mercredi, 01 avril 2009

Voilà, Sir Ponds...

EPILOGUE...

 


podcast

 

Bloguer, écrire, parler, déblatérer, s’étaler, se dévêtir, se rhabiller....

 

Depuis quelque temps, je mesure la vacuité de tout cela.

 

C’est un sentiment qui avait commencé à s’infiltrer en moi il y a déjà plusieurs semaines : repasser sur ce que l’on a écrit, en se disant que tout est bon à jeter à la corbeille. Malgré tout, cliquer, par paresse,  avec lassitude, sur « publier » en ayant honte de faire lire des bêtises à un public d’amis. Bien sûr, j’avais déjà connu cela avant, mais jamais avec la même intensité, la même régularité.

 

Relire des notes passées en pensant « C’est moi qui ai rédigé des inepties pareilles ? » Un peu comme d’apercevoir son reflet par surprise dans un miroir et de se dire « QUOI ??? MOI, ça ?? Pas possible, j’étais tellement mieux dans mon souvenir !!! » Et puis, faire des constatations désabusées pour se consoler : « Après tout, aujourd’hui, je ne fais qu’arborer la tête que j’aurai dans dix ans... autant commencer à m’habituer... »

Ou bien, c’est comme d’entendre sa voix sur un enregistrement. Aigue, mal timbrée, caquetante. Un timbre à se faire virer de la radio séance tenante. Et tu OSES imposer cela à des personnes que tu considères comme tes amis ???

 

Des histoires de prof aigri, d’homo bien dans sa peau sans intérêt, de mec qui se laisse glisser sur une vie sans relief, quel intérêt, bordel, quel intérêt ?

 

S’épiler le nombril quasi-quotidiennement sous le regard des autres, trop gentils pour admettre qu’ils s’ennuient. Applaudissements polis quand les vocalises ratées de la Prima Donna sont terminées. Regarder le rideau usé jusqu'à la corde descendre dans une odeur de naphtaline, pouah !

 

Je voudrais présenter mes excuses à tous mes amis lecteurs qui m’ont accompagné jusqu’ici. Vous êtes ce qui m’est arrivé de meilleur dans l’aventure. Encouragement, joie, plaisir, tendresse. Chagrin, déception, désillusion aussi. On se relève des seconds en s’appuyant sur les premiers. Mais au fond, tout cela se chevauche et s’additionne pour donner un total très positif.

 

Je ne tire pas complètement ma révérence : je reviendrai bien sûr, en commentaire, chez tous les blogpotes ! On ne se débarrasse pas de moi si facilement, ah non.  Je reviendrai embrasser ma Bougrenette, vibrer chez Calyste, asticoter (gentiment !) Olivier Autissier. Je continuerai à discuter longuement sur MSN avec mon Christophe. Serrer fort les mains de ma soeurette Fiso, de mon frérot Sammy... Je continuerai à faire mes incursions si agréables en Bretagne, chez tous mes potes ‘de là-bas’, Kab-Aod, Karagar, et Karregwenn, la « petite dernière ». Et puis, j’espère bien garder le contact avec les commentateurs non blogueurs, Arnaud et Phiragust. Sans oublier mon tout premier blogpote, mon Panpan, retrouvé récemment au détour d’un mail qui m’a fait plaisir. Et Valérie, je ne désespère pas de faire un jour un Kougloff en sa compagnie ! Et Farfalino, qui vit dans une région que j’ai bien connue, lui que je regrette de n’avoir pu voir à Noël. Et puis, BIEN SUR, mon Orpheus dont je ne me lasse pas, et mon petit Chondre à moi chez qui je me suis fait trop rare ces derniers temps, mais je vais pouvoir rattraper du retard, maintenant, puisque j’aurai moins de boulot d’écriture sur moi. Je pourrai commenter plus souvent chez eux, chez vous.

 

Quant au « Sir Ponds » que j’ai mis en exergue dans le titre de cette note, lui se reconnaîtra, en anagramme...

 

Bisous affectueux à vous tous....

 

Avant de partir, je vous offre un denier verre ? Allez, c’est ici.