jeudi, 17 décembre 2009
Juste avant d'aller bosser !
Je viens de recevoir ça en mail, et je ne résiste pas : il FAUT le publier !
Je voudrais te rappeler que mon homme politique favori est SARKOZY.
Ne l'oublie pas Merci
10:01 Publié dans Lancelot se marre | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
samedi, 12 décembre 2009
En ces temps-là....
Des collègues de travail de TiNours, en furetant sur internet, sont tombées sur cette perle de culture : l’extrait d’un manuel scolaire catholique d’économie domestique pour les femmes, publié en 1960. Il paraît que c’est très connu sur la toile. Mais pour ceux (et surtout celles !!!) d’entre vous qui ne connaîtraient pas, je ne résiste pas au bonheur de le publier intégralement, dans ce blog.
Stupéfiant.
Ahurissant.
Incroyable.
J’ai attrapé un fou-rire inextinguible à la première lecture, mais à la seconde, j’ai eu aussi envie de pleurer... On hésite sans cesse entre l’indignation incrédule, et l’hilarité hystérique.
Bon, je vous laisse juges. Mesdames : Boug, Val, Karreg, Sco, Fiso, Dana et les autres, si vous lisez, je vous en prie, dites moi quelles réflexions vous inspire cette épigramme... Qu’auriez-vous fait, vous, en 1960.... ?
(J’ai mis en gras les passages que je trouve les plus gratinés...)
Authentique extrait d’un manuel scolaire catholique d’ÉCONOMIE DOMESTIQUE POUR LES FEMMES
Faites en sorte que le souper soit prêt.
Préparez les choses à l’avance, le soir précédent s’il le faut, afin qu’un délicieux repas l’attende à son retour du travail. C’est une façon de lui faire savoir que vous avez pensé à lui et vous souciez de ses besoins. La plupart des hommes ont faim lorsqu’ils rentrent à la maison et la perspective d’un bon repas (particulièrement leur plat favori) fait partie de la nécessaire chaleur d’un accueil.
Soyez prête.
Prenez quinze minutes pour vous reposer afin d’être détendue lorsqu’il rentre. Retouchez votre maquillage, mettez un ruban dans vos cheveux et soyez fraîche et avenante. Il a passé la journée en compagnie de gens surchargés de soucis et de travail. Soyez enjouée et un peu plus intéressante que ces derniers. Sa dure journée a besoin d’être égayée et c’est un de vos devoirs de faire en sorte qu’elle le soit.
Rangez le désordre.
Faites un dernier tour des principales pièces de la maison juste avant que votre mari ne rentre. Rassemblez les livres scolaires, les jouets, les papiers, etc. et passez ensuite un coup de chiffons à poussière sur les tables.
Pendant les mois les plus froids de l’année.
Il vous faudra préparer et allumer le feu dans la cheminée, auprès duquel il puisse se détendre. Votre mari aura le sentiment d’avoir atteint un havre de repos et d’ordre et cela vous rendra également heureuse. En définitive veiller à son confort vous procurera une immense satisfaction personnelle.
Réduisez tous les bruits au minimum.
Au moment de son arrivée, éliminez tout bruit de machine à laver, séchoir à linge ou aspirateur. Essayez d’encourager les enfants à être calmes. Soyez heureuse de le voir. Accueillez-le avec un chaleureux sourire et montrez de la sincérité dans votre désir de lui plaire.
Écoutez-le.
Il se peut que vous ayez une douzaine de choses importantes à lui dire, mais son arrivée à la maison n’est pas le moment opportun. Laissez-le parler d’abord, souvenez-vous que ses sujets de conversation sont plus importants que les vôtres. Faites en sorte que la soirée lui appartienne.
Ne vous plaignez jamais s’il rentre tard à la maison.
On sort pour dîner ou pour aller dans d’autres lieux de divertissement sans vous.
Au contraire, essayez de faire en sorte que votre foyer soit un havre de paix, d’ordre et de tranquillité où votre mari puisse détendre son corps et son esprit.
Ne l’accueillez pas avec vos plaintes et vos problèmes.
Ne vous plaignez pas s’il est en retard à la maison pour le souper ou même s’il reste dehors toute la nuit. Considérez cela comme mineur, comparé à ce qu’il a pu endurer pendant la journée. Installez-le confortablement. Proposez-lui de se détendre dans une chaise confortable ou d’aller s’étendre dans la chambre à coucher. Préparez-lui une boisson fraîche ou chaude. Arrangez l’oreiller et proposez-lui d’enlever ses souliers. Parlez d’une voix douce, apaisante et plaisante. Ne lui posez pas de questions sur ce qu’il a fait et ne remettez jamais en cause son jugement ou son intégrité. Souvenez-vous qu’il est le maître du foyer et qu’en tant que tel, il exercera toujours sa volonté avec justice et honnêteté.
Lorsqu’il a fini de souper, débarrassez la table et faites rapidement la vaisselle.
Si votre mari se propose de vous aider, déclinez son offre car il risquerait de se sentir obligé de la répéter par la suite et après une longue journée de labeur, il n’a nul besoin de travail supplémentaire. Encouragez votre mari à se livrer à ses passe-temps favoris et à se consacrer à ses centres d’intérêt et montrez-vous intéressée sans toutefois donner l’impression d’empiéter sur son domaine. Si vous avez des petits passetemps vous-même, faites en sorte de ne pas l’ennuyer en lui parlant, car les centres d’intérêts des femmes sont souvent assez insignifiants comparés à ceux des hommes.
A la fin de la soirée.
Rangez la maison afin qu’elle soit prête pour le lendemain matin et pensez à préparer son petit déjeuner à l’avance. Le petit déjeuner de votre mari est essentiel s’il doit faire face au monde extérieur de manière positive. Une fois que vous êtes tous les deux retirés dans la chambre à coucher, préparez-vous à vous mettre au lit aussi promptement que possible.
Bien que l’hygiène féminine
soit d’une grande importance, votre mari fatigué, ne saurait faire la queue devant la salle de bain, comme il aurait à le faire pour prendre son train. Cependant, assurez-vous d’être à votre meilleur avantage en allant vous coucher. Essayez d’avoir une apparence qui soit avenante sans être aguicheuse.
Si vous devez vous appliquer de la crème pour le visage ou mettre des bigoudis, attendez son sommeil, car cela pourrait le choquer de s’endormir sur un tel spectacle.
En ce qui concerne les relations intimes avec votre mari.
Il est important de vous rappeler vos voeux de mariage et en particulier votre obligation de lui obéir. S’il estime qu’il a besoin de dormir immédiatement, qu’il en soit ainsi. En toute chose, soyez guidée par les désirs de votre mari et ne faites en aucune façon pression sur lui pour provoquer ou stimuler une relation intime.
Si votre mari suggère l’accouplement.
Acceptez alors avec humilité tout en gardant à l’esprit que le plaisir d’un homme est plus important que celui d’une femme, lorsqu’il atteint l’orgasme, un petit gémissement de votre part l’encouragera et sera tout à fait suffisant pour indiquer toute forme de plaisir que vous ayez pu avoir.
Si votre mari suggère une quelconque des pratiques moins courantes
Montrez-vous obéissante et résignée, mais indiquez votre éventuel manque d’enthousiasme en gardant le silence. Il est probable que votre mari s’endormira alors rapidement ; ajustez vos vêtements, rafraîchissez-vous et appliquez votre crème de nuit et vos produits de soin pour les cheveux.
Vous pouvez alors remonter le réveil.
Afin d’être debout peu de temps avant lui le matin. Cela vous permettra de tenir sa tasse de thé du matin à sa disposition lorsqu’il se réveillera.

(J’ai essayé d’imaginer une version homo de la chose, pour rigoler, mais y a pas : impossible de mettre en équation les relations au sein d’un couple hétéro en 1960 et celles d’un couple homo en 2009.
Déliquescence des mœurs, en cinquante ans....)
16:49 Publié dans Lancelot se marre | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : femmes, épouses, années 60
jeudi, 12 novembre 2009
Encore des blagapilou !
Vous vous souvenez de Pilou, mon copain qui vit en Belgique depuis sa retraite, et qui m’envoie régulièrement des bêtises désopilantes sur internet ? Ca faisait bien longtemps que je n’en avais plus partagé avec vous. Celles de ce soir m’ont fait bien marrer, et m’évitent de me fendre d’une note. Alors, je vous fais un petit copié-collé, histoire de partager la rigolade. Si vous connaissiez déjà, pour avoir déjà reçu cela via le net, c’est l’occasion de rigoler deux fois !
Acheter des produits laitiers :
1969 :
Tu vas chercher du lait chez le crémier, qui te dit bonjour avec ton bidon en alu, et tu prends du beurre fait avec du lait de vache coupé à la motte. Puis tu demandes une douzaine d'œufs qu'il sort d'un grand compotier en verre. Tu payes avec le sourire de la crémière, et tu sors sous un grand soleil. Le tout a demandé 10 minutes.
2009 :
Tu prends le caddie de merde dont une roue est coincée et qui le fait aller dans tous les sens sauf celui que tu veux, tu passes par la porte qui devrait tourner mais qui est arrêtée par ce que un benêt l'a poussée, puis tu cherche le rayon crémerie où tu te les gèles, pour choisir parmi 12 marques le beurre qui devrait être fait à base de lait de la communauté. Et tu cherches la date limite.
Pour le lait tu dois choisir avec des vitamines, bio, allégé, très allégé, nourrissons, enfants, malades, ou mieux en promo avec la date dessus et la composition.
Pour les œufs tu cherches la date de la ponte, le nom de la société et surtout tu vérifies qu'aucun œuf n'est fêlé ou cassé, et paffe tu te mets plein de jaune sur le pantalon.
Tu fais la queue à la caisse puis la grosse dame devant a pris une promo qui n'a pas de code bars alors tu attends, et tu attends, puis toujours avec ce foutu caddie de merde tu sors pour chercher ton véhicule sous la pluie, tu ne le retrouve pas car tu as oublié le N° de l'allée. Enfin après avoir chargé la voiture, il faut reporter l'engin pourri où là, tu vas t'apercevoir qu'il est impossible de récupérer ton jeton, tu reviens à ta voiture sous la pluie qui a redoublé. Cela fait une heure que tu es parti.
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Faire un voyage en avion.
1969 :
Tu voyages dans un avion d'Air France, on te donne à manger et t'invite à boire ce que tu veux, le tout servi par de belles hôtesses de l'air, et ton siège est tellement large qu'on peut s'asseoir à deux.
2009 :
Tu entres dans l'avion en continuant d'attacher le ceinturon qu'à la douane ils t'ont fait retirer pour passer le contrôle. Tu t'assois sur ton siège, et si tu respires un peu trop fort tu mets un coup de coude à ton voisin, si tu as soif le steward t'apporte la carte et les prix sont ahurissants.
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Michel doit aller dans la forêt après la classe. Il montre son couteau à Jean avec lequel il pense se fabriquer un lance-pierre.
1969 :
Le directeur voit son couteau et lui demande où il l'a acheté pour aller s'en acheter un pareil.
2009 :
L'école ferme, on appelle la gendarmerie, on emmène Michel en préventive. TF1 présente le cas aux informations en direct depuis la porte de l'école.
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Discipline scolaire.
1969 :
Tu fais une bêtise en classe. Le prof t'en colle deux. En arrivant chez toi, ton père t'en recolle deux autres.
2009 :
Tu fais une bêtise. Le prof te demande pardon. Ton père t'achète une moto et va casser la gueule au prof.
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Franck et Marc se disputent. Ils se flanquent quelques coups de poing après la classe.
1969 :
Les autres les encouragent, Marc gagne. Ils se serrent la main et ils sont copains pour toute la vie.
2009 :
L'école ferme. TF1 proclame la violence scolaire, France Soir en fait sa première page et écrit 5 colonnes sur l'affaire.
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Eric casse le pare brise d'une voiture du quartier. Son père sort le ceinturon et lui fait comprendre la vie.
1969 :
Eric fera plus attention la prochaine fois, grandit normalement, fait des études, va à la fac et devient un excellent homme d'affaire.
2009 :
La police arrête le père d'Eric pour maltraitance sur un mineur. Eric rejoint une bande de délinquants. Le psy arrive à convaincre sa sœur que son père abusait d'elle et le fait mettre en prison.
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Jean tombe en pleine course à pied. Il se blesse au genou et pleure. Sa prof Jocelyne le rejoint, le prend dans ses bras pour le réconforter.
1969 :
En deux minutes Jean va beaucoup mieux et continue la course.
2009 :
Jocelyne est accusée de perversion sur mineur et se retrouve au chômage, elle écopera de 3 ans de prison avec sursis. Jean va de thérapie en thérapie pendant 5 ans. Ses parents demandent des dommages et intérêts à l'école pour négligence et à la prof pour traumatisme émotionnel. Ils gagnent les deux procès. La prof, au chômage et endettée, se suicide en se jetant d'en haut d'un immeuble.
Plus tard, Jean succombera à une overdose au fond d'un squat.
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Arrive le 28 octobre.
1969 :
Il ne se passe rien.
2009 :
C'est le jour du changement d'horaire : les gens souffrent d'insomnie et de dépression.
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La fin des vacances.
1969 :
Après avoir passé 15 jours de vacances en famille en Bretagne dans la caravane tractée par une 403 Peugeot, les vacances se terminent. Le lendemain tu repars au boulot, frais et dispos.
2009 :
Après 2 semaines aux Seychelles obtenues à peu de frais grâce aux « bons vacances » du Comité d'entreprise, tu rentres fatigué et excédé par 4 heures d'attente à l'aéroport suivies de 12 heures de vol. Au boulot il te faut 1 semaine pour te remettre du décalage horaire.
18:23 Publié dans Lancelot se marre | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : blagues
jeudi, 27 août 2009
L'état de garce
L’an dernier, à peu près à la même époque, j’avais (trop) longuement discutaillé ici sur les images qu’évoquaient en moi les divers noms donnés aux homosexuels (comme "ils" disent, mais qui diable sont ces "ils" à la fin... ?). Un exercice dont je raffole, quel que soit le mot. J’avais même embrayé sur les diverses façons de désigner son « conjoint » lorsqu’on est homo, gay, pédé, etc.
Depuis quelques jours un autre mot me trotte en tête : garce. Je suis moins concerné (quoique...) mais tout aussi intéressé. Quelques échanges en commentaire avec des amies m’ont fait gamberger sur le terme...
Avant de livrer mes réflexions personnelles sur le terme, je suis tout de même allé faire une petite reconnaissance, dans des dictionnaires divers et sur internet. Il résulte de tout cela, (le Larousse en est une bonne synthèse d’ensemble) qu’une « garce » est une « femme, fille, désagréable, méchante » « terme injurieux et très grossier. Se dit d’une femme débauchée ; chipie »
Chipa du tout d’accord. Mais bien sûr, encore une fois, cette analyse n’engage que moi.
D’abord, étymologiquement, « garce » est simplement le féminin de garçon, et ce mot signifiait jeune fille. XVIe siècle : « Le masle est gars à quatorze ans, et la femelle est garce à douze » (LOYSEL dans le Glossaire.)
Dans un canton du Vendomois, où elle séjourna quelques jours, on dit, paraît-il de Madame de Staël que c’était « une fameuse garce », et c’était un éloge. Entendait-on par là « une femme proche d’un homme par ses qualités »... ? Honoré de Balzac, dans « Les Chouans », écrit : « Cette tendance à prendre les mots en mauvaise part produit de fâcheux effets. Garce avait un sens très bon, on l'a rendu déshonnête ; il a fallu prendre fille. Aujourd'hui fille est devenu déshonnête à son tour en certains cas ; on ne peut plus dire une pension de filles ; il faut dire : de jeunes filles ou de jeunes personnes ; où s'arrêtera-t-on ? »
Mes investigations sur internet m’ont aussi fait découvrir que « la Garce » est le titre français d’un film de King Vidor « Beyond the Forest » tourné en 1949, où Bette Davis incarne, paraît-il, une femme moralement horrible. L’ensemble est tiré d’un roman de David Loomis dont je connaissais « Dark Passage », pour avoir préparé le cours de toute une année sur l’œuvre, en pure perte (il n’était pas réédité). Bref. Ce qui est intéressant, c’est qu’ il y a un personnage de garce fatale dans « Dark Passage » aussi, et apparemment les vamps sans scrupules étaient très à la mode dans les années 50.
J’ai eu également l’idée de chercher du côté des traductions, dans les langues que je connais. En anglais j’ai trouvé « bitch » « cunt » et « vixen ». « Bitch » et « cunt » sont selon moi très connotés « salope ». « Vixen » m’a fait sourire, je l’associais à des femmes à gros seins depuis les films de Russ Meyer, Ultravixens, Megavixens et Cie. Mais il est vrai que, outre leurs fortes poitrines, les nanas dans ces films exhibent des mœurs très relâchées. Connotations sexuelles donc, ne collant pas tout à fait, selon moi, à la « garce » française. En Italien j’ai trouvé « vacca » qui m’a beaucoup fait rire (pauvres bêtes...), mais aussi « puttana » (à peine connoté...), ainsi qu'un mot intéressant : « donnaccia » avec le suffixe servant à donner un sens péjoratif aux mots, accolé à « donna » que tout le monde connaît.
Eh ben non, pour moi une « garce » n’est pas une salope. Enfin pas salope dans le sens sexuel, ou méchant, voire les deux à la fois, où on l’entend actuellement. « Garce » est souvent associé à « petite », ce qui est intéressant. Une petite garce, fait penser à une adolescente se jouant des adultes. Une ‘chipie’ me ferait plutôt penser à une gamine, quoiqu’on retrouve ce terme là, souvent associé à ‘vieille’, aussi. « Vieille chipie » c’est amusant. Pour en revenir à « Garce », le terme évoque pour moi une nana capable de jouer des tours pendables (ce que l’on peut réprouver) mais toujours avec un côté rigolo et bon enfant. Le « A » a pour moi la sonorité du rire, et la gutturalité du « R », derrière, rend la rigolade sarcastique. Si l’on appuie fort sur la première syllabe, je vois jaillir une petite peste rigolote qui se tord de rire aux dépens des uns et des autres, mais qui peut finir par faire rire elle aussi. Qui agit dans son intérêt, oui, mais sans forcément écraser les autres. Si elle le fait, elle passera du côté obscur de la force et redeviendra une banale « salope ».
Après relecture de mon laïus, je me dis qu’il pourrait paraître terriblement misogyne. Qu’on ne s’y méprenne pas. Je ne crois pas que ce soit ma faute. Les mots sont, qu’on le veuille ou pas, connotés selon leur genre, féminin ou masculin. Ainsi un salaud n’est pas vraiment l’équivalent masculin d’une salope. « Chipon » ça n’existe pas, quant à « garçon », il n’est pas du tout connoté. De la misogynie du langage. Il existe bien sûr d’autres termes pour descendre les mecs, mais ils ne fonctionnent pas sur les mêmes bases.
Enfin, il n’empêche. Moi les « garces » j’ai tendance à avoir de l’affection pour elles.
(Note dédiée à Dame KarregWenn)

21:49 Publié dans Lancelot se marre | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : garce, chipie, salope, sémantique
jeudi, 20 août 2009
Babil autour de Babel
J’ai passé la journée d’hier avec Jean-Mich, Laurine et leurs deux fils. Ils sont descendus du Nord et sont en vacances dans le Gard. On ne les avait pas revus depuis les vacances de Noël. Si l’on excepte les deux heures de voiture à parcourir, c’était une occasion idéale pour bavarder tranquillement pendant un long moment, et nous amuser avec les enfants. Je ne suis jamais resté aussi longtemps d’affilée dans la piscine ! TiNours travaillait, mais il s’est débrouillé pour finir plus tôt pour rentrer, et nous avons soupé tous les six ensemble en bavardant très agréablement.
Les enfants sont toujours circonspects dans leur attitude à mon égard. Pour ceux qui ne me connaissent pas, ou ne me voient pas régulièrement, j’ai toujours l’air au départ d’un vilain croquemitaine qui balance des interdictions : « On ne pousse pas de cris suraigus quand on est dans l’eau » (ni hors de l’eau d’ailleurs) « On ne s’approche pas du barbecue tant qu’il est allumé » « Non, je ne te servirai pas une 5° boule de glace tant que tu n’auras pas fini les 4 qui sont en train de fondre dans ton assiette « « Non, on ne joue pas à la gameboy à table » etc. En revanche, comme je suis toujours partant pour les jeux, courses et bagarres dans l’eau, parties de cartes, énigmes et devinettes, lectures d’histoires « en prenant les voix » etc, ils me sautent toujours au cou en partant en me demandant « Quand est-ce qu’on revient chez toi ? »
Je dois bien avouer que j’adore ça. Je ne suis pas particulièrement en manque d’enfants, mais je pense qu’ils trouvent en moi un écho du gamin que je n’ai jamais cessé d’être. Je suis un fana de Monopoly, par exemple. Ou, dans une moindre mesure, du jeu des Mille Bornes, auquel je les ai initiés hier. J’en raffole encore. En fait, les enfants doivent pressentir en moi le grand frère rigolo qu’eux n’ont pas, et que moi je n’ai jamais eu la chance d’être, puisque je suis le dernier enfant dans ma famille. Tout le monde y trouve son compte.
Esteban, le cadet, qui a cinq ans, me demande le soir après le souper : « J’aimerais que tu me montres le reste de ta maison, on est restés dehors tout le temps ». Je comprends ce style de curiosité, j’étais le même à son âge. Je le prends sur mon dos et je lui fais une visite guidée, ‘rien que pour lui’, ce qui lui a permis de surprendre ses parents du premier étage en les interpellant alors qu’eux finissaient leur dessert sur la terrasse. J’ai dû le soulever dans mes bras pour qu’il leur fasse coucou par la fenêtre. « Je me prends pour Michael Jackson » ai-je expliqué (oui, bon, c’était déplacé). Jean-Mich m’a répondu, mi-figue mi-raisin, « N’y joue pas trop sinon moi je pourrais me prendre pour son docteur ! » Fin de l’épisode.
Alexandre, l’aîné (il a huit ans) m’a demandé de l’aider à répondre à des QCM façon « Qui veut gagner des millions ? » sur son jeu électronique. Les premières questions, les plus faciles, consistaient en des choix idiots du genre : « Louis XIV a vécu : a) à Versailles. b) au Parc des Princes. c) à Buckingham Palace d) à la Tour de Babel.
Il me dévisage après m’avoir lu les questions et me demande « C’est quoi la Tour de Babel ? »
Alexandre n’a pas reçu d’éducation religieuse. Je réfléchis et je m’aperçois que ce n’est pas un mythe très facile à expliquer à un gamin, sans quelques explications préalables.
Lancelot : « Bon, ça se passait il y a très longtemps, mais c’est peut-être une légende, on n’est sûrs de rien. »
Alexandre, attentif : « Oui »
Lancelot : « A l’époque, les hommes parlaient tous le même langage, la même langue, tu vois ? »
Alexandre : « Ils parlaient français comme nous ? »
Lancelot : « Eh ben non justement, ils parlaient ni français ni anglais ni allemand ni russe, c’était une autre langue, mais ce qu’il y a d’important : ils parlaient tous la même. »
Alexandre : « Et c’était quoi comme langue ? »
Lancelot (bien emmerdé) « Euh, je sais pas. Ca se passait il y a trop longtemps. Donc tous ces hommes, ils ont décidé d’essayer d’aller rejoindre le Bon Dieu, celui qui est au ciel. »
Alexandre : « Comme quand on meurt, on nous dit toujours qu’on va ‘au ciel’ ? »
Lancelot : « Euh, oui, sauf que eux voulaient le faire en restant bien vivants. Alors ils ont décidé de construire une tour très très haute »
Alexandre : « Comme la Tour Eiffel ? »
Lancelot : « Oh, bien plus haute, il fallait qu’elle atteigne le ciel »
Alexandre (dédaigneux) : « Mais c’est pas possible d’atteindre le ciel, d’ailleurs il y en a pas de ciel, ça fait juste bleu à cause de l’oxygène. Ils étaient cons ces gens. »
(Vivent les cours de physique et l’éducation cartésienne ! )
Lancelot (réprimant une folle envie de rire) : « Ah ben ils savaient pas ce que c’était l’oxygène. Mais de toute façon l’important c’était de monter très haut, jusqu’au Bon Dieu. »
Alexandre : (tête ‘à moi on me la fait pas’ ) « Je parie qu’ils y sont pas arrivés »
Lancelot : « Eh non ils y sont pas arrivés... »
Alexandre (triomphalement) : « Elle a dû s’écrouler, leur tour »
Lancelot : « Non, en fait ce qui s’est passé c’est que le bon Dieu les a trouvés très orgueilleux de vouloir monter jusqu’à lui et il a décidé de les punir. »
Alexandre : « Les punir pourquoi ? »
Lancelot : « Euh ! De vouloir monter chez lui »
Alexandre : « Ils voulaient lui voler des trucs ? »
Lancelot (bredouillant) : « Euh non, pas exactement, mais ils voulaient être au même niveau que lui, quoi. Comme aux Jeux Olympiques, si sur le podium celui qui est arrivé second est jaloux de celui qui est arrivé premier »
Alexandre (pas convaincu du tout) : « Et alors, le Bon Dieu, ils les a fait tomber du podium et ils sont tous morts ? »
(Trop de films catastrophe, c’est évident...)
Lancelot : « Non... En fait quand la tour a été construite à moitié, il a décidé qu’il fallait les arrêter, et pour ça, au lieu de les tuer, il leur a fait parler des langues différentes... »
Alexandre : « Comme l’anglais ? »
Lancelot : « Oui, et plein d’autres, c’est pour ça qu’aujourd’hui sur Terre les gens parlent plein de langages différents et qu’on a souvent du mal à se comprendre »
Alexandre : « Mais pour qu’ils changent de langue, il leur a fait donner des cours, il y avait des professeurs, comme toi ? »
Lancelot : « Ah non, il l’a juste décidé, comme ça, et comme il peut faire tout ce qu’il veut, le Bon Dieu (enfin, d’après la légende) ils se sont tous mis à parler, certains italien, d’autres français, d’autres anglais... »
Alexandre : « Comme ça, d’un seul coup ?? »
Lancelot : « Euh, ben oui... »
Alexandre (un poil ironique) : « Ah ben tu pourrais faire pareil avec tes élèves, ça irait plus vite et ce serait plus facile, si tu étais le bon Dieu »
Lancelot (l’œil rêveur) : « Aaaah oui, ce serait bien, ça... Enfin bref à partir de là, comme ils parlaient tous des langues différentes, ça n’a plus été possible de continuer à se comprendre entre eux et ils ont dû arrêter de construire la tour. »
Alexandre (après avoir réfléchi quelques instants) : « Ben pourquoi ils ont pas fait venir des interprètes, ou des professeurs de langue, pour les aider ? »
Lancelot : « Ah mais ça existait pas à l’époque, justement, puisqu’avant ils parlaient tous le même langage »
Alexandre : « Sauf le Bon Dieu puisque lui il savait tous les autres »
Lancelot : « Ben oui, voilà, tu as compris »
Alexandre : « Et les premiers professeurs de langue, alors, ils ont réussi à monter le voir pour qu’il leur explique ses secrets ? »
Lancelot : « Euh, non, ils se sont appris entre eux, petit à petit, après »
Alexandre (nouveau temps de réflexion) : « Alors c’est à cause de cette tour, là, la tour de Pabel, qu’on est obligé d’apprendre l’anglais et tout ça aujourd’hui ? »
Lancelot : « ‘Babel’ mon grand, ‘Babel’. Eh oui ! Enfin c’est ce que raconte la légende, c’est peut-être tout inventé. En tout cas, si tout le monde parlait le même langage aujourd’hui, ce serait plus simple, mais moi je serais au chômage ! »
Alexandre : « Pas grave, tu ferais autre chose... »
Lancelot : « Ah oui ? Et quoi ? »
Alexandre : « Chais pas, moi, maçon ? »
(Pour construire des tours... ?)

17:06 Publié dans Lancelot se marre | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : tour de babel, enfants
vendredi, 07 août 2009
Poivre, piment, et belles-mères
Vendredi 24 juillet :
Nous achetons nos produits de première nécessité dans une minuscule supérette de Balestrate. Le nom de l’enseigne est Conad. Apparemment, c’est aussi célèbre ici qu’Auchan ou Leclercq en France. Mais la taille du magasin (en tout cas celui que nous connaissons) est apparemment loin de la hauteur de sa réputation. Les clients doivent se faufiler et se contorsionner entre trois rayons sur une surface à peine assez grande pour contenir une salle de bains. J’exagère, mais à peine.
Hier, nous avions besoin de poivre pour un assaisonnement. A la maison il y a du sel mais pas de poivre. TiNours et moi en avons cherché partout (parce qu’en plus d’être étroit, le magasin n’est pas follement ordonné...) mais de poivre, nulle part. J’avais en plus oublié le mot ‘poivre’ en italien. Je me disais que ce devait être ’peppero’ (osmose mentale avec l’anglais ‘pepper’, évidemment...) alors j’explique à la caissière « Non abbiamo trovato peppero ». Elle et le jeune homme préposé au remplissage des sachets me dévisagent d’un air interloqué : « Peperoncino... ? » Moi (pas sûr de moi du tout sur ce coup-là) : « Euh... si... » Le jeune homme part aimablement en chercher, la caissière me rajoute le prix sur la note avant qu’il ne ramène le sachet, nous ressortons et là je m’aperçois que le mec m’a en fait rapporté du piment. Comme il n’était pas très cher, que je me serais senti honteux de rebrousser chemin pour réclamer, parce qu’ils avaient été gentils, et surtout que refaire marche arrière dans ce magasin version cage à poules relevait du parcours du combattant, j’ai renoncé au poivre. « Et si on en demandait à Rosalia ? » suggère TiNours.
Rosalia est la dame qui nous loue notre appartement, au premier étage de sa maison immense. Elle y vit avec son mari et ses deux enfants, et aussi avec sa belle-mère. Quelquefois ses parents à elle viennent leur rendre visite, et nous avons remarqué qu’une guerre larvée semble exister entre les deux mamies. Belle-maman n°1 (la mère du mari de Rosalia) a été opérée de la jambe et se déplace avec déambulateur. Belle-maman n°2 (la mère de Rosalia), lorsqu’elle vient, cuisine allègrement et virevolte autour de la première. Pour la narguer.... ? Numéro 1 lambine avec son déambulateur et nous prend à témoin pour se plaindre de ses pieds, de ses jambes, de son dos, de ses misères internes, de son épuisement total, jusqu’à ce que Numéro 2 la fasse taire avec une remarque ironique et cassante. En italien, c’est un vrai régal ! Deux fois, nous avons attrapé un fou-rire à cause de ça en sortant de chez eux. Je sais, je sais, ce n’est pas charitable....
Enfin, tout ça pour dire que quand je suis allé quémander pour notre assaisonnement, Rosalia n’était pas là et les deux mémés n’ont pas osé ouvrir la porte de communication lorsque j’ai toqué. Mais je me suis entêté et j’ai fait le tour par la terrasse. J’avais pris la précaution de vérifier le mot ‘poivre’ au préalable dans mon ‘Garzanti’. C’est ‘Pepe’ (ça ne s’invente pas, une situation pareille !!!). Après avoir surgi, pour ne pas effrayer les vieilles dames, j’explique le problème en italien avec mon plus beau sourire et je termine aimablement en leur offrant notre sachet de piment inutile. Numéro 2, serviable, est allée mettre sens dessus-dessous la cuisine de Rosalia pendant que Numéro 1, coincée avec sa jambe immobilisée sur un fauteuil, lui criait des conseils depuis la terrasse. En italien, un vrai régal ! Après être ressortie et avoir jeté un coup d’œil assassin à sa rivale (elle va sûrement lui dévisser les roulettes de son déambulateur par mesure de rétorsion), Numéro 2 m’a offert la poivrière en m’expliquant aimablement qu’en cuisine, eux utilisent en effet beaucoup plus souvent le piment que le poivre.
Je me suis confondu en remerciements façon « Jeune gendre idéal qui fait craquer les vieilles dames » et je me suis éclipsé avec mon butin, laissant derrière moi des éclats de voix de donne furiose.
On a pu assaisonner nos tomates à la mozzarella. En Italie, un vrai régal.
Vocabulaire du jour : poivre = ‘pepe’ ; piment = ‘peroncino’
... et, bien sûr, belle-mère = ‘suocera’
19:32 Publié dans Lancelot se marre | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : traduction, communication, vocabulaire, belle-mère, italie, sicile, poivre
jeudi, 09 juillet 2009
Houseboy pas desperate du tout
Aujourd’hui marque la fin de ma première « période » de vacances : celles sans TiNours. Période floue entre fin juin et début juillet, où je naviguais entre corrections d’examens, matinées farniente au bord de la piscine, surveillances d’épreuves et réunions, sans préparations, sans élèves. C’est un prélude aux vrais congés, prélude que chaque année, j’aime bien.
Ce soir, TiNours entame officiellement les siennes, de vacances, et on démarre sur les chapeaux de roues, dès demain, avec Pilou et Alain, qui viennent, comme l’an dernier, passer quelques jours avec nous. Il y aura d’autres invités après eux, en août. Défilé de l’été des amis, j’aime cette douceur jour après jour. J’aime recevoir les copains. Cuisiner, quand j’ai le temps, j’adore ça. Parler, échanger, une de mes activités préférées. Et, pour le plus chiant : la vaisselle, la machine s’en charge. Le ménage, baste, on en fera un gros lorsqu’ils seront repartis.
Je comprends très bien qu’une femme au foyer puisse péter les plombs si toute sa vie est occupée à ricocher entre four, évier, planche à repasser et aspirateur (sans oublier les enfants). Mais une cure intense de ces activités, circonscrite sur deux ou trois semaines par an, moi ça me détend merveilleusement de mes copies, réunions, évaluations, oraux et préparations de cours. Je trouve que ça ne ‘prend pas la tête’. Le cerveau n’a pas besoin de réfléchir à ce que les mains fabriquent, elles peuvent fonctionner en mode semi-automatique, pendant qu’on laisse vagabonder notre imagination. Quand je cuisine ou nettoie, j’aime aussi mettre de la musique en toile de fond. Je touille mes plats en rythme, je passe l’aspirateur en samba. Et bien sûr, je chante, à tue-tête. Personne pour m’entendre. Sauf quelquefois Fiso ! Ou, bien sûr, TiNours. Mais tout ça me détend, évacue les mauvais stress, les bouffissures, les lassitudes. Zou, on ouvre la bonde, on laisse tout couler dehors en chantant. Et l’on crée ! Des choses simples et agréables. De la propreté, de l’ordre, du miam-miam
Aujourd’hui, au programme : dégivrage et nettoyage du réfrigérateur, machine de draps à laver et étendre, de la confiture d’abricots à faire parce que Lala nous en avait offert un cageot plein, (j’avais jamais essayé, je me suis lancé au pif) et puis préparation d’un pain de viande et d’un gratin de tomates et aubergines à la mozzarella et au parmesan. Les odeurs de cuisine et les vapeurs d’alcool me font un peu planer, ça a un côté un peu magique, Noël en été. Eh oui, je continue inlassablement à aimer les sensations basiques.. Le petit garçon attentif qui regardait sa mère faire des tartes, mitonner des daubes, il n’en est toujours pas revenu qu’on lui permette de toucher au four, aux couteaux, et de pouvoir réussir des trucs sans se brûler les mains.
Jusqu’à la fin de ma vie, j’aurai les larmes aux yeux en regardant le film ‘Lassie Chien Fidèle’. Aucun rapport ? Si. En-dedans, je suis resté un gamin. Et la mécanique « émerveillement » continue à fonctionner, naïve.

Pendant que mes abricots cuisaient, j’écoutais en boucle Goldman. Je redécouvrais ces paroles, soigneusement étudiées pour faire tilt en chacun de nous. « Ah oui, elle est vraie, celle-là » « En effet, il a raison, là » « Oh, la jolie formule... » Je marche ! (et je chante, évidemment...)
A tous mes loupés, mes ratés, mes vrais soleils
Tous les chemins qui me sont passés à côté
A tous mes bateaux manqués, mes mauvais sommeils
A tous ceux que je n'ai pas été
Aux malentendus, aux mensonges, à nos silences
A tous ces moments que j'avais cru partager
Aux phrases qu'on dit trop vite et sans qu'on les pense
A celles que je n'ai pas osées
A nos actes manqués
Aux années perdues à tenter de ressembler
A tous les murs que je n'aurai pas su briser
A tout c'que j'ai pas vu, tout près, juste à côté
Tout c'que j'aurais mieux fait d'ignorer
Au monde, à ses douleurs qui ne me touchent plus
Aux notes, aux solos que je n'ai pas inventés
Tous ces mots que d' autres ont fait rimer qui me tuent
Comme autant d'enfants jamais portés
A nos actes manqués
Aux amours échouées de s’être trop aimées
Visages et dentelles croisés juste frôlés
Aux trahisons que je n'ai pas vraiment regrettées
Aux vivants qu'il aurait fallu tuer
A tout ce qui nous arrive enfin, mais trop tard
A tous les masques qu’il aura fallu porter
A nos faiblesses, à nos oublis, nos désespoirs
Aux peurs impossibles à échanger
A nos actes manqués
Bah, au moins, je crois que je n’aurai pas manqué mes confitures : elles sentaient super-bon et on s’est régalés à lécher le fond des marmites après en avoir rempli les pots.

19:57 Publié dans Lancelot se marre | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : cuisine, ménage, goldman, chanson
dimanche, 28 juin 2009
Encore, encore, encore !
Allez, une autre pour la route....
Ca me tord de rire toutes ces conneries....
Celle-là est plus facile que la première (je pense).
C’est parti :

La Reine veut encore Blair, mais qui va l’apaiser.... ?
17:56 Publié dans Lancelot se marre | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note | Tags : contrepèteries
Contrepèterie
En la découvrant avant-hier dans un petit livre spécialisé en la matière, j’ai éclaté de rire si fort que TiNours, affolé, m’a dit : « CHUT ! T’es fou ! Tu vas ameuter le quartier ! »
Je vous la livre. Sans la solution. Le principe incontournable d’une contrepèterie, c’est qu’elle n’est amusante que si on découvre la clé soi-même.
Ségolène :
« François veut voir Mélanchon banni »

09:14 Publié dans Lancelot se marre | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : contrepèteries
jeudi, 18 juin 2009
Encore des devoirs à rédiger....
Ma grande sœur bretonne, alias KarregWenn, a lancé depuis dix jours, sur son blog, un questionnaire auquel j’avais tardé à répondre ! Menacé des pires représailles si je ne m’exécutais pas (manger du Kouign-aman jusqu’à ce que mort s’ensuive), j’ai décidé de rendre enfin ma compo. Ne m’en veuillez pas du retard, Mdâme, il fallait aussi que je fasse les devoirs pour l’autre maîtresse, Virginie (cf note précédente !).
(« Quoi, Lancelot a des maîtresses... ? » chuchotements indignés dans l’assistance, chez les copains ‘de l’autre bord’... « Faux frère, traître, vendu... »)
(« Taisez-vous les mecs, je parlais de maîtresses d’école. Replongez-vous dans votre lecture de Têtu et laissez-moi me concentrer... »)
1 - Si je devais ne garder qu'un livre ce serait : l’Encyclopédia Universalis, ou la Britannica. Comment ça, ça fait plusieurs volumes ? En tout cas, ça fait un seul CDrom... Ben oui forcément il faudrait prendre le pc avec... Euh... Ya la wifi sur l’île déserte où on doit aller... ?
2 - Si je devais m'exiler je partirais : en Italie. En Toscane.
3 - Si je devais changer de métier je serais : écrivain. Vous trouvez ça prétentieux ? Mais j’ai jamais dit que je serais un écrivain célèbre, ou même talentueux...
4 - Si je devais emporter trois objets sur une île lointaine ce serait : TiNours, notre maison, et un sac plein de graines de fleurs et de légumes mélangés.
(Qu’est-ce que vous dites ? TiNours ça ne compte pas comme ‘objet’ ? Ben si, c’est l’objet de ma passion.)
5 - Si j'allais en prison à perpète j'emporterais : une citerne de préservatifs..... (yuk yuk yuk...)
6 - Si je gagnais 250 000 euros j'achèterais : ohlàlà... ça me saoule ce style de question....Qu’est-ce qu’on peut bien se payer avec 250000 euros tout en restant original ? Une opération pour se transformer en transsexuel... ? Je répondrai, toujours les mêmes conneries : on solde le crédit de notre maison, on fait plein de voyages dans tous les coins du monde. Bon, éventuellement, pour me la péter une fois dans ma vie, je pourrais acheter une petite décapotable rouge vif...
7 - Si je pouvais me transformer en animal magique ce serait : un dauphin. Un qui parle, évidemment. Un qui ne meurt jamais échoué sur le rivage. Et qui ne perd pas ses dents... (et un clin d’oeil de plus, un... mais d’un œil qui pleure...)
8 - Si je pouvais supprimer un jour nul ce serait : le jour de la pré-rentrée !!! Je le DETESTE pardessus tout !!!!
9 - Mon juron le plus fréquent est : FUCK (ça m’arrive même de le sortir en classe, à la grande joie de mes élèves...)
10 - Ma couleur de vêtement préférée : le noir, oui, comme KarregWenn, je pense. Mais j’avoue que la question m’a un peu dérouté, c’est le style de truc qui ne me vient jamais spontanément à l’esprit... Les fringues et moi, vous savez...
11 - Le mets que je préfère : ohlàlà, longue histoire, il y en a plein ! Si ça vous intéresse vraiment, je préfère vous renvoyer (presque) pile poil un an en arrière, sur la « chaîne alimentaire » à laquelle Anydris m’avait demandé de participer. Mes goûts n’ont pas changé depuis.
12 - Les deux défauts que je supporte le plus mal : le mépris de l’autre, et le manque d’humilité.
13 - Ce qui me fait rire le plus : les répliques incongrues et décalées, voire déjantées, dans les situations sérieuses, ou même graves.
14 - Ce que j'aime chez moi : (longue cogitation préalable) ...euh... ma fermeté de caractère.
15 - Ce que je déteste : mon émotivité (que j’ai partiellement appris à dompter), ma paresse, ma tendance à procrastiner.
16 - Si je rencontrais un tigre dans la rue : je le prends en photo (si j’ai mon appareil sur moi, et s’il me laisse le temps de le sortir).
17 - Si je rencontrais un pape dans la rue : je me transforme illico presto en Sœur de la Perpétuelle Indulgence et je me mets à jeter des capotes à tour de bras dans la rue, sur son passage.
18 - Les deux odeurs que je préfère : Deux, c’est très limité. L’odeur de la pizza qui cuit, ou des croissants chauds. Ou bien de la viande qui cuit au gril. J’adore également l’odeur d’ozone qui précède l’arrivée de l’orage. 19 - Ce dont je ne pourrais me passer : Tout ce qui est bon et beau m’est indispensable. J’aurais eu beaucoup plus de facilité à répondre à : « ce dont je peux très bien me passer ».
20 - Si ma dernière heure était arrivée : eh ben elle arrive et elle passe, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise, moi... ? Que pour immortaliser ce précieux instant, je vais danser le charleston habillé en troubadour du Moyen-Age, en jonglant avec des assiettes en porcelaine de Limoges.... ? Le monde ne s’arrêtera pas de tourner parce que Lancelot n’y sera plus !

19:37 Publié dans Lancelot se marre | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : karregwenn, questionnaire, caractère
