jeudi, 30 octobre 2008

Fiso, Lancelot et la météo, eh oh !

 

Lundi :

 

cumulus_fair.jpgMatinée brumeuse, atmosphère humide. Je me rends à la gare en regardant le ciel avec inquiétude. Que décidera-t-on, en haut lieu ? Quels auspices, quelles couleurs du temps vont venir teinter cette parenthèse de bonheur de l’avoir avec nous, elle qui est si rare ?

J’attends appuyé à un pilier du quai. Elle arrive, souriante et détendue « Tu ne me voyais pas ? » Ben non, j’étais trop occupé à te regarder…

Les nuages laissent entrevoir des lucarnes de bleu sur l’esplanade de Saint Roch. Il fait frais, mais on se réchauffe en parlant, en marchant vers le Grenier. TiNours va venir nous y rejoindre. Comme d’habitude avec elle, il n’y a pas de temps mort. Comme toujours avec moi, il n’y a pas de blancs.  Et dès qu’il s’est joint à nous, la balle de la connivence à trois rebondit dans la chaleur de la salle, auprès de la convivialité un peu bourrue de la patronne, qui « ressemble à Bénédicte » Tiens c’est vrai ! Une brise de Paris-Carnets flotte dans l’air…

Et, bien sûr, la bonne humeur entraîne la météo dans son sillage : le soleil resplendit, la température remonte en flèche. J’ôte mon blouson en ressortant, elle son écharpe. TiNours retourne travailler, mon Nours…. Pas de chance. On se retrouvera ce soir.

 

 

Place de la Comédie, la lumière d’un automne encore chaud nous environne. Vue panoramique des quartiers des Aubes, comme une animation satellite, depuis la terrasse qui surplombe le Corum. On arpente Montpellier. Ma honte d’être encore capable de m’y perdre. Mais c’est amusant aussi, de musarder à deux, d’être deux touristes sur un pied d’égalité, à la recherche de la cathédrale St Pierre. Fiso-flash, Fiso-extase, Fiso-photo.

 

 

 

st-pierre-gf.jpg

 

 

  Passage par les jardins du Peyrou, après un café gourmand comme une boule de neige. Lodovicus Magnus sur son cheval, bravant les éléments. Et la re-découverte du bel aqueduc, un des monuments que j’aime le plus à Montpellier.

Après un passage éclair chez les gays, attablés en terrasse, et une dégustation-test-surprise de biscuits miel-céréales, (« le trouvez-vous trop craquant, assez craquant, craquant, peu craquant, pas du tout craquant…. ? »), on redescend chercher TiNours qui prend les commandes de la voiture. L’air frissonne et semble se rafraîchir à nouveau. Qu’importe, on cocoone, bien serrés dans la petite Clio.

 

 

 

Mardi :

 

pluie.jpg Vent fort, mistral force 8. Temps humide. Les températures chutent. Sortirons-nous ? On passe la matinée à se le demander. Pour oublier le gris, elle fait naître des bleus sur l’écran, sur le clavier de mon pc qui n’a pas l’habitude de son style doux. De mon côté je m’active à la cuisine, en chantant à pleine voix en karaoké sur mes CD. Lalanne, Phil Collins, Duran Duran, Kate Bush, tout y passe… Elle rit, la Petite Sœur. Aux éclats. « Tu t’éclates en cuisine et en chansons ? » Ben oui. On reçoit ce soir. Cuisiner m’apaise. Chanter m’enchante. Et la savoir là, tout près, ça m’amuse et me réjouit.

 

« …L’ami, j’me suis shooté pour rien… »

« …Saupoudrer les fruits rouges de vergeoise… »

« ….l’ami, j’ai comme une crampe au cœur, à vouloir trop me faire du bien…. »

« …mélanger le beurre ramolli avec 150 g de sucre et 200 g de farine…. »

« …. J’me suicide au marteau piqueur… »

« …répartir le mélange sur les fruits dans un moule beurré… »

 

Bon, le résultat (et les commentaires le soir) valaient quand même bien que je me défonce :

 

rhubarb_crumble.jpg

 

 

L’après midi, le ciel est de plus en plus noir. La dépression tente une percée. Seuls dans la salle à manger, assis face à face dans le demi-jour qui s’éteint, nous glissons vers les confidences tristes. Les cœurs lâchent leurs béquilles, les âmes fondent un peu. La pluie coule sur les portes-fenêtres. J’écoute ses mots pleins de souvenirs brillants, sanglants, je suis attentif. J’interviens, je pose de temps en temps des questions. Sa voix se brise un peu, comme un nuage trop gorgé d’eau. Moi aussi, sans presque m’en apercevoir, je sens les flaques de mes yeux se remplir et déborder doucement. Trop-plein d’émotions réciproques. Je tends la main, je caresse ses doigts qui frémissent un peu, chagrin captif. Et tout à coup, un éclair dans ses yeux verts, une nouvelle vanne s’ouvre, et on éclate de rire en pleurant, comme des giboulées…

 

 

 

Mercredi  :

 

orage-6.jpgAlternances de passages nuageux et d’éclaircies. Il fait froid. TiNours est resté ce matin pour pouvoir se reposer après le souper entre amis, prolongé tard la veille. Il faut tout de même prendre tôt notre déjeuner, car il reprend le bureau à 13h30. Après l’avoir emmené à Montpellier, je rejoins Petite Sœur qui me fait explorer les cyclones du Monde des Blogs. Le Blog-Monde. Le Beau Monde. (« Car je suis plus mince que vous, plus belle que vous, et les hommes aiment mon corps… »). Je m’esclaffe, je me tords. Peut-on imaginer écrits plus ineptes…. ? Lancelot se retransforme illico en Bozo. Photos de pleines lunes, et commentaires de chiens qui hurlent après la Lune. Talons aiguilles, dessous chics. « Rendez vous au petit Trianon, j’y serai, là…  dans un lit à baldaquin, pour rêver à des étreintes Moyenâgeuses. J’y serai, là… Dans la baignoire mousseuse de la suite royale au Carlton, j’y serai, là …et aussi au cœur de la savane en feu, pour y faire l’amour comme deux bêtes sauvages affolées, car j’y serai, là… »

 

Le temps est très instable, mais on décide de braver les éléments. Après tout, Fiso n’a pas encore vu la Méditerranée depuis qu’elle est arrivée. Elle ne peut pas décemment repartir demain en ayant raté ça. Direction, la plage de Palavas et la cathédrale de Maguelonne. Froid mordant, on essuie même quelques gouttes de pluie, mais rien n’entame notre bonne humeur et nos bavardages. On blague, on blablate, on blogue à l’oral. On blablogue. Mérites comparés d’artistes variés du web. « J’adore le style de Carcafouille » « Ah oui, et tu connais Ptitvier Mou, ce vieil alcoolique libidineux ? » « Moi une que j’ai en horreur c’est Mzelle Nitouche, elle laisse toujours des commentaires à la con ». « Attends, tu n’as jamais lu ceux de PineurMan ? Lui il tient un blog soi-disant érotique mais depuis le temps il n’érotise plus que lui-même… »

 

La mer est étale, vierge aujourd’hui de tout baigneur. Aucun kite-surfeur, pas de hors-bords. Que des galets, paisiblement étalés sur la plage, et elle invente un jeu, auquel nos appareils numériques refusent de participer. Pour finir, on les a eus !

 

PA290092.JPG PA290093.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi :

 

DSC00659.jpgIl ne pleut plus, mais il fait sombre. Et froid. (5° !) Et gris. Pour la dernière fois cette année, nous errons côte à côte dans le froid mordant des rues. On se réchauffe, dans un café sur la place. Dans un Virgin au rayon des bouquins érotiques (oui, l’érotisme, encore et toujours…). Dans un snack où elle commande des en-cas libanais.

Pour finir, câlins sur un quai de gare bien froid. Pour elle, direction Bordeaux, où les racines de son arbre généalogique la réclament.  Quand la reverrai-je, ma Petite Sœur ? Elle sait tellement bien me faire rire, sortir de moi-même, décortiquer les faux-semblants, débusquer les faux-fuyants.…

 

Elle a aimé mon TiNours, elle a aimé chez nous, elle a aimé notre cuisine.

Elle nous a laissé un magnolia, comme une promesse de retour.

Ce soir, on s’installe dans l’automne et on attend sereinement que l’arbre refleurisse.

 

Magnolia.jpg

 

Commentaires

Ne me dis pas que ton magnolia a encore des fleurs !

Ecrit par : Valérie de Haute Savoie | jeudi, 30 octobre 2008

La rencontre semble avoir été chaleureuse et douce.
Mais elle me confirme à sa manière mon freinage des deux pieds à rencontrer les autres blogueurs (même si ça m'arrive mais c'est exceptionnel). C'est d'ailleurs comme à peu près dans tous les groupes, il faut toujours qu'il y ait un moment où on tire sur ceux qu'on n'aime pas, souvent simplement parce qu'ils ne sont pas comme nous. Parce que, qu'importe s'ils sont moins bons ou meilleurs tant l'échelle de valeur est subjective. Et quand bien même elle serait objective...
Je suis associal, je sais :)

Ecrit par : Olivier Autissier | jeudi, 30 octobre 2008

zêtes trop chou avec vos galets. bise à vous 2.

olivier : on ne prendra jamais un verre ensemble alors ? :-(

Ecrit par : orpheus | jeudi, 30 octobre 2008

Alors, il faisait très beau!
(PS: j'ai enfin répondu, concernant la musique.)

Ecrit par : calystee | jeudi, 30 octobre 2008

Tu sais Yann, je crains -hélas - de ne pas être d'une compagnie très joyeuse. Tiens, à l'occasion, demande à Fiso quel souvenir elle garde de moi, excepté le côté furtif. Je doute qu'elle n'ait gardé une image très brillante. Et comme je la comprends.

Ecrit par : Olivier Autissier | jeudi, 30 octobre 2008

@ Valérie : La saison de floraison des magnolias, c'est avril-mai ! On en avait un, paradoxalement, quand on vivait dans le Nord ! Mais on n'en a pas ici. Ce que nous a laissé Fiso, en fait, c'est le DVD du FILM "Magnolias", qu'elle voulait nous faire partager.

@ Orpheus : On a reparlé de toi aussi... Souvenir d'un repas pris en juillet ! Mais on n'a jeté aucune pierre, aucun galet sur toi. Na.

@ Calyste : je vais de ce pas voir ça, pour la chaine "musicale" !

@ Olivier : Il serait bien sûr trop simple, après avoir lu ton commentaire, de conclure benoîtement toi et moi que chacun mène sa vie de blogueur comme il l’entend, et que toi, tu préfères ne pas rencontrer les autres, alors que moi si. Car il y a davantage entre les lignes de ce que tu as écrit. Je sens un reproche sous-jacent : pourquoi médire, et « tirer sur ceux que l’on n’aime pas» ?

Je ferai d’abord remarquer une chose : ce n’est pas parce qu’on ne rencontre personne physiquement dans la blogosphère que l’on échappe à la critique (ou à la louange, d’ailleurs). Il m’arrive assez souvent de commenter certains blogs, certaines notes, certaines personnalités, avec TiNours, et aussi avec d’autres amis non blogueurs qui viennent chez moi et m’interrogent sur le «phénomène». J’imagine que tu en fais autant de ton côté avec Jean-Michel. A partir du moment où l’on écrit sur la toile, et même plus généralement, lorsqu’on « devient public », on s’expose fatalement à des réactions, élogieuses ou critiques. Donc il serait illusoire de dire qu’en restant extérieur physiquement au « groupe », on échappe à ses effets pervers. « Non », me diras-tu « mais au moins on ne tombe pas dans le travers consistant à médire, à plusieurs ».

J’ai forcé la note, aux endroits où je fais allusion à la médisance, dans ce billet. De façon maladroite, je veux bien le reconnaître. Pour être plus grinçant, amusant… ? Si c’est raté, j’accepte la critique, c’est sain. Mais bien sûr, il ne faudrait pas nous imaginer (surtout Fiso, qui est entière, droite et honnête), en couple de concierges fielleuses, occupées à tirer au bazooka sur tout ce qui blogue. Nous avons beaucoup plus parlé des blogs que nous AIMONS que de ceux que nous trouvons ridicules. Ceux-là, OUI, il y en a. Là aussi, j’assume mes inimitiés aussi bien que mes affinités. Mais toute la liste de noms cités dans ma note est composée de pseudos imaginaires. Je ne cite personne directement. Ce n’est pas de l’hypocrisie, ce sont là les limites évidentes imposées par la décence.
Les conceptions des frontières de la « décence » sont très fluctuantes d’une personne à l’autre. Ca aussi, il faut l’admettre. Mes sarcasmes exprimés peuvent paraître de mauvais goût. Soit. Mais, Olivier, n’était-ce pas toi qui disais en juillet dernier, dans ta note intitulée « Bloguement correct » ( http://www.olivier-autissier.com/blog/index.php?post/2008/07/08/803-bloguement-correct ) que tu détestais sur les blogs ce qui est ‘consensuel’, ‘de bon ton’, ‘gentil’, ‘propret’ ? Cette note m’avait beaucoup intéressé car elle m’avait fait gamberger. Tu y parlais principalement des commentaires de blogueur à blogueur. Mais le principe s’applique aussi, je pense, aux notes. Il faut savoir ce que l’on veut. Ma conception à moi du « bloguement correct » c’est de ne pas citer de vrais noms. Mais j’ai aussi des opinions. Lorsqu’elles concernent les autres blogs, devrais-je aussi les taire sur la blogosphère, même et surtout lorsqu'elles sont négatives ? Je ne pense pas.

Donc, tu dis : « il faut toujours qu'il y ait un moment où on tire sur ceux qu'on n'aime pas, souvent simplement parce qu'ils ne sont pas comme nous. Parce que, qu'importe s'ils sont moins bons ou meilleurs tant l'échelle de valeur est subjective. Et quand bien même elle serait objective... » Si je t'ai bien suivi (et pardonne-moi si je me trompe), tout ça est bel et bon, très « bloguement correct » justement, mais un peu en contradiction avec ce que tu écrivais en juillet. Il y a mille et une façons de « tirer » sur des blogueurs, tu sais. De les faire SE SENTIR « moins bons ou meilleurs ». Ne serait-ce qu’en établissant une hiérarchie affichée dans la liste des blogs que l’on aime, par exemple. On ne « tire » pas, mais on module l’intensité de la caresse. En ce qui concerne nos affinités individuelles, il est certain que l’échelle de valeurs ne peut être objective. Mais quand bien même elle serait subjective…

Avoir raté mon numéro de clown, je prends. Mais ce que je ne veux pas prendre, c’est le risque de passer pour une langue de vipère qui démonte les autres blogueurs en général. Et surtout, d’entraîner Fiso dans cet amalgame. Fiso est une fille bien, loyale envers ses amis. Quant aux autres, les blogueurs anonymes dont nous avons ri, qui s’en soucie ? Même pas eux ! Est-il besoin de préciser qu'il ne s'agit pas de nos contacts réguliers, avec qui une relation amicale s'est nouée....? Je doute fortement que « Mamzelle Nitouche » ou « PtitVier Mou » viennent lire mes élucubrations et s’y reconnaissent. Si c’est le cas, et qu’ils aient envie de s’amuser à leur tour à mes dépens, en me critiquant sur leur blog, grand bien leur fasse. Rigoler, c’est bon pour la rate.

Mais non, cher Olivier, tu n’es pas un « asocial ». Juste un râleur très mignon. Avec qui j’aime, non pas « polémiquer » mais « échanger ». Tu m’as dit l’autre jour que c’est en colère que tu me préfères. Mais je ne pouvais tremper ma plume dans ce carburant-là en écrivant ma dernière note. Fiso ne m’inspire aucune colère… ! Quant au souvenir qu’elle a gardé de toi lorsque vous vous êtes rencontrés, il faudra effectivement qu’Orpheus l’interroge directement, car elle et moi t’avons oublié dans notre « inventaire » de blogueurs au cours de son séjour ici. Rétrospectivement, je le regrette !

Ecrit par : Lancelot | vendredi, 31 octobre 2008

La première fois où je me suis décidé à rencontrer des blogueurs, j'étais stressé, j'avais longtemps refusé les invites, non pas par principe, mais j'avais peur des litiges (l'éventuel rapport de séduction), et surtout peur de moi-même, avec mon côté taiseux, peu cultivé (si,si), et mon tempérament solitaire. Nos blogs nous précèdent et je craignais aussi de décevoir.
Finalement chaque occasion m'a surpris, réjouis, et permis de me dépasser un peu. Avec certains, les blogs n'ont été qu'un sujet de discussion sommaire, les conversations souvent sortaient de ce cadre même si l'on revenait parfois sur tel ou tel billet marquant. Avec trois d'entre eux, une camaraderie s'est poursuivie. Comme quoi...
J'avais noté la facilité de contact que prépare la relative intimité de nos carnets, une impression de familiarité et de complicité. De quoi, en tout cas, réviser la notion de virtualité :)

Ecrit par : Kab-Aod | vendredi, 31 octobre 2008

Hum ça devait être bien :-) j'adore les photos et je ne doute pas une minute qu'un séjour chez vous deux, doit être un moment exceptionnel !

Ecrit par : Bougrenette | vendredi, 31 octobre 2008

@ Kab-Aod : J'ai éprouvé à peu près les mêmes sentiments que toi, avant mes premières rencontres "physiques" avec d'autres blogueurs. Rencontres assez récentes, d'ailleurs, j'ai vu "face à face" mes deux "premiers" au tout début de cette année. Ce qui est sûr, c'est qu'on ne s'ennuie jamais par la suite, parce qu'on a plein de choses à rediscuter, affiner, débattre. Comme tu l'exprimes très bien, il y a une "facilité de contact que prépare la relative intimité de nos carnets, une impression de familiarité et de complicité". C'est tout à fait ça.

Complicité sur l'instant n'implique pas, bien sûr, "longévité" ou "durabilité" pour la relation. Mais peu importe. Au final, la rencontre d'autres blogueurs a toujours débouché, pour moi (pour l'instant en tout cas), sur des moments privilégiés et enrichissants. Et, sinon une amitié vraie (même si ça peut arriver, comme avec Fiso) il y a toujours un respect mutuel. Je ne regrette absolument aucune rencontre faite dans ce cadre.

@ Boug : Eh bien, tu sais ce qu'il te reste à faire... A ce sujet, on va se revoir bientôt, non ...? La suite en e-mail... Gros bisous à toi, ma belle.

Ecrit par : Lancelot | vendredi, 31 octobre 2008

C'est ce qui s'appelle avoir perdu une occasion de me taire. Ce que je regrette aussi. D'ailleurs la conclusion de ta réponse à mon commentaire en dit long sur ce point.
Soit.
D'abord, ne connaissant que si peu Fiso, pour ainsi dire pas du tout, je ne me serais jamais permis de la juger, ni en bien ni en mal. Merci de la laisser en dehors de ma réaction. Elle n'a rien dit je crois.
Ensuite, être bloguement incorrect pour moi n'est pas forcement de critiquer pour critiquer. Mais de réagir sans gants quand il le faut, d'ailleurs comme tu viens de le faire.
Enfin, parce que je veux faire bref, classer les blogs comme tu le dis, n'est pas décréter qu'un tel est meilleur ou non qu'un autre, mais estimer qu'un tel m'apporte davantage de plaisir qu'un autre. Il y a là une nuance à laquelle je tiens.
Et je conclue, oui il y a toujours un moment où on tire sur les autres, pour une raison ou une autre. C'est loin d'être spécifique aux blogueurs, ça se passe entre collègues, entre copines, en famille, etc. L'inverse est aussi vrai d'ailleurs. Et comme d'autres, je ne suis pas exempts, je pourrais me prendre à ce jeu là. Aussi, je préfère éviter ces rencontres ne serait-ce que pour ça.
Si tu as lu un quelconque reproche sous-jacent de ma part, tu fais erreur. Parce que lorsque j'en fait, j'évite qu'ils soient sous-jacents. Et parce que personne a priori ici n'en a jamais subi la verve.

Ecrit par : Olivier Autissier | vendredi, 31 octobre 2008

@ Olivier : Ne jamais "se taire" sur mon blog lorsqu'on a envie de dire quelque chose (en positif ou négatif): telle est ma devise, que j'aimerais que les visiteurs-amis appliquent en permanence. Selon moi, tu as eu raison de profiter de cette 'occasion'-là. Et n'hésite pas à le refaire à l'avenir, le cas échéant. Les reproches (sous-jacents ou pas, peu importe en ce qui me concerne...), s'ils sont constructifs et formulés de façon courtoise, sont toujours bons à décortiquer.

Je laisse très volontiers Fiso "en dehors" de ta réaction, comme tu le suggères. Tu me rassures plutôt sur ce point-là. Merci à toi.

Comme je l'ai déjà dit plus haut, si les rencontres entre blogueurs se limitaient à des discussions où l'on "critique pour critiquer" ce serait un peu désespérant ! Si ça peut te rassurer, on a eu beaucoup d'autres choses à se dire et à faire, Fiso et moi, au cours de ces 4 journées. Dans ma note, je citais un dialogue X à un instant Y. Mais il y a eu aussi beaucoup de W et de Z, et tout le reste de l'alphabet, même !

Pour le reste, nos conceptions diffèrent. Mais comme moi aussi je veux faire bref (je n'y arrive jamais d'ailleurs, par écrit, lorsqu'un sujet m'intéresse, mea culpa...), je vais arrêter là ma réponse. L'espace du commentaire est trop restreint. Il aurait fallu, dans le cas présent, une discussion à bâtons rompus, afin de confronter nos opinions et éviter les malentendus. Un argument de plus pour plaider en faveur des rencontres face à face.
Mais tu n'aimes peut-être pas non plus les 'discussions à bâtons rompus'....

Ecrit par : Lancelot | samedi, 01 novembre 2008

Si, je les préfère ! :)

Ecrit par : Olivier Autissier | samedi, 01 novembre 2008

Je découvre en passant par chez Kad-Aod et remarque une photo d'un lieu que je connais et que j'aime bien de Montpellier.

Ecrit par : Marc | samedi, 01 novembre 2008

Tiens, finalement, on croit connaître les gens et puis...

... je n'avais jamais remarqué que tu ressemblais aux Dalton, côté menton !

Ecrit par : panama | samedi, 01 novembre 2008

@ Olivier : c'est donc sans espoir pour parvenir à se comprendre clairement... snif

@ Marc : Bienvenue sur mon blog, et à Montpellier

@ Pan : Lucky Luke assis sur Jolly Jumper, il n'a pas le bon angle pour jauger le menton des Dalton... Ce rôle-là, pour toi, ça ne colle donc pas. Tu as dû voir leur menton "par en-dessous" : le chien Rantanplan, peut-être....?

Ecrit par : lancelot | dimanche, 02 novembre 2008

C'est vrai que tu es un habitué des notes longues, mais désormais tu es en concurrence sérieuse avec tes propres suites de commentaires. Ma goulash va finir trop cuite !... Enfin, moi je retiens le eh oh ! du titre, parce que j'aime le subliminal, et pour le reste, je parlerai d'Olivier, qui ne m'a l'air en rien d'asocial, mais comme il a en effet un abord un peu ours (sans rien de péjoratif), j'ai bien l'intention de profiter de sa sortie de tanière, jeudi soir, à l'occasion d'un concert de Diane Dufresne, pour en percer un peu plus le cuir... Quant à nous, à très bientôt, donc...

Ecrit par : Oh!91 | dimanche, 02 novembre 2008

@ Oh !91 Faut pas trop "subliminaliser" non plus, mon grand... c'était la rime en "o" qui m'avait amusé... rien de conscient là-dedans, en tout cas.... Sinon, en ce qui concerne l'insconscient... bofff... je veux bien le laisser clapoter dans sa grotte, et laisser libre cours aux interprétations psychanalytiques et narcissiques en tous genres....

Pour la longueur des notes, et des suites en commentaires (les tiens aussi, chez toi), t'es pas mal non plus je trouve, au fait, mon biquet.

Oui oui... Olivier Autissier est un ours ADORABLE. Je suis bien d'accord avec toi. Qui veut se donner un genre bourru, comme ça, mais personne n'est dupe. Qui accepte aussi de déroger à ses propres lignes de conduite inébranlables, à l'occasion. La preuve. Bise-le affectueusement pour moi au concert de Diane.

Ecrit par : lancelot | lundi, 03 novembre 2008

Après 4 jours chez la grand-mère au fin fond d'un - adorable - village de la Charente, je retrouve enfin la joie de tapoter sur un clavier autre que celui de mon téléphone portable et je découvre donc ce billet.
Je comprend la réaction d'Olivier, à première lecture, on a effectivement l'impression qu'on a passé un bon moment à débaltérer sur les uns et les autres. C'est tout le problème du hors-contexte. Mais tu as répondu en commentaire, Lancelot, et je n'ai rien à ajouter à ta réponse, parfaite.
En revanche, Olivier, je n'ai pas trop compris ta remarque sur l'éventuelle opinion que je me serais faite de toi, je n'ai pas l'habitude de juger les gens après les avoir croisés sur un trottoir 3 minutes sauf s'ils ont fait preuve d'une immense goujaterie, mais ça n'a pas été ton cas :)
Le débat qui a fait suite à ce billet est très intéressant par ailleurs, et comme j'en avais parlé avec toi, Lancelot, et avant toi avec M., je ferai prochainement un billet sur la complaisance sur les blogs qui fera sans doute écho à celui d'Olivier, que je n'avais pas lu (j'espère le faire prochainement).
Pour revenir à ce que tu écrivais, Olivier, le ton de mon blog ou certains de mes billets en horripile quelques-uns qui ne se sont pas privés de me le faire savoir. Ca ne me gêne nullement dans la mesure où ils restent courtois.
PS1 : auprès de la convivialité un peu bourrue de la patronne, qui « ressemble à Bénédicte » : heu, je n'aurais pas utilisé le terme "bourru" et ... elle lui ressemblait aussi beaucoup physiquement !
PS2 : (en commentaire) : Dans ma note, je citais un dialogue X à un instant Y => c'était pas la peine de dire qu'on avait AUSSI parlé de cul !!! et ma réputation de fille sage et abstinente, alors ????

Ecrit par : Fiso | lundi, 03 novembre 2008

@ Fiso : J'ai pour principe de ne pas modifier mes notes a posteriori... ni de les effacer.... Ce qui a été écrit le reste. Mais je regrette bien mes errances dans cette note-là ! J'aurais dû me contenter de parler de nos dials X, prélude au journal du hard.... Tu sais bien que ta réputation (ni la mienne) ne sont plus à ça près... MAIS. Nous ne donnons ni toi ni moi dans le genre racoleur. Effrontés, oui, provocateurs, non.
Bon, ceci dit, c'est vrai que le "débat" qui a suivi était intéressant et instructif.

Ecrit par : Lancelot | mardi, 04 novembre 2008

Ecrire un commentaire