mardi, 04 août 2009

Chaleur bonheur

 

Jeudi 16 juillet :

 

 

Première étape chez mes parents, à un tiers du chemin qui nous mène à Gênes,. Un avant-goût des repas italiens ; à peine arrivés hier, vers 13H, mon père nous sert son muscat, accompagné d’antipasti variés. Ma mère nous a mitonné des cuisses de poulet farcies (primo piatto) avec des petits pois. Il n’y a pas de secondo piatto, mais après le fromage et une délicieuse tarte aux abricots (faite maison évidemment) mon père veut nous faire goûter une de ses dernières trouvailles : de la glace à l’île flottante. On décline poliment. Sous l’œil réprobateur de ma mère, il s’en sert quelques boules « pour attendre le café ». Quant à nous, flottant suffisamment comme cela sans île, après toutes ces bonnes choses bien arrosées, nous sommes all&s faire une sieste ! La chaleur est bien plus intense que du côté de Montpellier, et, bien sûr, pas de clim. Heureusement, nous avons dégotté, bien caché au fond d’un placard, un vieux ventilateur centenaire dont personne ne veut. Son ronronnement bienveillant nous a aidés à traverser l’après-midi, et la nuit !

 

Quand j’étais gamin, en été, il nous arrivait souvent de décider de déplacer la table de la cuisine, pour avoir moins chaud lors du repas de midi. Et l’endroit le plus frais et aéré de la maison, si l’on ouvrait les pièces attenantes, c’était le couloir. Manger dans le couloir ! Je trouvais ça follement amusant. Pour moi, c’était la fête à chaque fois. Il en faut bien peu lorsqu’on a sept ans ! Il y avait là ma grand-mère, mes frère et sœurs, ma mère. Mon père, c’était plus rare. A midi, il travaillait. La couloir bruissait, retentissait de nos conversations et de nos éclats de rire. Il y avait par moments des courants d’air qui nous chatouillaient. On avait coincé les portes pour qu’elles ne claquent pas. Et en musique de fond, la scie des cigales qui s’en donnaient. Le chant de juillet, et d’août.

 

Plus personne ne mange dans le couloir aujourd’hui. Mais les cigales sont toujours là pour me servir de vrombissantes madeleines.

Commentaires

C'est drôle cette histoire de couloir c'est une vraie madeleine pour moi ! Chez ma grand-mère maternelle dans le Tarn, en juillet on faisait pareil et c'était la fête !
Génial pour des enfants de vivre de nouvelles habitudes c'était encore mieux que manger dehors !
Sud Est, Sud Ouest il fait toujours très chaud ...
Les siestes aussi me rappellent de bons souvenirs !
Sud Est, Sud Ouest, même combat contre la chaleur...
Il va falloir que je trouve des glaces à l'île flottante, je ne connais pas encore !
Bises et bonne journée !

Ecrit par : Virginie | mardi, 04 août 2009

@ Virginie : ah, ça se pratique dans le Tarn aussi, cette curieuse tradition ?
Bah, de toute façon, il a trente six mille moyens incongrus de rendre des enfants contents...
En revanche, les siestes, quand j'étais petit, je détestais. Je ne dormais jamais et ça m'ennuyait horriblement. Je préférais lire ! Maintenant, ça a bien changé... Que c'est bon de piquer un petit roupillon l'après midi !

Ecrit par : Lancelot | mercredi, 05 août 2009

J'aime bien aussi cette évocation avec tes parents et cette histoire de table dans le couloir. Je fais sans problème quelques parallèles avec mon enfance.

Ecrit par : Cornus | jeudi, 20 août 2009

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