vendredi, 30 octobre 2009

Tête d'Or, coeur léger

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La météo était parfaite

 

 

Le hasard du moment ne pouvait être meilleur : un jour plus tôt, les arbres auraient été moins colorés, l’automne moins resplendissant. Un jour plus tard, la saison entamait déjà son déclin. Les rouges éclatants, les jaunes dorés s’accrochaient encore aux branches dans le flamboiement de leurs dernières heures de vie.

 

Les gens n’étaient point trop nombreux. Juste ce qu’il fallait pour que les piaillements des enfants ne dépassent pas les limites du supportable. Et aussi, juste assez de joggers pour que les regards lubriques puissent briller sur leur passage....

 

Le guide, en forme et pétillant. Ses yeux aussi....

 

Les deux visiteurs se sont laissé porter avec volupté.

 

Bon, faites-en autant, si le cœur vous en dit. Il manque l’air, les odeurs, les bruits, mais même d’un point de vue uniquement visuel, c’était bien beau, non.... ?

 

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Lyonnaiseries incongrues

Lyon est une veille de contrastes, d’incongruités, de paradoxes, et de surprises, ah oui surtout de surprises.

 

Tout d’abord, leurs fleurs, elles sont en plastique, ou en métal. C’est sûr que c’est moins coûteux à entretenir....

 

 

 

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Certains recoins de la ville abritent des monstres métalliques, et ils doivent les aimer parce que l’entrée de certaines stations de métro est relookée façon Jurassik Park...

 

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(Pour la petite histoire, l’auroch menaçant de la photo 1 est en fait un symbole du rejet du monde capitaliste : la reproduction d’une page de journal financier froissée et jetée en boule. Mais après tout, on peut y discerner ce que l’on veut).

 

Côté religion, leurs églises ne sont que des façades, sur lesquelles on retrouve quelquefois, griffonnées, des affirmations subversives... La Sainte Vierge, elle éprouve même le besoin de faire savoir qu’elle s’occupe bien de son enfant... des fois qu’on aurait des doutes.... Le Christianisme est en train de se casser la gueule là-bas, c’est évident...

 

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Et puis, je ne sais pas si vous avez vu la Guerre des Mondes, mais la soucoupe volante des envahisseurs a déjà atterri à Lyon. Calyste Vincent les a vus... Pour lui, tout a commencé le jour où il a commandé une pizza que jamais on ne lui livra... Le livreur a dû percuter les petits hommes verts, qui, furieux, l’ont transformé en homme rouge... Une camionnette passait par là... De terreur, le conducteur a voulu faire marche arrière... ah ce fut réussi !

 

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A Lyon, dans les vitrines, ils exposent, non pas des objets, mais des animaux vivants... marre des natures mortes. En revanche, les instruments de musique, au lieu d’en jouer, ils en font des compositions artistiques... Qu’est-ce qu’on n’entendrait pas, si nous, à Montpellier, on décorait nos façades avec des clarinettes et si on étendait notre linge sur des cordes de harpes !

 

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Et puis, j’ai gardé le meilleur pour la fin : ils ne savent pas compter ! Sur la façade de leur opéra, ils ont huit muses et non neuf, comme la tradition l’exige ! Celle qui manque (par contrainte architecturale) est Uranie, la muse de l’astronomie. Comme il n’y avait que huit places disponibles, c’est elle qu’on a décidé de mettre au placard, la pauvrette, sous prétexte que les astres, ça n’a rien à voir avec l’opéra. Ca me paraît un peu tiré par les cheveux. Clio, elle est bien présente, elle, et pourtant l’histoire, c’est assez éloigné de l’opéra aussi, non... ?

 

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Bon, il n’empêche. Lyon c’est quand même super-sympa. Guignol, il est bon vivant. Et puis, quelquefois, sur les murs, on voit fleurir de fort judicieux conseils....

 

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samedi, 08 août 2009

De Balestrate à Mascali

Samedi 23 juillet

 

Selon une habitude têtue qui nous est propre, nous avons refusé de suivre l’itinéraire classique. Il existe une autoroute limitant à deux heures le trajet Palermo-Catania, mais non, non, non, pas question. Nous avons suivi la côte du Nord de l’île jusqu’à Capo d’Orlando. Etape courte par Cefalu, belle cité côtière. Nous l’avons surtout admirée de loin, en pique-niquant. Le passage par le centre-ville (on aurait voulu au moins jeter un coup d’œil au célèbre Duomo) s’est effectué sans pause : le marché du jour et l’affluence rendaient le parking impossible. P7250009.JPGimpossible.

 

Nous avons ensuite obliqué sur le sud-est par une route montagneuse qui passait par Randazzo, petite ville médiévale qui a toujours échappé aux coulées de l’Etna. Le chemin en a certes été rallongé, mais il était bien plus agréable.

 

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Et, à propos de l’Etna, nous avons fait sa connaissance par surprise et progressivement, en arrivant par les collines. Au loin, une montagne. Au bout de quelques minutes, c’est TiNours, qui conduisait, qui m’a dit : « Je crois que c’est le volcan que nous avons en face de nous sans même nous en rendre compte ! » Il avait raison.

 

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Nous nous trouvons donc à Mascali, petite station balnéaire à une quinzaine de kilomètres de Catania, la plus grande ville de Sicile après Palerme.

 

P7270108.JPGNotre nouveau « logeur » (le terme me déplaît mais je n’en trouve pas d’autre ; « hôte » fait beaucoup trop cérémonieux !), notre nouveau logeur donc, s’appelle Antonio. Tout comme pour Rosalia, je n’avais communiqué avec lui que par mail. Je les avais décrits à TiNours tels que je les imaginais physiquement. Je me suis planté de A à Z, sur les deux. Je me représentais Rosalia comme une petite dame posée et distinguée d’une cinquantaine d’années alors qu’elle doit avoir dans les 38-40, qu’elle est pétulante et dynamique. Quant à Antonio, je l’imaginais de mon âge, grand, et préoccupé par bien d’autres choses que ses locations. Il a la trentaine, est tout petit (dans les 1m60) et très préoccupé de notre bien-être et de ce que nous avons prévu de faire comme ballades touristiques ! Rosalia parlait un peu le français, pas lui. Il s’en est excusé lors deP8010012.JPG notre arrivée. Mais il s’est présenté aussi, avec une deuxième vague d’excuses, comme un terrible bavard. Avec moi en face, on est bien barrés. Manquerait plus que Calyste en plus pour que la réunion se transforme en débat aux Nations Unies ! Heureusement pour mon pauvre TiNours, Valeria, la copine d’Antonio, parle très bien le français pour avoir effectué des séjours Erasmus à Arras et à Paris. Après nous être installés et avoir fait quelques courses, nous avons eu droit à une deuxième visite de leur part vers les 22h. Soirée d’éclats de rire, et de voix ! On a déjà prévu de faire une sortie à quatre. Le bambino se présente très bien !

 

L’appartement où nous logeons est situé au premier étage d’une résidence qui n’en comporte qu’un. Personne au rez-de-chaussée. (ou, devrais-je dire, EN rez-de-chaussée... ?). Il est plus petit que celui que nous occupions chez Rosalia, mais il y a l’air conditionné dans la chambre, ce qui règle l’abominable problème des moustiques qui nous avaient dévorés (surtout TiNours) à Balestrate. Une route passe devant le bâtiment. La circulation n’y est pas intense mais les voitures circulent à tombeau ouvert, ce qui la rend malheureusement assez bruyante depuis le salon, mais nous dormons côté jardin. En revanche, nous avons une vue imprenable, à couper le souffle, sur les monts de l’Etna, juste en face de notre balcon. Hier soir il y avait un petit incendie sur le flanc droit de la montagne (hélas...) en même temps qu’un feu d’artifice lointain, dans un village situé sur le flanc gauche. Pour nous souhaiter la bienvenue... ?

 

Alors, après ces amuse-gueules, à quand la véritable éruption volcanique.... ?

 

Vocabulaire du jour : chiacchierone = ‘grand bavard’ !

 

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Fin de la première semaine

Vendredi 24 juillet (soir)

 

Après avoir fait notre lessive et l’avoir mise à sécher, l’après midi nous sommes allés visiter Scopello, mignon village de pêcheurs rempli de fleurs et de cactus incroyables. Nous avons terminé l’après-midi là, de façon classique ces jours-ci, sur la plage là-bas.

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Le soir, dernière soirée à Balestrate. Le restaurant s’imposait. Nous avons pris en antipasto, un peu au hasard, deux « miste siciliane » et nous avons eu le plaisir de voir arriver deux assiettes immenses remplies de merveilles : courgettes, aubergines et poivrons frits, beignets de poisson, d’autres à la pomme de terre, olives agrémentées d’une sauce pimentée, fromage blanc frais... Un repas complet en soi !

Mais on a tout de même su faire honneur aux lasagnes qui ont suivi... Et si les deux Pythies habituelles, KarregWenn et Calyste, pour ne pas les nommer, me prédisent encore l’obésité à court terme, il va y avoir du grabuge... ‘Petits meurtres entre amis’ vous connaissez.... ?

 

A êine avions-nous fini notre repas que sur la place juste en face de nous a démarré un tournoi de danse avec messieurs en habit et dames en robe à paillettes. Tous les âges et toutes les danses étaient représentés. Ca a virevolté et pirouetté au rythme des rocks, sambas, et autres cha-cha-chas, pour notre plus grand plaisir, jusqu’à 11h du soir.

(Comment font-ils –entre autres-  pour effectuer cette torsion brutale de la tête sans démantibuler toutes leurs cervicales... ? ça me laisse pantois...)

 

Demain, nous quittons le Nord de l’île et la région de Palerme, pour l’Est, et Catania.

mercredi, 05 août 2009

Le premier dimanche

 

Je parle trop ; j’écris trop. Alors, comme le dimanche est avant tout le jour de repos (j’entends ‘le vôtre’, je ne veux pas saouler), voici le résumé de la journée en photos :

 

Le matin, lever tôt pour des courses de première nécessité : on n’avait rien au gîte, ni pour déjeuner ni pour grignoter.

 

 

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A 10H, après avoir rangé tout le bordel qui restait de la veille, petit déjeuner bien mérité, en terrasse :

 

 

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... avec découverte de la vue du haut du toit :

 

 

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Puis une sieste (ben oui, on s’était levés tôt...)

 

 

 

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Ensuite un tour à la plage. Le drapeau rouge était dressé. L’eau avait la température idéale (28° ou 30°, à vue d’épiderme) mais les fortes vagues auraient en effet pu être dangereuses. Ca m’a rappelé mon exploit de nageur émérite, il y a quelques années, à San Diego, quand les vagues du Pacifique m’avaient littéralement catapulté sur la plage alors que je prenais mon pied à me faire secouer par les mouvements ascendants et descendants de la marée.

 

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Le soir, après un café  froid (délicieux...) en compagnie de nos hpôtes, ballade dans Balestrate en fête, où nous nous sommes achetés les incontournables glaces. Vanille-coco pour TiNours, Vanille-café pour moi. On a des goûts simples, mais encore beaucoup de temps aussi pour essayer des parfums plus originaux. Comment, mais COMMENT font-ils pour les faire si incroyablement BONNES ?

 

 

 

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Vocabulaire du jour : ‘croissant’ : cornetto ; ‘brioche’ : brioscia ;

(Et, bien sûr, pour faire plaisir à cette garce de KarregWenn : ‘Prendre de la brioche’ : metter su pancia)

 

Finalmente ci siamo !

Dimanche 19 juillet :

 

La fin du voyage a été interminable. Ou plutôt l’arrivée, devrais-je dire. On était bien à Palerme à 17H comme prévu, mais nous ne sommes pas sortis du bateau avant 18h15 parce que l’un des passagers (Guiseppe Beluomo, pour ne pas le nommer) n’était pas descendu en soute au moment de l’appel, et, les voitures devant sortir en files précises, il bloquait tout le monde. Il a été rappelé au moins 20 fois par les hauts parleurs. Ne l’ayant pas vu, je ne saurais dire s’il était vraiment un bel uomo, mais je lui aurais volontiers arrangé sa belle gueugueule à coups de sac de voyage....

 

Bon, c’est connu : les lois de la circulation propres à Palerme défient à la fois celles de la jungle et de la pesanteur, mais nous avons décidé de prendre ça avec bonne humeur, tout comme les Siciliens eux-mêmes. Ca nous rappelle notre périple au Maroc : les voitures se jettent les unes à l’assaut des autres dans une pagaille innommable, on se double par la droite, on se coupe la priorité, on s’arrête en double, en triple file, mais sans agressivité ni insultes, et même avec des saluts et de grands sourires. A force, on se prend au jeu et au se sent obligé de se mettre au diapason, sinon des infractions, du moins de la joie ambiante !

 

Après avoir obstinément refuser de fonctionner à Gènes, le téléphone portable de TiNours s’est magiquement remis en service à Palerme, ce qui nous a permis de contacter, comme prévu par mail, Rosalia, la dame qui nous louait sa maison, et qui est venue nous chercher au lieu du rendez-vous, à 40 km de Palerme. C’est donc une petite ville côtière qui s’appelle Balestrate. Accueil chaleureux, avec son mari. Thé froid à la pêche, pastèque en tranches sous la terrasse. Ils nous emmènent repérer les diverses commodités en ville. On ne fait pas plus aimable. Le français de Rosalia et mon italien s’équilibrent, avec bien sûr, des bourdes de part et d’autre, qui occasionnent quelques fous-rires et aident à briser la glace. Alors qu’elle nous fait visiter l’appart, on n’échappe pas à la sempiternelle interrogation : « J’avais préparé une sola camera, mais je peux faire rapidement un autre lit supplémentaire, se voi volete » « No, grazie, è benissimo cosi... » Rosalia ha capito, et malgré les quelques images pieuses (Padre Pio, l’Abbé Pierre Sicilien) que nous avons vues affichées dans le couloir, je ne pense pas qu’ici, foi et tolérance soient incompatibles.

 

Sans même avoir déballé nos bagages, comme l’heure tournait, nous sommes allés vers 22h souper en ville dans une pizzeria, où nous avons dû attendre trente minutes pour avoir une table. Sans transition, nous sommes mis à l’heure italienne, dans tous les sens du terme. A l’entrée, nous avons pu observer avec fascination (mais discrétion tout de même) une tablée d’une quinzaine de personnes sourdes et muettes (pardon, mais ‘malentendants’ je trouve vraiment cet euphémisme un peu niais). C’est bien vrai que les Siciliens parlent avec les mains, dis donc ! Côté éclats de voix, des enfants hurlant à une table voisine ont compensé le déficit. Les serveurs, précis, efficaces et professionnels sans amabilité forcée, évoluent à toute vitesse entre les tables surchargées de l’immense salle. Une fois assis, nous avons été très rapidement servis :une Capricciosa et une Vulcania, délicieuses. Nous les avons imprudemment arrosées d’une demi litre de vin de la réserve locale. Un alcool lourd et capiteux rappelant certains vins espagnols gorgés de soleil. A minuit, lorsque nous sommes rentrés, nous avons poliment décliné l’offre de café de Rosalia. Juste pris le temps de nous brosser les dents avant de tomber raides morts au lit comme deux masses, dans les bras, non pas de Morphée, mais d’un Bacchus comateux !

 

(Vocabulaire du jour : Anguria = pastèque)

 

 

 

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L’arrivée en vue des côtes, avant Palerme. Les quelques nuages nous avaient fait froncer les sourcils, mais une fois le pied posé sur l’ïle, le soleil nous a refait risette. Bene bene bene....

mardi, 04 août 2009

Destination Gènes

Vendredi 17 juillet :

 

 

Le trajet d’Aix à Gènes a duré, comme prévu, quatre heures. La route n’était pas trop chargée, sauf bien sûr à l’entrée de la ville. La météo n’a cessé de s’assombrir. Quelques nuages au départ se sont transformés en ciel uniformément gris à l’arrivée. Bien évidemment, l’autoroute n’indiquait pas ce qu’on cherchait : « Genova, porte ». Il y avait bien sûr, en revanche,  de nombreux panneaux « aeroporte » et TiNours m’a fait éclater de rire en lançant, excédé, au bout de dix indications inutiles pour nous « Ils nous emmerdent, nous c’est aquaporte qu’on cherche ! » On a eu un gros coup de bol en prenant au hasard « Genova ouest » qui nous a conduits vers le bon quartier. On s’est bien un peu perdus ensuite du côté du port de marchandises mais un Italien à qui nous avions demandé notre chemin nous a très aimablement proposé de le suivre en voiture pour nous remettre dans la bonne direction. « Grazie mile ! » « Prego, buon viaggio, buone vacanze ! » On l’aurait embrassé.

 

 

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Une heure d’attente avant d’embarquer. On se dégourdit les jambes à tour de rôle. Pendant que TiNours lit le Routard, je circule entre les véhicules garés, qui attendent, comme nous. Nombreux touristes de tous horizons, principalement des Français. Et des Italiens, bien sûr. Quelques véhicules un peu inattendus : une Harley Davidson, et aussi une camionnette à chevaux (sans cheval, heureusement ! Il aurait eu du mal à survivre dans les vapeurs des gaz d’échappement de la soute, pauvre bête...).

 

 

 

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Notre cabine est bien plus commode que ce à quoi je m’attendais. Tant mieux. Après avoir avalé notre pique-nique, nous visitons tous les recoins du ferry « l’Excellent ». Détails techniques : longueur 202m, vitesse moyenne 23 nœuds, nombre de passagers 2100, 345 cabines, capacité d’accueil de 800 voitures (sans compter les camions). On retrouve, de loin, l’ambiance de la croisière sur le Nil de l’an dernier, en plus grand, et bien sûr moins exotique.

Après le départ à 21H, nous sommes allés faire un tour sur le pont, de nuit. Une fine pluie s’était mise à tomber, finalement, accompagnée de rafales de vent chaud. Ce temps a fait fuir la plupart des passagers à l’intérieur, mais je retiens mon TiNours pr la main, pour le plaisir de quelques minutes supplémentaires, seuls, à contempler les lumières mouillées de Gènes qui disparaît à l’horizon.

 

 

 

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De toute façon, demain il fera beau.

 

Ce soir, ma Boug fête ses quarante ans. A des centaines de km de là, dans un bateau qui file sur la Méditerranée, Lancelot pense à elle en s’endormant, blotti au creux de sa cabine. Elle est peut-être en train de danser. Mon bisou pour elle s’envole dans la nuit, sur la mer.

jeudi, 16 juillet 2009

Plus fastoche que l’an dernier !

L’été dernier, avant de partir, j’avais imaginé un petit jeu pour faire trouver notre destination de vacances : trois images, qui devaient vous aider à deviner que l’on partait en Egypte. Personne n’avait trouvé, faut dire que j’étais allé chercher loin.

 

Cette année, je réitère, mais j’ai simplifié. C’est TRES facile !

 

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J’espère que les participants seront nombreux. Bien sûr, ceux qui savent déjà, interdiction de tricher et de communiquer la bonne réponse.

 

Tout comme l’an dernier, Sandy part avec nous, pour poser sur les clichés divers, et faire rire les touristes.

 

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J’emporte le PC, mais je ne crois pas qu’il y aura de connexion internet là où nous serons. Quoiqu’il en soit, je préparerai des notes (et des photos) pour résumer le voyage, et je les publierai, à notre retour, à partir du 3 août.

 

Bisous à tous et à toutes. Je pense à vous, vous allez me manquer ! A très bientôt.

 

 

 

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vendredi, 17 avril 2009

Sorcière, plantes, et homéopathie

P3020001.JPGIl y a trois ans, désirant planifier quelques jours de vacances dans un coin sympa et bien paumé, TiNours et moi avions dégotté une adresse enfouie dans le Routard : chez Pascale à Condas. Pas trop loin de chez nous, prix raisonnables, ambiance sympa, dit le guide. J’appelle, je tombe sur une voix juvénile, « Oui ? Allo ? Attendez ! ouille ! aille ! Excusez moi, une guêpe vient de tomber dans mon dos ! Aïe ça fait mal ! Euh pardon ! ouille ! Je peux vous rappeler ? Vous pouvez me laisser votre numéro ? » Bon, j’ai dit oui, assez inquiet sur la suite des évènements. Elle a rappelé, quelques minutes plus tard, se confondant en excuses. Etions-nous tombés sur une folle de l’apiculture, ou une adepte de l’acupuncture par les animaux...? Mais bon, n’écoutant que notre courage, nous y sommes allés.

 

Le soir de notre arrivée, Pascale hésite un peu, nous emmène à notre chambre : "Euh... je croyais que vous étiez un couple, alors je vous ai donné une chambre avec un grand lit mais je peux l'échanger contre une autre avec des lits jumeaux si vous préférez... ?» « Non, non, ce sera parfait comme ça ». Dans le couloir, on entendait petits rires, gloussements. Qui osait se moquer de nous ? On a vite compris : aucune ironie à notre égard, simplement de l’amusement dû à une série de coïncidences : outre nous deux, le gîte était occupé par deux autres couples... de nanas... Soirées homo-friendly en perspective. Animées par Pascale, qui se moquait éperdument, au final, de savoir si elle avait affaire à des Pierre-Marie ou à des TiNours-Lancelot, du moment qu’on était sympas et qu’on se joignait à l’ambiance. Ce que nous avons fait, avec grand plaisir. Le seul problème était que l’une des goudoues de la tablée était une grognasse qui a cherché à casser l'abiance avec des remarques aigre-douces sur le temps, le lieu, la cuisine, et autres prétextes mesquins, sans jamais y parvenir. Elle (et sa copine) se sont tirées le lendemain. Ouf. Quant à nous, nous avions été si contents de ce séjour que nous avons remis ça trois ans plus tard.

 

bewitched.jpgTenir une table d’hôtes, c’est une activité qui m’a toujours fasciné à distance, mais en regardant évoluer Pascale j’ai compris que je n’en serais jamais capable. Lorsqu’on reçoit des invités pour plusieurs jours, j’ai coutume de dire à TiNours, après, que ce qui est le plus fatiguant, ce n’est pas tellement de préparer les chambres ou de cuisiner ou de servir à table. Non. Ce que je trouve le plus épuisant, c’est de devoir être disponible 24h sur 24. Faire la conversation, rechercher des distractions, des sorties pour les invités. Le seul moment où l’on peut lâcher les commandes, c’est celui où l’on tombe, épuisé, le soir, dans son lit. Mais dès le réveil du lendemain, c’est reparti : faire le moins de bruit possible pour avoir le temps de préparer petit déjeuner sans personne dans les pattes... mais dès qu’on fait tinter bol trop fort, il y a un enfant qui surgit  : « Zé envie de faire pipi » ou bien un adulte : « Je peux t’aider ??? Où ranges-tu les confitures ? Oui, j’ai bien dormi mais il faisait un peu froid... un peu chaud... un peu tiède... un peu... » Moi qui aime tant me ménager des pauses silence où je fais faire du yoga à ma langue (conséquence probable du métier que j’exerce...), je trouve épuisante cette nécessité d’être toujours « sur la brèche » avec ses hôtes.

 

599227938[1].jpgEh ben, Pascale, elle anime, elle assure, sans grogner, même si elle doit en avoir parfois envie. Cette fois, nous étions assis autour de la grande table avec un couple de Lyonnais proches de la retraite, et un couple de Savoyards dans les 35-40, dont lui était instit. Pour sa femme, mystère, je n’ai pas réussi à déterminer. Je pensais à Calyste et à Valérie ! Ca aurait tout de même été incroyable et suprêmement agréable de se retrouver ainsi, sans s’être concertés ! Qu’est-ce qu’on en aurait eu, des choses, à se dire ! Mais bon, les autres étaient gentils quand même... Et pas de temps mort dans la conversation. Pascale, sorcière des plantes, cuisinière hors pair, spécialiste de Shiatsu, sait animer sans être péremptoire, questionner tout en écoutant, enseigner sans assommer. Très souvent nous sommes allés nous coucher passé minuit, estomac et esprits repus ! J’étais tout étonné d’une chose : moi qui suis une honte pour mon mari car régulièrement je pique du nez après une certaine heure, même chez les invités, j’ai gardé yeux bien ouverts et répartie alerte tous les soirs.

 

515954039[1].jpgLe dernier jour on a « épluché » et trié ensemble herbes, fleurs et autres graminées diverses pour constituer une salade délicieuse, agrémentée de croûtons chauds au four en partie préparés par moi (disons que je les avais généreusement saupoudrés de cumin et de curry, pendant que Marie-Claude, la Lyonnaise, ajoutait une couche de gruyère). Le mariage avec la salade aux herbes était détonant. Je ne saurais pas vous faire la liste complète de tout ce que la jolie sorcière nous a mitonné dans ses chaudrons au cours de ces quelques soirées, mais je pourrais citer, en vrac, le fin-gras, la soupe au lait, le cake aux orties, une chantilly aromatisée à la châtaigne absolument divine, et j’en passe et des meilleures. Je n’ai pas de convictions bio-diététiques profondément enracinées en moi, mais quand les « racines » en question sont délicieuses, il est bien agréable de se dire qu’on mange bien ET bon. Ce n’est pas antinomique !

 

Du bio on glisse très facilement à l’homéopathie et sur ce sujet nous avons appris aussi des tas de choses. Les constitutions morphologiques (et psychologiques) des patients se répartissent, d’après cette branche de la médecine, en quatre grands groupes :

 

Les 'Carboniques', caractérisés par une allure plutôt rigide, un développement en largeur, leur passivité et économie, leur recherche de la tranquillité, et une tendance aux maladies métaboliques et nutritionnelles.

 

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Les 'Phosphoriques', à l'aspect longiligne, avec une taille allongée, des gestes expansifs, des actes spontanés. Hypersensibles et facilement fatigables, également.

 

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Les 'Fluoriques' (les cas les pires) :  leur corps présente un aspect asymétrique, un développement anarchique. Leur attitude est déséquilibrée, disloquée, instable, leur démarche irrégulière. Ils sont psychiquement instables, indécis, avec des réactions imprévues et vives.

 

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Les 'Sulfuriques' (la meilleure configuration possible), à l'aspect  harmonieux, présentant un bon équilibre entre les diverses parties du corps. Ils sont caractérisés par leur confiance, dynamisme et optimisme, modérés par la raison. Ils présentent une certaine tendance aux hémorroïdes (ah bon....... ???)

 

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Bon, bien évidemment, il existe des configurations intermédiaires, on peut très bien être  sulfo-carbonique, ou sulfo-phosphorique. Il ne faut pas se mettre martel en tête en se disant qu'on appartient irrémédiablement à telle ou telle catégorie... Je ne suis évidemment pas expert en la matière, et les jolies planches vivantes que j’ai présentées ci-dessus ne sont que des illustrations me paraissant bien "coller".

 

Pour conclure, un séjour très agréable et instructif chez une sorcière qui ressemble beaucoup à une fée... Si vous voulez la voir « en action », c’est ici. Il faut être patient : les trois ou quatre premières minutes du reportage concernent les fontaines lyonnaises. C’est intéressant aussi, bien sûr (pas envie de me faire descendre par Calyste.....) mais ce n’était pas là le sujet.

 

Enfin, si vous voulez avoir le plaisir de passer un excellent séjour chez une hôtesse d’exception, n’hésitez pas, foncez ! Je lui avais promis de lui faire de la pub sur mon blog. Mission accomplie.

 

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lundi, 09 février 2009

Bureau New Look

La semaine dernière, Lancelot, entraîné par une crise de narcissisme aiguë, a décerné des prix à ses visiteurs. Enfin, n’exagérons rien, un prix à l’auteur du deux millième commentaire . Quelle émotion. Un phénomène aussi rare et précieux qu’une éclipse de soleil...

 

 

Aujourd’hui, pourquoi ne pas poursuivre sur cette lancée-là : nul doute que mes lecteurs meurent d’envie de savoir dans quel cadre naissent ces notes qui les enchantent, ces billets qui illuminent leurs journées, ces textes exquis frappés tour à tour d’émotion discrète, de drôlerie de bon goût, de sincérité à fleur de peau, de charmante poésie.... Oui bon ça va j’arrête, je ne suis plus crédible, là...

 

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Eh bien voilà chers lecteurs, aujourd’hui c’est journée portes ouvertes chez moi. En quel honneur ? Tout simplement parce que je viens de passer deux jours à ranger mon bureau, qui ne l’avait pas été depuis deux ans. Non seulement mon « bordel scolaire » s’était accumulé, mais en plus mes livres étaient dans un ignoble foutoir. Cela faisait six mois que je devais rajouter des étagères pour pouvoir ranger convenablement. J’avais prévu également de supprimer un affreux placard et un meuble à fichiers qui tenaient trop de place. Hier, TiNours et moi avons déménagé tout ça. Aujourd’hui, lui travaillait, mais le chantier était dégagé pour que je profite de mon premier jour de vacances à m’occuper de la bibliothèque et du reste. Voilà le résultat ! J’ai enfin un peu plus d’espace qu’avant. Besoin de respirer là où je travaille.

 

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Ben oui, je travaille aussi, qu’est-ce que vous croyez ? La photo du beau jeune homme qui vous accroche l’œil sur l’écran du PC, ce n’est pas un instantané d’un film cochon, mais une photo extraite d’un film tiré de la vie de Victor Davis, vainqueur canadien du 200 mètres brasse aux JO de Los Angeles en 1984 (il a pulvérisé trois fois le record du monde sur cette épreuve d’ailleurs). Comme je pensais que le thème serait intéressant à étudier avec les terminales, je préparais mon cours très soigneusement, en étudiant les clichés sur tous les angles. On est consciencieux ou on ne l’est pas...

 

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Le pauvre Victor Davis a bien mal fini sa vie : percuté en 1989 par un chauffard il est tombé dans le coma et on a dû le débrancher, à l’âge de 25 ans. Il avait fait don de certains de ses organes et son cœur a permis à un jeune homme greffé de survivre seize années supplémentaires. J’ai appris cela aujourd’hui. Chapeau bas. Ca remet en perspective toute velléité de narcissisme...

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