mardi, 11 août 2009
Au crayon, sans clavier
Mardi 28 juillet :
J’avais emporté le PC en me disant que les chances de connexion internet étaient minces, car cet avantage-là n’était pas mentionné dans le descriptif de nos locations. Effectivement, impossible. Ce qui n’est pas plus mal, dans un sens... Mais je pensais que je pourrais toujours taper mes notes sur Word au préalable. Peine perdue. Je trimballe sans cesse avec moi le même cahier que j’avais l’an dernier, en Egypte, et j’y griffonne au crayon, quand nous avons un moment de libre. Comme sur la plage en ce moment, par exemple. Ou bien lorsque je me réveille tôt le matin. Ca m’obligera à un fastidieux travail de recopiage au retour (à qui le dis-tu ! Note Du Recopieur... ), mais bon. Une façon d’immortaliser, de prolonger les vacances et les impressions qu’elles laissent. Un peu comme avec des photos, mais bien sûr, de façon plus abstraite et laborieuse. Pourtant, je dois bien avouer que j’aime ça. Sans me priver du plaisir des moments concrets, sans empiéter sur eux, mon crayon me donne aussi l’impression d’appréhender, saisir les sensations pour les synthétiser. Bien sûr, je me plante et il existe un monde entre l’odeur du sel sur la mer, la sensation de sueur brûlante qui collait mon tricot ce matin, les cris des enfants bousculés en ce moment par les vagues, d’une part, et d’autre part les lettres, les mots et les phrases. Mais, les photos sont là, elles aussi, aimables béquilles à mes gribouilles.
A propos de photos : ce matin, visite de Taormina, belle station balnéaire huppée, et surtout de son théâtre gréco-romain, situé dans la partie supérieure de la ville, que nous avons atteint en funiculaire. L’ensemble est hélas un peu défiguré par les installations du Festival d’Art de la Ville, en été.
L’après-midi, excursion dans les gorges de l’Alcantara, sous un soleil de plomb. L’eau y circule entre des concrétions volcaniques polies par le courant. Mais ce qui nous a laissé le souvenir le plus inoubliable, à TiNours et moi, c’est la fraîcheur glaciale de l’eau sur nos pieds (10° C environ) après l’étuve obligée de la promenade. Le contraste était sublime. J’ai repensé aux paroles de la chanson de Bette Midler :
« And your shoes get so hot
You wish your tired feet would find a brook…”
Demain, il faudra bien se tenir : Alfio vient nous chercher pour que nous allions présenter nos hommages au maître des lieux, Sire Etna.
09:12 Publié dans Lancelot fait du tourisme | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : taormina, gorges de l'alcantara, écriture

Commentaires
J'aime bien le premier passage, celui qui évoque les sensations capturées à coup de plume et recopiées, cela m'est arrivé ici pour mon blog...
Sinon, ce torrent m'a donné envie de m'y tremper mais 10°, quand même! Au fond, ça me rassure, il y a plus froid que notre plage...
Ecrit par : karagar | mardi, 11 août 2009
Peut-être qu'au niveau esthétique, les installations scéniques et les gradins semblent un peu défigurer le site, mais quel bonheur lorsque les théâtres antiques sont le décor (métathéâtralité, quand tu nous tiens!!) de nouvelles créations quelques 20/25 siècles plus tard. Tous ces gens qui se sont assis là il y a peut-être 2000 ans et ceux qui se sont assis aujourd'hui, dans une communion du spectacle. Tu ne peux pas savoir comme j'aime cette idée de transmission, de continuité ou d'éternel recommencement. Alors rien que pour ça, non, l'ensemble n'est pas défiguré, mais reconfiguré ;-)
(désolé pour l'envolée lyrique!!)
Ecrit par : Andesmas | mardi, 11 août 2009
Moi je pars toujours avec un carnet, qui se remplit de notes et de dessins à l'heure de la sieste (car pas de ballade sans sieste !), mais je n'ai jamais envie de les bloguer après. C'est un autre territoire.
De toute façon les dessins, je voudrais pas faire de l'ombre à Léonard de Vinci, tu comprends...
Une exception une longue note que j'avais écrite dans le TGV et que j'avais recopiée mot pour mot.
Ecrit par : KarregWenn | mardi, 11 août 2009
@ Karagar : Je t'assure que, même si c'était très froid, la sensation était sublime. Quand je dis 10°C, peut-être ai-je exagéré. mais c'était 12 au maximum. Glaciale. Géniale.
@ Andesmas Oui, je comprends très bien ton enthousiasme lyrique. Mais je raisonnais en égoïste. J'étais touriste, admiratif du site. J'aurais sûrement trouvé ça GEANT si j'avais été spectateur là-bas d'une pièce de théâtre !
@ KarregWenn : Un autre territoire, où tu écris des choses ne pouvant être lues que de toi seule.... Hum
C'est laquelle, cette note TGV ? Tu as un lien ? Suis très très très curieux...! Tu le ais....
Ecrit par : Lancelot | mercredi, 12 août 2009
Comme tu (ne) sais (pas encore) tu as affaire à une handicapée de l'informatique, je suis archinulle pour faire des liens ! Nuuuuuuulle !
Alors si tu es vraiment curieux, c'est dans mon ancien chez moi (celui-là est dans mes liens), en date du 13 avril 2008 sous le titre "Transports amoureux"
Aaaah le titre ! typiquement de la publicité mensongère !
Ecrit par : KarregWenn | mercredi, 12 août 2009
@ KarregWenn : Tu sais, en matière de 'transports amoureux', c'est souvent le produit livré après transport qui s'avère être décevant par rapport à ce qu'on en attendait....
Soupir.
Je vais essayer de retrouver la note dans ton blog.
En attendant, tu me prêtes ta main, pour que je la tienne, juste 5 minutes...? TiNours n'est pas là, alors ça me ferait du bien.
C'est juste que pendant 10 minutes cet après-midi, le clown triste a refait surface, alors que rien ne l'y préparait.
Tu te souviens de la première note que tu avais commentée chez moi ? Eh ben voilà. Depuis 10 minutes je m'escrime à essayer de refaire tomber le rideau sur ces souvenirs à la noix. Je n'en veux plus, JE N'EN VEUX PLUS....
PS : J'ai essayé de retrouver ta note. En utilisant le petit calendrier en bas à gauche dans ton blog, IMPOSSIBLE de remonter 'en accéléré' au-delà de janvier 2009. J'ai essayé de taper le titre de ta note dans le moteur de recherche, il me renvoie sur Overblog Amazon connerie... une impasse...
Bon alors, si tu veux bien suivre mes conseils, ce sera tout con tout bête :
-tu te positionnes sur cette note que tu as écrite chez toi.
-en haut de l'écran tu surlignes l'adresse
-tu fais copier
-et tu me recolles ici l'adresse pour arriver jusqu'à ta note.
Ca devrait rouler sans problème...
Bisous
Ecrit par : Lancelot | mercredi, 12 août 2009
Juste un petit mot en passant parce que je suis appelée de l'autre côté du pont pour un apéro obligatoire et dinatoire...
J'ai fait comme tu m'as dit pour l'adresse.ÇA VA MARCHER !
http://kostezgwalarn.canalblog.com/archives/2008/04/13/index.html
Oui je me souviens du clown, je l'avais copié-collé, pour le relire tranquille!
Je repasserai causer plus tard. Je te laisse ma main gauche en attendant (je bois avec la droite, on est sauvés ) et c'est celle côté coeur.
Bisous
Ecrit par : KarregWenn | mercredi, 12 août 2009
@ KarregWenn : Mision accomplie. J'aime beauccup la bannière de l'ancien blog, que je ne connaissais pas. Moi aussi, j'en avais un autre à l'époque, et il conserve un lien avec celui-ci.
Tu avais COPIE-COLLE mon clown... ?? (et l'illusionniste qui allait avec, par la même occase...)? Eh ben dis-moi... Ca fait mal au sternum, ces surprises. J'aurais jamais cru que...
Enfin bon. Tu peux utiliser la machine décolle papier peint. Je l'ai relue il y a pas longtemps. Elle m'énerve, cette note. Elle ressemble encore et toujours trop à une part de moi que je voudrais arracher. Zou, on repeint le mur.
Merci à toi. Elle était bien bonne, cette main gauche.
Ecrit par : Lancelot | mercredi, 12 août 2009
J'avais raté ce billet en les lisant tous hier. Dommage, car j'aurais bien aimé que l'on en parle dans notre conversation téléphonique. Excuse-moi. Tu as dû être surpris que je n'y fasse pas allusion?
Ecrit par : calystee | mardi, 18 août 2009
@ Calyste : Oui, en effet ! d'autant que j'en ai retrouvé un écho dans la note que j'ai lue chez toi ce matin.
(Mais si on s'était mis à parler de ça au téléphone EN PLUS, à quelle heure aurions-nous raccroché...? Seigneur....)
Ecrit par : Lancelot | mardi, 18 août 2009
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