mercredi, 07 octobre 2009

OUF !

 

Bonheur.

Délivrance.

Soulagement.

 

Autant j’aime avoir mon nom chez certains amis, noté dans leur carnet d’adresses, enregistré dans leur téléphone portable, ou bien inscrit sur un rond de serviette réservé aux invités, autant chez d’autres personnes, il vient un moment où j’apprécie de pouvoir sombrer dans l’oubli.

 

Personnellement, mais ma façon de fonctionner n’engage bien sûr que moi, j’ai mes copains dans ma tête, dans mon cœur. Nul besoin d’afficher leur liste sur ma porte. Encore moins en les numérotant ou en les classifiant selon leur valeur, réelle ou supposée. Dans mon auberge, il n’y a pas de tables étiquetées « Faveur Spéciale du Chef ». Ici, il n’y en a qu’une, de table, ronde (Syndicat de Chevaliers oblige), unique, autour de laquelle tout le monde peut s’assoir et converser, et échanger, amicalement, courtoisement, au gré des allées et venues.

 

Vérification faite, mon rond de serviette vient de disparaître d’une des tables, dans un coin de ce restaurant-là.  Je m’en réjouis. Honnêtement. Ca faisait des mois que j’étais embêté de savoir qu’il y traînait, sans avoir la possibilité de l’enlever moi-même. Je n’avais pas prévu de retourner manger là-bas, d’ailleurs. La nourriture y était certes souvent bonne, mais le service franchement déplorable. Encore une fois, ce jugement n’engage que moi. Il existe, dans la vie, des incompatibilités contre lesquelles même les meilleures bonnes volontés se cassent les dents. Je veux bien admettre que ce n’est pas à sens unique, et que le garçon aura (parfois...) essayé de se composer un visage aimable. Moi, en tout cas, j’aurai fait mon possible de mon côté. Mais quand la ratatouille a brûlé, pas la peine d’essayer d’en récupérer, même un peu, en grattant le fond de la marmite.

 

Je ne mourrai pas de faim : j’ai des tas d’autres adresses, où l’on mange divinement, ET où je suis accueilli avec gentillesse.

 

Merci de m’avoir rayé de ta liste de clients.

 

Et bonne continuation.

 

 

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Commentaires

Remarque tu devrais y retourner une dernière fois, mettre tes doigts dans le ketchup et te les essuyer discrètement dans la nappe...
Non, tu ne feras pas ça. Les chevaliers ne font pas ça.
Je déteste les ronds de serviette, et les ronds de jambes. Mais j'aime les tables rondes. Surtout à roulettes, c'est très rigolo.
Tiens je suis d'humeur badine ce soir on dirait.
Bon appétit les garçons !

Ecrit par : KarregWenn | mercredi, 07 octobre 2009

Aïe, aïe, aïe, je n'ai encore une fois pas compris grand chose...

Ecrit par : karagar | mercredi, 07 octobre 2009

Il m'est arrivé de voir arriver une ou deux personnes en commentaire sur mon blog, d'aller commenter les leurs en toute amitié, y trouvant des côtés chatoyants, avant de m'apercevoir que les personnes en question avaient des côtés extrêmement désagréables (bornées, simplistes, irréfléchies, irrespecteuses...). Sur un des blogs dans lequel je n'avais pas mis les pieds depuis un an et demi, je viens d'aller vérifier que mon rond de serviette y était toujours, même s'il est vrai que ce blog est en presque sommeil.
Après, il y a des blogs où on n'a plus envie de commenter parce qu'on se sent totalement décalé et où on n'a plus l'impression d'être le bienvenu, où on s'use à les lire, puis qu'on ne lit plus. Qu'est-ce qu'on se complique la vie avec un blog, mais bon, on y découvre aussi des choses vachement bien.

Ecrit par : Cornus | mercredi, 07 octobre 2009

C'est pas comme ce blog, absolument nul, mal écrit, sans la moindre sensibilité, ne revêtant définitivement aucune forme d'intérêt, dont l'auteur est rogoureusement insuportable et qu'on a vraiment découvert par défaut le jour où on voulait en découdre à l'occasion un duel fort peu chevalresque ! ;-)
Bon, je te laisse le soin de remettre le tout à l'endroit.

Ecrit par : Cornus | mercredi, 07 octobre 2009

Ne pouvais-tu pas tout simplement lui demander de t'effacer de ses liens ?
J'espère que si quelqu'un ne désirait pas être mis en lien sur mon blog, il aurait le courage de me demander de le retirer.

Mais la photo est jolie ;)

Ecrit par : Valérie de Haute Savoie | mercredi, 07 octobre 2009

Il écrit 'achement bien le garçon. J'aime beaucoup la métaphore du rond de serviette et des tables où l'on est toujours ou presque toujours conviés.

Ecrit par : des fraises et de la tendresse | mercredi, 07 octobre 2009

Je crois que c'est moi qui ait enduit d'erreur ce pauvre Karagar...à trop filer la métaphore culinaire amenée à ébullition par le chef Lancelot.. Je me roule dans la cendre et implore pardon. F'rai pu.

Ecrit par : KarregWenn | mercredi, 07 octobre 2009

C'est un sacré cri du cœur... mais quelle tension !

Ecrit par : christophe | mercredi, 07 octobre 2009

ah ben j'ai compris maintenant, mais franchement, sans Cornus, j'aurais jamais compris !

Ecrit par : karagar | mercredi, 07 octobre 2009

Binn...n'ai pas d'rond d'serviette mais j'ai bien un.....

J'sais, c'est pas trés raffiné quand tout l'monde est à table mais j'ai été raisonable , j'ai pas mis ma "serviette" dans l'rond !

Ecrit par : piergil | jeudi, 08 octobre 2009

Me rattrape vite fait, ne l'ai été qu'à moitié...raisonnnable!

Ecrit par : piergil | jeudi, 08 octobre 2009

"J'ai pas mis ma serviette dans l' rond" ah celui-là va me faire décéder d'hilarité un de ces jours!

Ecrit par : KarregWenn | jeudi, 08 octobre 2009

@ KarregWenn : Je vais faire ça chez toi, tu vas voir.... essuyer mes doigts, pleins, non pas de ketchup, mais de beurre de gâteau breton, sur ta jolie nappe ! Et après tu pourras pousser des cris d'orfraie !
(Elle va me dire qu'elle aime pas les nappes non plus... Garce de mon coeur, va...)

@ Karagar : Ah, toi toi toi... ;-)

Oui bon, on m'a déjà dit qu'avec mes métaphores filées, souvent je suis chiant.... Heureusement qu'y a Cornus pour faire l'interprète. Ca fait plusieurs fois que je le dis : je vais l'embaucher comme conseiller en com, ce garçon-là...

@ Cornus :
"Des côtés chatoyants"... "On se sent décalé"... "On s'use à les lire"... "Qu'est-ce qu'on se complique la vie avec un blog"...

Par moments, tu m'impressionnes vraiment, toi. Il dit ce que je voudrais dire mieux que j'aurais su le dire, le Monsieur ! Merde alors.
"Chatoyant" : bingo, dans le mille, mais alors vraiment dans le mille ! Même s'il ne s'agit pas des mêmes blogs, mais peu importe. "Chatoyant", OUI.

@ Valérie : Excellente remarque.

Je ne sais pas s'il s'agit vraiment de "courage". Lâcheté de ma part, alors... ? Quand je me triture les neurones, je penserais plutôt à 'fierté'... Mais de toute façon, quand le manque d'atomes crochus mutuels est établi, personnellement, j'ai pas l'envie (le courage, si tu veux) d'aller remuer la merde en sonnant encore une fois à la porte de l'autre, en me mettant en position de 'quémandeur'. Et puis après tout, il est libre, il fait ce qu'il veut, avec ou sans moi.

Comment pouvais-je lui demander de m'ôter de ses liens ? En commentaire, donc sur la place publique ? En mail ? Je ne lui en ai jamais envoyé. Si j'écris pour la première fois à quelqu'un, je préfère le faire pour une déclaration d'amitié, et non pas pour une demande d'annulation de relations. Avoue que cette 2° solution aurait eu un côté un peu ridicule.

D'un autre côté, même si ça m'embêtait de figurer dans ses liens, je parvenais malgré tout à trouver le sommeil la nuit ! Si j'ai écrit cette note hier, c'était non pas pour l'attaquer, lui, mais plutôt pour expliquer ma façon à moi de voir les choses, concernant les liens interblogs, et les relations entre nous, blogueurs, en général. Ces relations sont fragiles et pas toujours faciles. A nous de les ménager, et de les gérer du mieux possible.

Je trouve que la question finale que tu poses gagnerait à être inversée : TOI, aurais-tu su écrire à quelqu'un pour lui demander de t'enlever toi de ses liens à lui, de ses liens à elle ?

Et en conclusion, je te bise, en espérant pouvoir conserver ton rond de serviette encore longtemps chez moi.

@ Des fraises et de la tendresse : Justement ! Bienvenue à ma table ! Tu as apporté le dessert je vois ? Des fraises, miam miam j'adore ça. :-D

@ KarregWenn bis : Toi, tais-toi et finis ta soupe. Et aide ton pote Karagar à finir la sienne. Il est en train d'en trier les morceaux d'un air soupçonneux...

@ Chris : Et toi, arrête de te foutre de ma gueule, ou tu reçois une gifle. Comme ça, tu pourras me rayer de ta liste des "trois-que-tu-aimes-bien".

@ Karagar bis : Si tu veux, maintenant, on va te le dessiner.... ;-)

@ Piergil : C'est un diner presque parfait ! Toi tu fais l'animation.... Piergil vient vous présenter ses petits joujoux z'et accessoires..... :-))

@ KarregWenn ter : Bon alors tu y mets combien, à l'animation de mon repas ? 5 sur 10 ? 8 sur 10 ?

Ecrit par : Lancelot | jeudi, 08 octobre 2009

quelle prise de rond de serviette, j'te jure ;-)

Ecrit par : Bougrenette | jeudi, 08 octobre 2009

@ Boubou : euh... oui, bisou quand même ???

Ecrit par : Lancelot | jeudi, 08 octobre 2009

Moi, conseiller en com ? Eh bien, c'est pas gagné parce que c'est pas vraiment mon genre. C'est vrai que je me suis exercé un temps aux décryptages alambiqués...
Je t'impressionne ? C'est bien involontairement et heureusement que ce n'est que "par moments". Car en toute honnêteté, je crois avoir bien souvent des visions assez étroites.

Ecrit par : Cornus | vendredi, 09 octobre 2009

Oh ma doue, Cornus avoue qu'il a des visions !

Ecrit par : KarregWenn | vendredi, 09 octobre 2009

@ KarregWenn "assez étroites", qui plus est... Cornus aggrave son cas.... Si Piergil passe dans les parages, il va s'en donner à coeur joie...

@ Mon Nunus : c'est surtout ta gentillesse qui m'impressionne, et ce, en permanence ! ;-D

Ecrit par : Lancelot | vendredi, 09 octobre 2009

Il m'arrive en effet d'avoir des visions étroites, autrement dit des éclairs de lucidité.

Gentil, moi ? C'est gentil de le dire. Et les diminutifs dont tu m'affubles ne sont pas sans me toucher, même si Cornus, ce n'est pas complètement moi.

Ecrit par : Cornus | vendredi, 09 octobre 2009

Tu vas voir qu'un jour il va m'appeler sa Gwegwenn ! Hein mon Lolot ?

Ecrit par : KarregWenn | vendredi, 09 octobre 2009

@ Cornus : Questions surnoms gentils, on va t'éviter Riri, hein... Quant à la dame là-derrière, elle devrait filer doux si elle ne veut pas se voir coller un Mimi qui lui ferait pas trop plaisir... :-))

Ecrit par : Lancelot | vendredi, 09 octobre 2009

Oui Lancelot, une fois je l'ai fait. La personne ne me plaisait pas du tout dans sa façon d'être. Je lui ai demandé cela par mail, sans aucune agressivité, juste "merci d'effacer le lien me concernant", elle m'a demandé des explications, je lui ai dit cela toujours très civilement et voilà, effacé !
J'ai eu moi aussi une telle demande, simplement parce que cela risquait, pour cette blogeuse que j'aime, de faire un lien avec un autre lien et qui l'aurait alors dévoilée trop ouvertement sur la toile.

Ecrit par : Valérie de Haute Savoie | samedi, 10 octobre 2009

@ Valérie : Eh bien, chapeau. Pour le premier cas que tu cites, j'aurais pas franchi le pas. Du coup, je me remets à gamberger... lâcheté, paresse, fierté, orgueil...? Je sais pas.

Et, vois-tu, c'est ça que j'aime dans le fait de bloguer : les autres me font toujours réfléchir, et aussi remettre certaines choses en cause, parfois.

Ecrit par : Lancelot | samedi, 10 octobre 2009

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