vendredi, 14 août 2009
"J'aimerais tant voir Syracuse"
Vendredi 31 juillet

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La partie la plus intéressante de la ville est l’île d’Ortygie, au Sud, où l’on peut accéder par de simples petits ponts. Le nom me rappelle celui d’Ogygie, où la nymphe Calypso retenait Ulysse par des enchantements parce qu’elle était amoureuse de lui. Quand j’étais gamin, j’adorais la musicalité magique de ces noms qui me faisaient rêver. A propos du héros de l’Odyssée, certains énormes rochers de lave crachés plus au Nord par l’Etna, dans la mer, auraient, selon la légende, été les blocs balancés par le cyclope Polyphème, furieux, voulant se venger d’Ulysse qui lui avait crevé son œil unique.
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Mais je m’égare. Ortigia constitue un lieu de promenade idéal par une belle matinée ensoleillée. Ceci dit, elles le sont toutes en Sicile, en tout cas en juillet ! Garés tout près de la mer, à l’entrée de l’île, nous avons d’abord traversé le marché, plein de couleurs, de saveurs, et surtout d’odeurs. Ah oui, les odeurs... Mais ici elles étaient agréables. Ce qui d’ailleurs me donne une idée : pratiquer l’exercice conspué par notre docte Olivier Autissier : le « Bonheur en Clichés » ! En voici, tant et plus :
Le café a été pris plus loin, sur la Piazza Archimède baignant dans la lumière de ce bel après-midi.
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Nous nous sommes rendus ensuite dans la partie nord de la ville pour y visiter le théâtre grec (le plus grand de Sicile). Hélas, pour le voir il fallait obligatoirement prendre un billet groupé pour le parc archéologique. Un système complètement absurde, soit dit en passant, mais bref. Nous n’avions plus le temps d’aller visiter la totalité du parc. On s’est donc contentés de prendre une photo de l’amphithéâtre depuis l’extérieur (c’était très difficile de trouver une vue possible en repartant sur la route, mais à force de nous acharner, nous y sommes parvenus). J’en rajoute une que j’ai prise en gros plan sur un poster affiché à l’office du tourisme. On distingue cependant assez nettement la nuance entre ce qui est pris ‘en live’ et la ‘photo de la photo’.
Syracuse est la dernière grande ville italienne que nous aurons visitée, le maximum que nous aurons pu faire en deux semaines. Tout se superpose et se mélange un peu dans ma tête : la splendeur turbulente de Palerme, la cosmopolite. L’élégance insolente de Catane qui n’a pas voulu se laisser apprivoiser ; Enna, douce, assoupie et si accueillante ; enfin Syracuse, vibrante de vie, et paradoxalement si peu touristique, bien ancrée qu’elle est dans le réel du quotidien.
C’est déjà demain le départ. Ces 15 jours ont passé à une vitesse incroyable, comme un carrousel où l’on aurait tendu sans cesse la main vers le pompon, sans jamais parvenir à l’attraper. Tout juste si nous avons pu l’effleurer. Dieu sait que nous aurions aimé gagner un deuxième tour !
Bien évidemment, l’âme et la richesse d’une île (et je pourrais même écrire ‘pays’, car la Sicile en est un à part entière) aussi magnifique ne peuvent s’appréhender, se capturer dans un espace de temps si court. Mais il nous en est resté une douceur au fond de l’âme, un enthousiasme au creux du cœur, que l’on ne peut oublier. On abordait chaque journée très tôt avec une hâte d’enfants gourmands. On se couchait tous les soirs épuisés, mais avec une sensation de plénitude.
Merci, pour toujours.
00:34 Publié dans Lancelot fait du tourisme | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : syracuse, ortygie, sicile, italie
Commentaires
Pas vu les Latomies ? Ah, quel dommage de ne pas être allé faire un tour aux Latomies
Ecrit par : Martial | vendredi, 14 août 2009
@ Martial : Oui, c'est terrible en effet. J'en ai développé des insomnies depuis que nous sommes revenus.
Ecrit par : Lancelot | vendredi, 14 août 2009
Ah, ces trous noirs, ils nous attirent et nous font si peur à la fois
Ecrit par : Martial | samedi, 15 août 2009
@ Martial : Je suis, tel la phalène, terrorisé et fasciné. Par la justesse, la finesse et l'exactitude de tes remarques aussi, d'ailleurs.
Ecrit par : Lancelot | samedi, 15 août 2009
Syracuse est ma préférée, pour la douceur de vivre que l'on y trouve. Et puis son nom est si beau! Je suis d'accord avec Martial: dommage que vous n'ayez pas vu les Latomies. La légende raconte que ces carrières reconverties en prison par Denys avaient une acoustique telle que ce tyran pouvait entendre tout ce qui s'y disait. D'ailleurs l'entrée de l'une d'elles ressemble si étonnamment à une oreille qu'elle est surnommée ainsi: l'oreille de Denys.
Ecrit par : calystee | lundi, 17 août 2009
@ Calyste : Mais je les ai vues, vos Latomies ! Arrêtez de me prendre la tomie avec ça ! Bon, vues de l'extérieur, mais vues quand même. J'en ai aussi pris une photo, que je n'ai pas publiée. Quand on dispose de peu de temps, on ne peut pas courir dans TOUS les endroits recommandés par Pierre Paul Jacques et Jean !
Ca va ça va, je me calme....
Pour la légende, je savais, grâce au Routard. Ils en ont même reparlé dans l'émission sur Roberto Alagna, filmée à Syracuse même, ville de son enfance. Elle a été diffusée l'autre jour,et était très bien faite, soit dit en passant. Elle tombait à point pour nous qui y étions à peine 4 jours plus tôt.
Les bruits dans l'oreille, acouphènes, pour les savants, c'est cela qui provoque des insomnies. Surtout chez les tyrans. C'est bien connu.
Ecrit par : Lancelot | lundi, 17 août 2009
Mille fois "MERCI" de m'avoir fait voyager avec vous...Avec ton lyrisme j'avais l'impression de voyager avec vous..Tu dévrais écrire pour de bon...tu as les style et la facilité...Penses un jour à ce que je te dis là....Je me suis "régalée de cette Italie envoutante....
Ecrit par : Bernard | mardi, 18 août 2009
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