vendredi, 29 mai 2009
Dur, dur, de rendre compte....
Mardi, en compagnie de trois acolytes anglicistes, je devais corriger un paquet de copies d’examen de BT S. L’un des volets du sujet demandait aux étudiants de faire en français le compte rendu d’un texte en anglais, en 200 mots environ. Le résultat final devait, peu ou prou, donner cela (je vous livre ma version, non pas celle du corrigé officiel) :
L’article extrait de [...] explique que les entreprises ont de plus en plus recours au bénévolat pour fédérer leurs équipes.
Courses d’obstacles et cours de golf étaient à la mode autrefois pour créer un esprit de camaraderie, mais de plus en plus d’entreprises montent des projets de volontariat aujourd’hui. Les grandes compagnies américaines, telles que Molson and Coors, ou Deloitte & Touche, demandent à travailler avec des associations caritatives spécialisées (Impact 4 Good, United Parcel Service), hors de l’entreprise. Les projets bénévoles peuvent se concrétiser lors de séminaires, de congrès, de sorties sur le terrain, et ce pour une journée au moins. Ces actions ont souvent des fins sociales, sont réalisées gratuitement, et ont un caractère manuel et concret.
Les avantages sont multiples. D’une part les employés apprennent à instaurer entre eux des relations de bonne camaraderie, des liens personnels qu’ils ne pouvaient établir au sein même de leur firme. La communication en est améliorée, on redécouvre certains sentiments comme la gratitude. D’autre part, les gains de productivité de l’entreprise augmentent parallèlement. Une compagnie plus « citoyenne » améliore son image auprès de ses employés, de ses fournisseurs, et de ses clients.
Le bénévolat ponctuel, géré de façon intelligente, peut donc dans une certaine mesure déboucher sur du profit, pour une entreprise.
Le sujet n’était franchement pas follement excitant, mais au moins l’article anglais n’était pas trop difficile à comprendre. Il y avait aussi d’autres exercices (traduction et lettre commerciale). Nous avons terminé la journée avec une moyenne assez honorable de 10,2. Cependant, dans le paquet, nous sommes tombés sur ce « texte perle » d’un (une...?) élève, et encore une fois, l’affreux petit lutin méchant que je suis ne résiste pas au plaisir de vous le recopier sans modifier la moindre virgule. Comme le site internet de description des appartements à louer pour les vacances, l’autre jour. C’est trop ‘époustouflifiant’ :
Le sujet traite sur la façon d’une entreprise à promouvoir un projet de volontariat avec un site internet de réunion expliquant provablement les démarches proposées.
Cette entreprise, prennons exemple l’entreprise Impact 4 Good, à pour but d’immobiliser les employées à construire des batîments necessaire à la ville dans un temps précis. Ce projet de volontariat motivent les jeunes employés à ce lancer sur un mode de travail en quelque sorte. Des pourcentage assez haut montre bien la motivation de ces employés. Cela intéresse beaucoup les clients americains et apprécie cette façon de faire en ayant un prix et une qualité égale.
On peut dire donc que cela mobilise bien les employés et les clients ; donc une hausse et pour eux un bénéfice et un bien être pour leur vie.
Des exemples intéressent, comme monsieur Ranzer directeur de l’entreprise, dit que les appels sont plus nombreuses. Ainsi une employée éprouve ce qu’elle ressens.
C’est ainsi que travailler dans la construction sur un projet de volontariat avec un temps ou durée définie, est un avantage pour les entreprises et un intérêt important pour les employé et clients.

00:33 Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : examen, écrit
Commentaires
Ah ça me rassure, je ne suis pas toute seule à patauger dans un océan de nullité !
Tu me diras c'est pas fort consolant...
Hier, summum : Après 7h30 passées à "corriger" 11 pages (pour environ 60 habituellement dans le même temps ) j'ai dû RENVOYER un roman à l'éditeur !!!!! Du jamais vu.
Entre temps j'ai cru m'étrangler de rire un certain nombre de fois, un vrai collier de perles , mais bon, je ne suis pas payée pout me fendre la poire.
Le problème avec celui-là c'est que je ne comprenais même pas ce que je lisais. Embêtant pour corriger. Plus de rouge que de noir sur l'écran...
Mais il fait beau, il fait chaud, c'est le we, la vie est belle ! ON oublie tout ça pendant 3 jours !
Ecrit par : KarregWenn | vendredi, 29 mai 2009
Certes, il (elle) doit être nul(le) en anglais (comme moi, je ne jette pas la pierre), mais ça n'est pas mieux en français. Et ça a eu le bac ?
Ecrit par : Cornus | vendredi, 29 mai 2009
J'en suis venu à me demander si le candidat était vraiment français (lors de la préparation au concours, il y avait avec nous une Russe pas idiote du tout qui aurait pu produire ce genre de texte).
Ecrit par : Kab-Aod | vendredi, 29 mai 2009
Si ça n'était pas un examen donc a priori sans ordinateur et sans internet (ou bien?) je dirais que ça sent trèès fort la traduction automatique...
Ecrit par : La Grenouille-Rosbif | vendredi, 29 mai 2009
Moi ça me plait beaucoup, surtout:" Ainsi une employée éprouve ce qu'elle ressent". Ca , ça confine au génie!
Ecrit par : calystee | vendredi, 29 mai 2009
Et dire qu'on leur demande de faire un compte-rendu en français (!!) d'un texte anglais ; je n'imagine même pas ce que ça aurait pu donner dans la langue de Shakespeare. Encore un exemple "d'analphabète éduqué" pour lequel je n'ai aucune compassion.
Ecrit par : arnaud | vendredi, 29 mai 2009
Pour moi aussi cela sent la traduction automatique, il y aurait donc des moyens de miniaturiser ces translateurs ? Parce que tout de même "...es appels sont plus nombreuses..." là c'est franchement du foutage de gueule !
Ecrit par : Valérie de Haute Savoie | samedi, 30 mai 2009
Elle devait l'avoir greffé dans le cerveau (à la place du), le translateur !!!!!!
Ecrit par : KarregWenn | samedi, 30 mai 2009
@ KarregWenn : Tu fais des traductions? de romans ? Une chose dans laquelle je ne me suis jamais lancé, mais que j'ADORERAIS faire. Monde très fermé, s'il en fut...
@ Cornus : En examinant la copie, on soupçonnait fortement qu'il devait s'agir d'un bac pro.
(Ce qui, bien évidemment, n'est pas non plus une excuse...)
@ Kab-Aod : un candidat d'origine étrangère, c'est une éventualité aussi. J'ai eu ce style de profil, à la fac, et en BTS, avant. Mais là, je ne sais pas pourquoi, mais j'en doute.
@ La Grenouille-Rosbif : Aucune chance pour cette candidate d'avoir utilisé un traducteur automatque : ils n'avaient aucun accès à internet durant l'épreuve.
Moi je pense simplement que, ne comprenant rien au texte, elle a dû traduire, ici et là, des passages. Et mal traduire, par-dessus le marché. La CataTotale....
Merci pour ta (première?) visite, je regrette simplement que le lien ne mène pas sur ton blog à toi...? ;-)
@ Calyste : Après tout, il y a sûrement aussi des gens qui ne sentent pas ce qu'ils éprouvent. A nous de les trouver....
@ Arnaud : le compte rendu en anglais existe aussi à l'examen ! Mais c'est terriblement difficile pour des étudiants français (tu dois en savoir quelque chose) : j'en avais des sueurs froides pendant l'année en les préparant à l'épreuve. Heureusement, ce n'est pas tombé. Ce qui n'empêche pas des copies mongoliennes. La preuve....
@ Valérie : Oh, 'foutage de gueule', tu sais.... Après quelques années d'enseignement, on apprend à relativiser tout ça.... Je suis persuadé qu'elle (il?) ne s'est même pas rendu compte de la faute d'accord...
@ KarregWenn bis : Toi, tu es une médisante ! ;-D
Ecrit par : Lancelot | samedi, 30 mai 2009
Lancelot > KarregWenn fait TOUT ! Le monde, tout petit monde de l'édition en langue bretonne est un peu différent de l'autre, le grand.
Je corrige, je traduis...et j'écris ! Et en plus, moi j'ai MON correcteur privé, hihihi...Très compétent d'ailleurs, je crois que je vais le garder.
Rhooo...s'il lit ça il va croire que je me moque et il va me saquer !
Ecrit par : KarregWenn | samedi, 30 mai 2009
Ma Doue, vlà que j'ai oublié un de mes emplois. Quel bel acte manqué ! MON collègue va en être fort marri !
Donc, j'enseigne aussi.
Pffuuu, c'est trop, rien que de le dire je suis fatiguée.
Ecrit par : KarregWenn | samedi, 30 mai 2009
C'est sûr. Les élèves (et les étudiants) détestent le résumé. On faisait parfois des revues de presse, un exercice plus libre que le résumé pur, mais le plus souvent ils écrivaient n'importe quoi, y compris les francophones.
Ils ne sont peut-être pas les seuls: ayant discuté avec des journalistes, j'ai appris que la revue de presse était également l'exercice qu'ils aimaient le moins.
L'être humain n'est peut-être pas programmé pour, tout simplement.
Ecrit par : Johnny | dimanche, 31 mai 2009
@ KarregWenn : Eh ben, quand est-ce que je pourrai lire l'un de tes romans ?
@ Johnny : C'est pourtant moins difficile qu'une dissertation (même si c'est mille fois moins intéressant).
A noter : dans notre formation, on différencie le résumé qui suit l'ordre du texte paragraphe par paragraphe, et le compte rendu qui lui doit réorganiser les idées pour rendre l'argumentation plus claire et synthétique.
Ecrit par : Lancelot | dimanche, 31 mai 2009
Lancelot > Dès que t'as appris le breton, pas de souci, je te fais un paquet !
Ecrit par : KarregWenn | dimanche, 31 mai 2009
@ KarregWenn : Et faire toi-même ta propre traduction en français, c'est pas compris dans le pack....? (genre la fille qui y met à peine de la mauvaise volonté.... :-( )
Ecrit par : Lancelot | dimanche, 31 mai 2009
Ecrire un commentaire