samedi, 17 octobre 2009

T'es péheux, j'suis pas cap !

Cette année et pour la première fois de ma vie, on m’a mis des Tépéheux dans mon service. C’est quoi ces animaux-là ? Eh ben les Tépéheux ce sont des petits mémoires, que les élèves doivent rédiger pour les présenter devant un jury en fin d’année, et qui leur permet d’accumuler des points en plus pour l’examen. Les sujets sont à peu près libres. Bien sûr, il y a, chaque année, de « grands axes » variables selon les sections, autour desquels la réflexion doit s’établir, mais c’est tellement vaste et flou qu’on peut y faire entrer à peu près n’importe quoi. Ca va de « formes et figures du pouvoir » à « œuvres et techniques » en passant par « contraintes et libertés ». On peut donc facilement faire coller un sujet de mémoire dans ce style de limites artificielles, à condition, bien sûr, de le cibler correctement et de choisir une problématique qui tienne debout.

 

Ces Travaux sont censés être Personnels, bien sûr. Chaque année se pose le douloureux problème du plagiat sur des mémoires rédigés au cours des sessions précédentes. Et, bien sûr, ils doivent être Encadrés. D’où leur nom. L’encadrement, c’est moi. Enfin, c’est nous. Sur la classe en question, nous sommes trois profs à fournir aide, conseils, idées de recherches, etc. Il y a donc également Françoise, la prof de français, l’une de mes comparses pour le voyage à Londres en mars dernier, et la prof d’histoire-géo.

 

Appelons-la Yolande. Bien sûr, c’est pas son nom, mais je trouve qu’il lui va bien. Lorsque je suis arrivé dans ce lycée, il y a 5 ans, j’avais dû dire quelque chose qui ne lui avait pas plu. Je n’ai jamais su quoi, par parenthèse, et je n’ai pas creusé pour le savoir. Mais elle m’a fait la gueule pendant deux bonnes années. Bon, ça se traduisait simplement par une absence de sourires, et des conversations au point mort si l’on se retrouvait tous les deux à la même table au réfectoire pour la pause-déjeuner. Et puis, imperceptiblement (là non plus sans que je ne fasse rien pour) elle s’est « réchauffée » et s’est mise à être aimable avec moi.

endora.jpgComment la décrire ? Elle est grande, très mince, j’ai envie de dire « longue comme un jour sans pain ». Rousse. Maquillée façon Endora (la maman de ma Sorcière Bien-Aimée, qui martyrise son gendre Jean-Pierre). Très théâtrale dans ses gestes, dans sa façon de parler. Je me suis aperçu, maintenant que nos rapports sont plus ’cordiaux’, que lorsque je discute un moment avec elle, elle a l’art de me mettre petit à petit mal à l’aise. Mais à chaque fois c’est très insidieux, progressif. Au bout d’une heure passée avec elle, j’ai toujours envie de m’enfuir en claquant la porte. Je ne pense pas qu’elle le fasse exprès. Mais si j’en crois mon radar personnel, je crois qu’elle doit avoir un fond d’antipathie viscérale contre moi, fond contre lequel elle lutte vaillamment (ce qui est tout à son honneur), mais qui finit toujours par filtrer, insidieusement.

 

L’autre jour j’accueille mon second groupe d’élèves de Tépéheux pour prendre un premier contact, discuter de leur projet, etc. Il s’agit de quatre filles qui m’annoncent très sérieusement qu’elles envisagent de travailler sur les blessures physiques que l’on s’inflige à soi-même, genre coupures ou brûlures, voire pire. Gloups. A priori rien n’est irrecevable ni condamnable si le projet est construit, Mais bon... Alors je prends ma tête de prof intéressé, paterne et patelin (« patelerne »), je pose des questions, j’essaie de cerner la chose, et elles m’expliquent qu’il y aurait peut-être un parallèle à faire entre les blessures rituelles que certaines tribus ou ethnies s’infligent / s’infligeaient, d’une part, et d’autre part les problèmes auxquels doivent faire face nos médecins aujourd’hui, face à la recrudescence inquiétante de ces phénomènes, non plus rituels, mais pathologiques.  Ca me paraît d’un glauque total mais après tout... Je leur conseille un questionnaire qu’elles pourraient soumettre à des psychologues pour essayer d’établir des statistiques sur les patients concernés, etc... Le lien entre le rite et le passage à l’âge adulte me paraît aussi intéressant à creuser d’un point de vue philosophique. Très polies et sérieuses, elles écoutent mes conseils, prennent des notes. Le sujet m’embarrasse d’autant plus que l’une d’elles m’avoue avoir été concernée par le problème, je n’ose lui poser de questions trop directes, bref.

 

endora bewitched.jpgLe lendemain, en salle des profs, j’en parle à Yolande. « Ohlàlà », s’écrie-t-elle, « elles sont restées sur cette idée ? J’avais pourtant tout fait pour les en dissuader ! C’est d’un glauque ! ». Ben oui, lui réponds-je, mais c’est leur choix, comme dirait Evelyne Thomas, et si on les détourne de ce sujet, que vont-elles prendre ? « Mais il y a plein d’autres possibilités ! Tiens, et l’homosexualité ?? » Moi : « Ah ? Euh, pourquoi l’homosexualité ? » « Mais parce que c’est un sujet passionnant ! Qu’est-ce que tu en penses toi ? » « Moi ? Ah bah, ah beuh, euh, chais pas, oui, il y a des choses à faire dessus, certes, mais... » « Regarde, en littérature ! Tu ne crois pas qu’il y a des tas de pistes de réflexion sur le thème de l’homosexualité en littérature ?? » « Euh oui mais qu’est-ce qui te fait penser que ces filles seraient intéressées par ce sujet-là ? » « Mais parce qu’il y a deux filles homosexuelles dans la classe ! » « Ah ? Comment tu le sais ? » « Parce que je les ai vues se bécotter ! » « Ah... Et c’est lesquelles, dans le groupe des quatre dont on parle ? » « Euh, aucune, il s’agit de deux autres, dans un autre groupe. » « Ben alors ? Pourquoi celles-ci devraient-elles préférer l’homosexualité en littérature aux blessures auto-infligées ? » « Mais parce que c’est super intéressant, non ???? »

 

Heureusement, la sonnerie a retenti, et j’ai pu m’en dépêtrer...

 

Entre être le témoin de scarifications et brûlures, ou le parrain forcé de confidences homosexuelles, la spirale du Tépéheux cette année ne me dit rien de bon....

photo_4.jpg

Commentaires

Plusieurs choses me viennent à la lecture de cette note (ben oui, c'est pas nouveau).

Les T*P*E, j'en ai subi quelques conséquences, alors que je n'avais rien demandé (j'suis pas prof, moi). Un groupe de lycéens par téléphone et par courriel, car ils s'intéressaient à la bota*nique. Et bien sûr, comme par hasard, c'est sur moi que c'est tombé et qui ai répondu (à mon boulot). Je me souviens bien des questions préparées, automatiques. Peu importe mes réponses, ce qui les intéressait, c'était de poser leurs questions. Ils n'écoutaient pas mes réponses et ne cherchaient pas vraiment à comprendre. Un peu dans le genre de celui qui téléphone et à qui ON doit répondre, et sans la moindre forme de politesse. Je précise tout de suite que cette attitude est très répandue chez les adultes qui nous demandent des renseignements par courriel ; on fait des recherches, on réfléchit, on leur répond gentiment et du mieux qu'on peut par courriel, avec toute la pédagogie adéquate, et qu'est-ce qu'on fait, la plupart du temps, on ne te répond pas, on n'accuse même pas réception de ton message et bien sûr on évite de te remercier. On a un petit côté délégation de service public, mais nous ne sommes pas service public, et quand bien même, ça empêche pas un minimum de correction !

Actuellement, dans le cadre du boulot, personne ne me fait la gueule (sans me vanter, je crois être assez "populaire", même si certains doivent me croire à moitié fou pour ne pas dire davantage). Si on me fait la gueule (ça m'est bien sûr arrivé), je commence par demander : "qu'est-ce que t'as, t'es malade ? Tu (me) fais la gueule ?". Ça ne plaît pas forcément, mais ça libère. Parfois, on m'en a voulu et c'est allé assez loin dans la mesquinerie et la petitesse (je raconterai sans doute un jour). Mon père m'a enseigné qu'il fallait que j'évite de me faire prendre pour un con. Alors, il y en a sûrement qui se foutent de moi, mais je m'en fiche parce que je sais une chose, c'est sûrement pour de mauvaises raisons ou pour des choses futiles. J'aime parfois me faire passer pour plus bête que je ne suis ou faire semblant de ne pas savoir des choses, en particulier quand certains essayent de m'expliquer des trucs que je connais 25 fois mieux qu'eux (se taire est parfois agaçant, mais un peu jouissif quand à la fin tu leur dis juste une phrase qui leur montre qu'ils sont à la traîne).

Toujours au sujet des T*P*E, étant donné mon âge, je n'ai pas connu, mais quand j'étais en première année d'IUT, dans le cadre du cours d'expression écrite et orale, on devait choisir un sujet libre en lien avec la communication, on devait faire notre petite enquête bibliographique, aller voir des gens et in fine rédiger un rapport et le présenter devant tout le monde en fin d'année. J'ai l'impression que ça ressemble pas mal aux T*P*E sauf qu'il n'y avait pas vraiment de E. A cette époque, je n'avais pas d'amis et je n'avais pas trouvé de groupe auquel m'associer. Par défaut (vraiment par défaut, pour ne pas dire à reculons), j'ai choisi un groupe de 2 qui avaient choisi de traiter un sujet sur la solitude, avec des idées bien arrêtées. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ça me déplaisait. Ils avaient déjà choisi d'aller voir un psychologue et une psychanalyste et je suis allé de bon coeur avec eux. Chez la psychanalyste, dans le centre de Tours, il y avait bien une sorte de divan (merci le cliché respecté - car je n'ai jamais remis les pieds chez ce genre de thérapeute). La dame m'avait l'air très sérieuse et avait répondu assez correctement à nos questions (je ne me souviens plus du tout lesquelles). La visite chez le psychologue fut beaucoup plus chaleureuse, celui-ci nous fit un show où il n'exprima que ce qu'il avait envie de dire. Il était d'ailleurs intervenant à l'IUT dans la filière diététique et il nous parla de la tentation des sucreries dans les étals et commerces de la place Plume*reau, celles-ci étant censées être là pour répondre au traumatisme induit par la solitude... Mes deux acolytes étaient nuls en expression française et en orthographe et pas très travailleurs. Ce fut une vraie galère de les suivre. Le rapport fut nul. Ma partie était correcte mais pas très consistante, les leurs n'avaient à peu près aucune qualité, le tout n'avait aucune cohérence. Eux étaient très fiers du résultat, moi, j'en avais honte. A la soutenance, je ne fus probablement pas très convainquant (car pas convaincu), mais eux furent lamentables. Nous n'avons pas eu une très bonne note.
L'année suivante, sur un tout autre sujet à caractère scientifique que j'avais choisi cette fois, j'étais le leader, mais je m'étais récupéré un fumiste et un autre mec sans grande personnalité qui suivait l'autre. Mais cette fois, c'est moi qui avait rédigé au moins 90 % du rapport. Et à la soutenance, on parlait à tour de rôle. Les profs, cette fois, ont vu la réalité des choses : j'ai eu une bonne note, et eux une note assez médiocre.
Tout cela pose effectivement le problème de l'évaluation des travaux de groupe. Par la suite, pour éviter tout problème, je me suis conduit en "chef" pour éviter les mauvaises surprises, et en essayant de choisir comme condisciples des gens corrects et dans ces conditions, ça s'est toujours bien passé. Je dois avouer que pour ce qui me concerne, cela a été très formateur (même si ce n’était pas l’objectif premier entre bac+3 et bac+5), car cela oblige à prendre les choses en main, à planifier, à décider (ça ne plaît pas à tout le monde), sinon ça n'avance pas. Nul doute aussi que ce genre d'exercice m'a aidé à vaincre certains de mes côtés très timides, et à devenir, chose complètement folle, le porte parole, celui qui fait les présentations orales... Cela m'a pas mal aidé par la suite. Alors, oui, si c'est juste pour ça, vive les T*P*E.

Au sujet du sujet qu'elles vont sans doute prendre, je vois bien que cela ne t'inspire guère, même si ce n’est pas toi que cela doit inspirer. Mais en toute honnêteté, qu’est-ce qui doit être évalué en premier lieu ? Le fond, la forme, l’organisation du groupe ? L’ensemble, j’imagine, mais moi je dis que ce n’est pas évident à la lumière de mes quelques expériences évoquées plus haut

C'est fou quand même comment je raconte ma vie ici et combien je suis envahissant. Cela aurait presque mérité une note chez moi, cela aurait fait moins vilain.

Ecrit par : Cornus | samedi, 17 octobre 2009

Tes illustrations m'ont beaucoup fait rire... C'est peut-être glauque comme sujet, mais c'est plutôt bien que des adolescentes aient suffisamment de recul pour aborder ce sujet ou de courage pour affronter leurs démons.

Ecrit par : christophe | samedi, 17 octobre 2009

Et t'as pas user de ta baguette magique pour lui montrer c'que c'était qu'un vrai z'homme-oh-sexuel à c'te sorcière!! ;-))

Ecrit par : piergil | samedi, 17 octobre 2009

Bien sûr qu'on peut faire quelque chose sur l'homosexualité. On peut même, si l'on en a envie, s'étendre sur le sujet. Je pensais que Piergil n'allait pas me la laisser, celle-là!

Ecrit par : calystee | dimanche, 18 octobre 2009

Si Cornus se met à faire des commentaires super intéressants mais super long, je ne vais plus du tout quitter ton blog moi :D

Yolande, j'adore ce nom :D je trouve que cela lui va à ravir, rien que dans la description du personnage. Et ce sujet sur l'homosexualité, c'était proposé avant ou après l'affaire miterrand ?

Ecrit par : Valérie de Haute Savoie | dimanche, 18 octobre 2009

T*P*E moi pas connaître sinon de nom, trop vieille, même Grand Fils n'y a pas eu droit. Mais comme ça, vu de loin, je crois que je serai ravie que des gamins proposent LEUR sujet. Peu importe qu'ils soient capables ou non d'en tirer un truc valable, peu importe la manière dont ils vont s'y prendre, peu importe leurs compétences d'expression. L'important c'est qu'ils aient le courage de proposer et le désir de parler.Je dis aussi, peu importe que le sujet proposé soit né avant ou après telle affaire. S'il y a intérêt, c'est qu'il y a interrogation, et peut-être trouble ou inquiétude. Et le sujet des mutilations, il est sacrément difficile à évoquer, pour nous peut-être, mais pour eux d'abord,et nom de nom, pour une fois qu'ils osent...

Ecrit par : KarregWenn | dimanche, 18 octobre 2009

@ Cornus : Alors, je te rends bavard, moi ....? Ou bien l'es-tu naturellement ?
Mais non tu n'es pas vilain et envahissat, mon Nunus... Chez moi t'es toujours le bienvenu, tu le sais bien... Assieds-toi, on va boire un coup et faire une partie de Scrabble pour nous entraîner pour les battre la prochaine fois, ces deux garces de K. et F. ....

Pour ce qui est de répondre à des enquêtes sur les T*P*E, j'avais moi-même été sollicité il y a 6 ans avec un questionnaire de lycéens sur... l'homosexualité ! Par courrier ! Je me souviens que j'avais répondu avec grand plaisir, et longuement, aux questions (très bavard, moi aussi). Je n'avais eu aucun retour, mais je m'en fichais, ça m'avait beaucoup amusé.

Nous devons les noter sur le fond, la forme, le tout. Et surtout le travail qu'ils auront fourni, si possible de façon régulière, tout au long de l'année. Sur ce dernier point, ça fluctue énormment d'un groupe à l'autre...

Si j'avais eu à faire ce style de boulot en tant qu'élève, je sais d'avance que j'aurais constitué un groupe de deux, pas plus, avec un/une de mes meilleurs amis : le seul moyen connu de limiter les risques du "deux qui travailent, deux qui branlent". Moi j'ai toujours eu horreur d'assumer la casquette de celui qui planifie, décide et centralise. Je suis un soldat excellent et irréprochable, mais un capitaine calamiteux. En tout cas, je connais mes limites dans ce domaine.

@ Chris : Oui, c'est pour ça que je me demande pourquoi Endora en rajoute trois couches avec son homosexualité ! Sinon pour tater le terrain autour de moi, peut-être...?

@ Piergil ! EUH ! Elle m'inspire pas outre mesure, la sorcière en question... Si au moins j'avais à convaincre un beau Prince Charmant... Mais là....

@ Calyste : "S'étendre sur le sujet !" Ah je vous jure... Toi, tu ferais mieux de nous dire ce que devient le crapaud de l'histoire après que Marie- Lucie, Marie-Lisette, Marie-Pervenche, (?) lui ait donné le baiser libérateur... Et attention qu'elle ne bloque pas le charme magique avec une bulle de chewing-gum qui surgirait mal à propos...

@ Valérie : Quand je vous dis que Cornus est mon meilleur atout en communication ! S'il n'était pas là, je pourrais mettre la clé sous la porte !

(On va écrire ensemble, mon Nunus. Un blog à quatre mains ! En plus, on a des thèmes commun ("comment apostropher un curé, un médecin, un avocat" entre autres). )

Tu sais Valérie, le thème de l'homosexualité, à mon humble avis et sans prétention, Yolande le suggère, non pas par rapport à Frédot, mais pour tester mes réactions à moi....

@ KarregWenn : Je suis tout à fait d'accord avec toi sur le principe de "ne pas dissuader", ceci dit, la question qui se pose aussi, c'est de savoir si un travail 'académique' à rendre dans le cadre d'un examen, doit aussi servir de purge ou d'exutoire à des interrogations , des troubles, des inquiétudes personnels. Moi je veux bien, mais ça suppose aussi qu'il risque d'y avoir pas mal de remous, de crises et d'explosions en cours d'année... Les élèves seront-ils capables de les gérer...? Et nous...? La suite au prochain numéro.

Ecrit par : Lancelot | dimanche, 18 octobre 2009

Hi!hi! Elle faisait son coming out, voulait te titiller? Je ne sais comment le prendre.

Ecrit par : karagar | lundi, 19 octobre 2009

Comme certains timides, je peux m'avérer bavard, encore que je me soigne. Mais là, il ne s'agit pas de ça, ta note a simplement déclenché une récation en chaîne de souvenirs apparemment anodins, mais qui en réalité me touchent plus qu'il n'y paraît.
Merci de ton indulgence et merci aussi à Valérie (c'est sympa de lire parfois des commentaires qui parlent positivement des autres commentateurs).

Ecrit par : Cornus | lundi, 19 octobre 2009

1/ hello
2/ bon courage pour ces tépéheuses
3/ pourraient faire un TPE sur ta Yolande, non?
4/ un plaisir de te lire
5/ à+

Ecrit par : des fraises et de la tendresse | mercredi, 21 octobre 2009

@ Karagar : qu'elle aille titiller ailleurs, cette IMBECILE....

@ Cornus : Bon, Valérie aussi, si tu veux, je te donne son portable, comme pour Bougrenette ! :-)

@ Des Fraises... : Merci ! T'es adorable. Je vais aller bientôt faire un tour par chez toi, promis...!

Ecrit par : Lancelot | mercredi, 21 octobre 2009

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