blogpotes à Lancelot | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : blog, rencontre de blogueurs, paris, louvre
vendredi, 25 juillet 2008
Bravo Sammy
15 juillet
Avant de décoller ce soir de l’aéroport de Marseille, nous avons fait une étape chez mes parents pour y laisser la voiture. C’est là que vers les 14h j’ai reçu un coup de fil sur le portable de TiNours, de mon frérot Sammy qui m’annonçait, plein de joie, qu’il venait de réussir le CAPES ! Brillamment, en plus, il est 81° sur les 900 et quelque admis. Je le félicite, tout heureux pour lui, et puis je raccroche, un peu nostalgique sur le temps qui passe. Mon CAPES à moi, c’était il y a 17 ans… Je m’en souviens pourtant comme si c’était l’année dernière… Les contacts interblogs, un peu comme les rapports professionnels dans une même entreprise, ont tendance, à gommer, abolir les différences d’âge… Mais, même si dans le champ de la mémoire, le temps c’est toujours le présent, il n’en est pas de même dans l’univers des mortels…
Inutile de compter sur ma famille pour avoir une once de compréhension face à mon petit coup de « vague à l’âme » en cette circonstance :
Moi : « un copain vient de m’appeler, il a réussi le CAPES. Je suis super-heureux pour lui, mais ça me file un sacré coup de vieux, moi je l’avais passé il y a 17 ans… »
Ma sœur : « Parce que lui le repasse depuis 17 ans ? »
Moi –levant les yeux au ciel- : « Mais non, lui le passe cette année, mais il a 25 ans mon copain »
Mon père : « Tu as des copains de 25 ans, toi ? »
Moi –arborant la plus belle gueule en biais de ma collection- : « Ben oui, pourquoi, c’est si incroyable ? »
Ma mère (songeuse) : « Il pourrait être ton fils… »
Bon. J’ai arrêté là la discussion. J’aurais commis un triple meurtre… Et j’arrête là cette note, pour vous laisser vous bidonner à l’aise, bande de cons…
Et encore toutes mes félicitations (FRaternelles et non Paternelles) à Sammy.
00:05 Publié dans Les blogpotes à Lancelot | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : sammy, capes
